[FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

C'est ici que les artistes (en herbe ou confirmés) peuvent présenter leurs compositions personnelles : images, musiques, figurines, etc.
Avatar de l’utilisateur
Marcowinch
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 436
Inscription : 12 nov. 2018, 18:36
Localisation : Villeneuve d'Ascq
Âge : 48

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Marcowinch »

La 8e Cité

Chapitre XIV : Les Terribles Esprits

Sur le Lac Lamou. Début d'après midi.

Les amis se sont dispersés aux quatre coins de l'embarcation conçue par Tao, afin de répartir leurs poids et limiter le risque que la couche de glace ne cède. Ils se sont ainsi engagés dans une sorte de détroit formé entre l'extrémité du lac proche du camp des évenques et le rivage sud-ouest de l'archipel. Ayant déjà parcouru plusieurs kilomètres et continuant de glisser, ils sont déjà arrivés à la moitié de la banquise et leur but leur paraît tout proche à présent. Ils observent l'île, profitant que leur position leur en offre une bonne vue d'ensemble. Cet endroit est très étrange car ils comporte différents paysages : ils aperçoivent des criques et des falaises, mais aussi un peu plus loin des collines de conifères et d'un autre côté des dunes et des rochers de marbre.
Rompant le silence régnant sur l'embarcation, la chasseresse indique aux amis une forme au loin : la plus grande colline visible : « l'Obo où nous devons placer les offrandes de mon peuple se trouve au sommet de ce monticule. » Puis s'adressant à l'ancien naacal, elle ajoute : « nous y serons rapidement. Ton invention est remarquable, Tao ! Tu es très intelligent ! 
- Merci, Kushi, répond le jeune prince en se grattant la tête, mais pas peu fier. Enfin quelqu'un qui remarque mes talents ! Ahah ! Enfin, se dépêche-t-il d'ajouter : quelqu'un d'autre qu'Indali ! » L'intéressée sourit.
« Gamin, ajoute Gaspard, je dois reconnaître que tu m'impressionnes encore. » Puis, se tournant vers sa nouvelle amie, il poursuit : « il faudra que je te raconte tout ce que nous avons vécu les gamins et moi, ainsi que Mendoza et les autres, bien sûr. C'est une longue histoire, mais tu seras très surprise...
- Gaspard, le taquine le navigateur, je ne t'ai jamais connu aussi bavard ! Quelque chose aurait-il changé récemment ? » Tous, sauf le maître d'armes et la chasseresse, rient à la remarque, ayant bien compris les nouveaux sentiments unissant ces derniers. « N'en profites pas en tous cas pour t'arrêter de tourner cette satanée manivelle! 
- Oui, Gaspard, ajoute Pedro : c'est mou là-dedans ! Tournes-là plus vite, vieille baderne, qu'on sorte de ce rafiot ! Je serai plus tranquille sur terre que sur cette fichue glace...Elle ne m'inspire pas confiance.
- Plus tranquille sur terre ? C'est un marin qui dit cela ? Hihihi» se moque Zia. Pedro se renfrogne un peu.
« Kushi, conseille Esteban en la regardant : ne fais pas trop de compliments à Tao, s'il te plaît : sinon, on ne va pas arrêter d'en entendre parler ! Car Môssieur est un Grand Inventeur du Peuple de Mû ! ajoute-t-il malicieux et levant les yeux au ciel.
- Souvenez-vous de l'honneur de Mû ! ajoute Pichu en babillant et tournoyant au dessus du Fils du Soleil.
- Mais de quoi parles-tu, Esteban ? demande Kushi au jeune garçon. Et que dit cet oiseau ? Et déjà : est-il normal qu'il parle, d'ailleurs ?
- Ahah, oui, c'est un perroquet, explique Zia. Tu n'en avais sans doute jamais vu avant. Pour répondre à ta question, Tao et moi, nous sommes originaires du peuple de Mû.
- Un peuple très ancien et légendaire ! précise l'ancien naacal, s'enthousiasmant. Et j'en suis le dernier Prince en date ! »
La chasseresse ne comprend vraiment pas grand chose à tout ce verbiage, mais ces enfants lui semblent sincères et savoir ce qu'ils font. Elle s'accommode donc du manque d'explications pour le moment...
« Et Esteban ? demande-t-elle toutefois. Lui aussi vient du même peuple que vous deux ?
- Oh, lui ? le taquine Tao. Non : ce n'est qu'un atlante ! Nul n'est parfait !
- Ah oui, c'est comme ça ? réplique Esteban, qui n'est pas dupe du fait que son ami ne fait que plaisanter. Attends qu'on arrive sur l'île ! Tu vas voir la correction qu'il va te passer, l'atlante ! Ahah !»
Revenant à des choses plus sérieuses, Zia demande à l'évenque : « Kushi, peux-tu nous en dire plus sur la sorcière évoquée par Temujin ? 
- Non, malheureusement, seul mon chaman l'a déjà rencontrée quand il vient sur l'île pour rendre hommage à ses prédécesseurs, dont les dépouilles ont été incinérées près du cairn. Temujin m'a emmenée une fois sur ce lieu, quelques années à peine après ma naissance, pour me donner mon nom de clan. Je n'ai rien remarqué d'anormal à cette époque, mais j'étais très jeune et très peu attentive.
- En tous cas, les prévient Mendoza, nous allons devoir être particulièrement prudents, désormais : si les ennemis mentionnés par Byzas se trouvent ici, peut être nous ont-ils déjà repérés... »
Laguerra acquiesce. La bretteuse évite toutefois de croiser le regard de son bien-aimé, car elle ne sait pas encore comment lui annoncer la nouvelle qu'elle lui cache. La perspective d'un changement d'une telle ampleur dans sa vie la paralyse quelque peu. Elle craint aussi de ne plus pouvoir se battre comme elle le devrait si besoin et redoute que cela ne compromette leur mission.
Au bout d'une heure de navigation supplémentaire, guidés par Kushi, les compagnons atteignent l'île et accostent dans une petite crique. Ils mettent leur embarcation à l'abri sur la berge, puis prennent avec eux un sac de matériel de campement et les sacs d'offrandes des évenques. Ils longent la crique en direction de l'est, la chasseresse leur montrant un sentier montant à flanc de falaise et sur lequel ils s'engagent. Bien que ce soit le début de l'après midi, ce chemin est encore à demi-noyé dans la brume et il s'avère assez étroit. Ils doivent donc faire attention à ne pas glisser, ce qui les ferait tomber à coup sûr dans le lac gelé. La tâche n'est pas simple car ils sont tous chargés. Bien que la hauteur de la falaise ne soit pas si élevée que cela, Esteban n'est pas non plus à son aise... Le passage est bordé de poteaux garnis chacun d’une multitude de rubans colorés. Les morceaux de tissu ballottent à chaque souffle de vent.
« Ce sont des totems...Ils marquent l'entrée du domaine des esprits », leur dit Kushi, devançant ainsi une question de Tao. « En avançant, poursuit-elle, il faut leur rendre hommage...Nouez à chacun de ces poteaux un des rubans que les miens ont mis dans les sacs. » Ne voulant ni vexer la chasseresse, ni d'éventuelles puissances surnaturelles, les compagnons s'exécutent. Esteban, Zia et Tao attachent consciencieusement les petits rubans colorés autour des piquets. Continuant ensuite leur ascension, ils arrivent dans une petite forêt emplie de mélèzes. Ils la traversent puis, très vite, atteignent une zone parsemée de collines. Ils aperçoivent la plus haute de celles-ci et entreprennent son ascension.

Montagne.jpg
Montagne.jpg (25.35 Kio) Consulté 1218 fois

« Qu'est ce ça monte ! Pfff ! » se plaint Pedro, épongeant de sa manche la sueur coulant déjà de son front alors qu'ils n'ont grimpé que quelques mètres...
« Pour ça, oui ! Pfff ! » confirme Sancho en se tenant les reins. « Ces ci..ci.cici..Cités d'Or, il faut toujours que ce soit dans des endroits ina..inaca.inacess..inacib..difficiles à atteindre !
- C'est sans doute pour ça que personne ne veut y rester, dans ces cités ! ajoute Pedro. Ca et aussi le fait qu'elles se replient d'un coup et vous aplatissent dès qu'on touche à quelque chose... 
- Gardez votre souffle et arrêtez de vous plaindre, vous deux, c'est un ordre ! Les gronde Mendoza.
- Eh, mais, Mendoza, t'es plus notre capitaine, maintenant ! Tu te souviens ? Tu nous a donné congé il y a plus d'un an ! On n'a plus à suivre tes ordres ! dit Pedro, faisant exagérement semblant de se rebiffer.
- Ca c'est bien vrai ! complète Sancho. Je..jetez l'ancre ! Carguez les voiles, ki.kiki..kikiki.. qu'y disait ! A peine un an tranquilles et hop, nous v'là à l'aut' bout du monde, dans l'froid, chargés de sacs, à gravir des montagnes et avec Zarès et un gamin fou derrière nous ! »
Mendoza se prend le front d'une main, ferme les yeux un instant et soupire. Puis, il fait comme s'il n'avait rien entendu et poursuit son ascension. En milieu d'après midi, les compagnons atteignent finalement le cairn désigné par Kushi. Il s'agit d'un simple monticule de pierres.

Cairn_3.jpg

Suivant les instructions de l'évenque, tous posent leurs sacs et les ouvrent. Ils déposent au pied de la structure les différentes offrandes : des victuailles, mais aussi quelques petites peaux de bêtes et des objets réalisés à la main, tels que des poteries ou sculptures en bois à l'effigie d'animaux. Kushi leur indique comment bien placer ces dons, pour rendre hommage aux esprits. Esteban, Tao, Indali et Zia suivent à la lettre ses recommandations, sous l'oeil curieux d'Athanaos. Tandis qu'ils procèdent, Sancho et Pedro se reposent, s'allongeant à même le sol comme s'ils venaient d'accomplir un exploit. Mendoza reste vigilant, surveillant les alentours. Le navigateur souhaiterait tout de même prendre Laguerra dans ses bras un instant mais la bretteuse s'éclipse prestement, allant à son tour participer au dépôt des offrandes. Gaspard, n'ayant rien de mieux à faire pour le moment, décide de participer lui aussi au rituel.
Esteban, passant par hasard sa tête entre les parois du cairn remarque soudain quelque chose de curieux : des inscriptions gravées... Il croit reconnaître là quelques signes atlantes, mais ses connaissances sont encore beaucoup trop rudimentaires pour qu'il en soit sûr. Il signale alors ce qu'il a vu à Tao, Indali et Zia. L'endroit est toutefois exigu et les enfants se cognent la tête en se précipitant tous en même temps pour voir de quoi il retourne. Ils se massent la tête puis, Tao ayant le plus d'expérience sur le sujet, les autres le laissent voir en premier. Le cairn n'étant ni très haut ni très large, l'ancien naacal est obligé de se contorsionner pour finalement se mettre sur le dos, sous les pierres. Il parcourt de son index les inscriptions...

Ecritures.jpg

Il reste allongé un long moment, se grattant la tête, prenant parfois son encyclopédie. Puis, finalement, il sort et se relève en se massant le dos. « Même si les traits des idéogrammes y ressemblent un peu, dit-il à Esteban, ce n'est ni de l'atlante, ni du muen ! Je n'ai jamais vu cette langue... 
- C'est très bizarre ! déclare Esteban.
- Oui, confirme Indali qui plaisante ensuite : une langue que Tao ne connaît pas, je ne croyais pas cela possible !
- En faisant des recoupements et par déduction, je pense tout de même avoir déchiffré quelques syllabes : Sin...Tash..Ta..
- Sin..tash..ta ? Qu'est ce que ça veut dire ? lui demande Esteban 
- Comment veux-tu que je le sache ? s'agace Tao. C'est pas si simple que tu crois ! »
Mendoza hausse les épaules : « ce n'est pas important dans l'immédiat, Tao : la carte de Byzas n'indiquait pas cet endroit-ci, mais un emplacement situé plus au nord ouest. Nous allons devoir marcher encore plusieurs heures...
- Nous devrions nous dépêcher, suggère Laguerra : le soleil va bientôt décliner...
- J'ai décidé de venir avec vous ! leur annonce Kushi. Si comme l'a suggéré Esteban la sorcière qui règne sur l'île est une usurpatrice, je veux en avoir le cœur net, pour prévenir les miens. » 
Laguerra acquiesce, se réjouissant de la décision de la chasseresse puis ajoute, un brin espiègle : « et puis, ce serait dommage que tu te sépares d'un si bel homme tel que Gaspard ! »
Kushi prend la remarque au premier degré et approuve, sans gêne aucune.
Les autres compagnons sourient, même Gaspard, qui prend un air béat. Ils continuent alors leur route...

Machine Olmèque d'Ambrosius. Fin d'après midi.
Cela fait deux jours déjà que la machine stationne au même endroit. A l'intérieur Ivan et ses troupes, enfin surtout Ivan, s'agitent... Zarès aussi est nerveux : l'attente lui semble longue et il craint d'être passé à côté de quelque chose d'important... Il n'arrive plus non plus à supporter les jérémiades continuelles du Prince. Il fait sortir tout le monde de la machine, en sort, referme la porte et la verrouille.

« Attendez-moi là ! ordonne-t-il de sa voix caverneuse. Je vais vérifier quelque chose. Ce sera vite fait... »
Il se met en marche vers la localisation du condor, telle qu'indiquée sur l'écran du poste de commande de la machine. L'alchimiste pourrait utiliser sa prodigieuse vitesse pour atteindre sa destination mais choisit de ne rien en faire, pour ne pas risquer de se faire remarquer d'Esteban et ses amis dans le cas où ils seraient proches de l'appareil. Après quelques minutes, il s'approche du lieu recherché, qu'il distingue au loin, mais n'y voit pas l'oiseau d'or !
«Qu'est ce que cela signifie ? S'étonne t-il. Ou sont-ils ? Il est impossible que le condor se soit posé là ! Ce n'est pas un espace à découvert, ni même assez large. »
Ayant le détestable sentiment d'avoir été joué, Zarès fait fi de la discrétion et se rue à l'emplacement exact. Fouillant les environs, il aperçoit alors la pierre lancée par Zia et comportant toujours son dispositif de pistage émettant le signal. « Nooon ! Il n'ont pas pu m'échapper ! Pas encore ! » dit-il de rage, sa terrible voix faisant s'enfuir tous les animaux présents sur plus d'une centaine de mètres à la ronde. L'alchimiste reprend l'émetteur et pulvérise la pierre sans effort, rien qu'en serrant les doigts.
« Mais comment ont-ils su que je les suivais ? se demande-t-il. Et comment ont-ils pu me berner avec cette pierre ? La déplacer sur une telle distance et aussi vite ? » Il réfléchit intensément et, s'il ne voit pas de réponse à sa première question, identifie celle de la seconde : « La couronne de Sûndagatt ! Ou bien Zia ! Bien sûr ! Elle s'est déjà servie de son pouvoir contre moi ! Si c'est elle qui a fait cela, sa capacité semble être devenue encore plus puissante...Il faudra que je m'occupe d'elle en premier lieu. Il faut que je les retrouve ! »
Il retourne rapidement à la machine, y fait embarquer tout le monde, moscovites, prince et apprenti et fait décoller la Machine Olmèque. Il envisage de retourner immédiatement à un des endroits où se trouvait précédemment le condor, néanmoins la nuit tombe et depuis les hauteurs l'alchimiste n'y voit pas grand chose. A contrecoeur, il repose donc la machine avec dans l'idée de continuer les recherches à la première heure le lendemain matin...

Île d'Ol-Honn. Soirée.
Les compagnons ne sont plus qu'à quelques kilomètres de l'endroit précis marqué sur la carte de Byzas. Ils ont atteint une zone rocheuse, parsemée de petites montagnes et entourée d'une forêt de conifères.
Esteban souhaite qu'ils poursuivent leur route, mais Mendoza refuse : « Esteban, nous sommes levés depuis l'aube, même un peu avant pour certains d'entre nous.. Nous avons construit l'embarcation conçue par Tao, continué nos efforts pour la faire avancer, escaladé la colline de l'obo et marché durant des heures...Je pense que la plupart d'entre nous, à commencer par moi, sommes fatigués.. 
- Mais, Mendoza, le temps presse ! dit le Fils du Soleil.
- Je suis conscient de l'urgence de la situation, poursuit le navigateur. Mais nous sommes épuisés. S'il y a des ennemis proches, nous ne pouvons nous permettre de les combattre affaiblis : nous ne ferions pas le poids...
- Mendoza a raison, Esteban, approuve Zia, amenant son bien-aimé à la raison. Nous poursuivrons notre quête demain.
- Montons un petit campement ici, dit Indali désignant un endroit à couvert. »
Ils s'abritent aussi bien que possible et se couvrent de quelques pelisses supplémentaires qu'ils ont amené avec eux dans un des sacs restants pour ne pas souffrir du froid. Après avoir diné, Mendoza étudie à nouveau la carte de Byzas afin de vérifier qu'ils suivent le bon chemin. Il la montre ensuite à la chasseresse, dans l'espoir que celle-ci connaisse le lieu exact.
« Cet endroit,  annonce Kushi à l'assemblée, est ce que les peuples voisins du mien nomment le Bourkhan, la « Demeure du Dieu du Lac »... Je ne m'y suis jamais rendue auparavant : seuls nos chamans y sont autorisés. Mais Temujin en a souvent parlé aux miens. C'est là que vivrait la sorcière...
- Kushi, dit Esteban. Quand nous étions à ton campement, ton chaman et ton Zaïssan ne nous ont pas demandé d'explications quant à la raison exacte de notre présence ici. Maintenant, nous te connaissons mieux et je pense que nous sommes tous d'accord pour te faire confiance et te la révéler... 
- Oui, ajoute Zia à l'intention de la chasseresse. Si tu choisis de nous accompagner, il me semble normal que tu en sois informée ainsi que des risques.» Les autres compagnons acquiescent.
Esteban indique donc alors à l'évenque, dans les grandes lignes, leurs aventures passées, l'objectif qu'ils poursuivent et leurs motivations. Kushi reste incrédule un long moment, suite à l'évocation des Cités d'Or, du Peuple de Mû, des atlantes, de la grande guerre qui les a opposés, ça et le reste... Elle met un long moment à digérer toutes ces informations.
Pendant ce temps, Zia sert de sa tisane à Laguerra, qui la boit, puis cette dernière entraîne Mendoza à l'écart.
« Ah, c'est le moment ! murmure Zia à Indali. Elle va le lui dire...
- Qu'est ce qu'elle va lui dire ? » demande Esteban, curieux, qui a surpris leur aparté. Les amies sourient devant l'air perplexe du jeune homme.
« Indali, Zia, vous nous cachez des choses ? s'indigne exagérément Tao en faisant un clin d'oeil à sa bien aimée.
- Attendez un peu, vous deux, répond la jeune fille, espiègle, vous allez bientôt savoir...
- Ahlala, les filles, il faut toujours qu'elles aient des secrets ! » soupire l'ancien naacal en direction d'Esteban, qui sourit.
Pendant ce temps, Isabella et le navigateur se sont un peu éloignés des autres... Au dessus d'eux, le ciel est clair et les étoiles scintillent déjà. S'étant éloignés de la chaleur du camp, les deux amants frissonnent et se frottent les bras. La bretteuse est un peu nerveuse...
« Eh bien, qu'y a t-il ? lui demande le capitaine, je te sens distante depuis hier ». L'ancienne espionne évite encore un court instant son regard puis finalement, le fixe dans les yeux et annonce : « Mendoza, il y a quelque chose que je dois te dire maintenant, au cas où demain les choses tourneraient mal. Nous ne savons pas ce qui se cache là ou nous nous rendons, quels dangers nous allons devoir affronter...
- Je suis tout ouïe, lui répond son bien aimé, un peu inquiet. Tu peux tout me dire...
- Tu sais que j'ai des nausées ces derniers temps, lui déclare t-elle...Eh bien, Kushi et Zia sont formelles et Indali s'en doute elle aussi...Quant à moi, je le soupçonnais, mais sans me oser me l'avouer...Mendoza...Tu vas être Père... »
A cette déclaration, le navigateur se redresse, ébahi. Mais son air surpris ne dure que quelques secondes puis il réalise, un immense sourire éclairant son visage et rassurant sa compagne. Le marin prend Isabella dans ses bras, l'embrasse et l'étreint tendrement. « C'est merveilleux, chérie ! » arrive t-il enfin à dire, ému, ses dehors de marin endurci s'effondrant tel un château de cartes sous le vent. « Tu ne pouvais pas m'annoncer plus belle nouvelle ! C'est le début d'une fabuleuse aventure ! La plus belle de toutes !»

Mendoguerra1.jpg

« Cela n'arrive pas au meilleur moment, ajoute toutefois la bretteuse : cela risque de diminuer mes capacités, je le crains...
- Ce n'est rien ! Nous réussirons, Isabella...Comme toujours, ensemble... » conclut le navigateur.
Ils restent encore là un moment, enlacés, profitant de l'instant, puis rejoignent leurs compagnons.
Voyant les amants sourire et l'air entendu d'Isabella, Indali et Zia se pressent vers eux, incitant le reste de la troupe à venir avec elles.
« Félicitations ! » s'exclame joyeusement Zia entourant Mendoza de ses bras, Indali faisant de même avec Laguerra.
« C'est magnifique, mon ami ! » dit Athanaos, venant de comprendre et posant les mains sur les épaules du marin.
« Tu crois qu'ils nous expliqueraient ce qu'il se passe ? » s'indigne Esteban à Tao qui hausse les épaules. Les jeunes filles rient devant leur air perplexe, les garçons n'ayant visiblement encore rien compris.
« Je vais avoir un enfant » leur concède Isabella, plus à l'aise maintenant qu'elle a réussi à l'annoncer à son amant.
Les deux frères de cœur réalisant enfin la nouvelle ainsi que Sancho et Pedro, ils écarquillent les yeux puis se ruent à leur tour vers le couple pour le féliciter. Gaspard aussi, sa jalousie et sa rancoeur ayant disparu. Les amis restent ainsi tous groupés un moment.
« Oh ! Oh oh oh oh ! C'est magnifique ! » reprend Tao. « Un ou une future membre de l'Ordre du Condor ! Une nouvelle recrue ! Ahah ! » ajoute-t-il en plaisantant avant de terminer : « une fois revenus à Pattala, nous organiserons une grande fête que personne n'oubliera ! »
Emu, Esteban prend alors à son tour la parole, tout en tenant fermement son médaillon : « Laguerra, Mendoza, quand votre enfant sera né, leur promet-il des larmes de joie aux yeux, je veillerai sur lui, je le protégerai ! Tout comme tu as pris soin de moi, Mendoza, durant toutes ces années...J'en fais le serment devant vous et sur mon médaillon... » A ces mots, le marin esquisse un sourire et lui frotte doucement les cheveux. « Ah ! Merci, Esteban, dit-il. Je ne saurai rêver meilleure protection ! Il va me falloir un peu de temps pour réaliser mais en ce moment, je suis le plus heureux des hommes ! Merci à vous tous ! Vraiment ! Mais nous devrions retourner au camp : nous allons attraper froid...»

Machine Olmèque d'Ambrosius. Matinée.
Zarès a eu du mal à s'endormir : la perspective que la fine équipe d'Esteban ait pu lui échapper l'a tourmenté toute la nuit. Dès que le jour se lève, il enclenche les recherches. La machine Olmèque décolle, pour se poser quelques minutes après dans la zone que l'alchimiste pense être celle où le condor se trouvait précédemment. Malheureusement pour lui, il n'a pas bien mémorisé cette localisation. Ivan, son armée et Ambrosius se déploient pour ratisser le périmètre et trouver les amis.

ZaresBrouillard.jpg
ZaresBrouillard.jpg (6.49 Kio) Consulté 1218 fois

Île d'Ol-Honn. Matinée.
Les compagnons ont réussi à se protéger du froid en s'emmitouflant sous les pelisses et se serrant les uns aux autres. Sancho et Pedro se sont toutefois malgré tout enrhumés. Au petit matin, la troupe fait le point et tente de se préparer du mieux qu'elle peut aux dangers qui ne vont pas manquer de survenir. Tous avancent vers le point indiqué par la carte et sortent de la zone montagneuse puis, bientôt, se trouvent à la lisière d'une petite forêt les séparant d'un cap sur lequel trône une énorme masse rocheuse...

Шаманка.jpg
Калюжный Владимир, Public domain, via Wikimedia Commons


Arrivés devant l'éminence, Zia est inquiète : elle sent comme une menace sourde... Elle se sent
épiée... Esteban sent l'inquiétude de son amie : « que t'arrive-t-il, Zia ? » La jeune inca lui explique son sentiment. Mendoza ne peut qu'aller dans son sens : « la zone est entièrement à découvert, déplore le navigateur. Je ne vois pas âme qui vive, mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas déjà été repérés, ou que nous ne le serons pas dès que ferons un pas en direction de ce rocher...
- Prenons bien le temps d'examiner nos options, conseille l'ancienne espionne.
- Je ne vois rien qui ressemble à une entrée, dit Gaspard. Mendoza, t'es sûr que tu ne t'es pas trompé de caillou ? Il faudrait peut être que tu relises la carte ? Tu ne la tiendrais pas à l'envers, par hasard ? »
Le navigateur choisit d'ignorer la remarque et reste concentré sur son examen des lieux...
« On dirait qu'il y a une sorte de puit ici », déclare Kushi en tendant le bras et désignant le sommet du rocher... La chasseresse ayant une très bonne vue, les amis doivent plisser les yeux pour distinguer, effectivement, un cercle dont les contours semblent être faits de métal.
- Il y a sûrement au moins un autre accès, indique Tao : si cet endroit abrite des individus, cela m'étonnerait qu'ils sortent par là...cela ne serait pas pratique du tout !
- Sauf peut être, précise Zia, si ce sont des Olmèques ou s'ils leurs sont apparentés... Rappelles-toi, Tao : ce sont de bons grimpeurs...
- Oui, de vrais petits singes, se souvient Mendoza.
- Attendez ! dit Esteban : je crois voir quelque chose sur le côté ». Tout en restant à la lisière de la forêt, il se déporte de quelques dizaines de pas sur la droite pour mieux observer, puis revient. « Il y a une sorte de grotte. L'entrée de la base ennemie est sûrement là...
- Je déteste avancer ainsi dans l'inconnu, maugrée Laguerra : nous ne savons pas du tout à quel genre d'ennemi nous allons avoir affaire, ni combien ils sont, ni leurs ressources... Peut être y a t-il encore une autre issue derrière ce roc ? Je pense que je pourrai en faire le tour discrètement, mais si j'y vais seule...
- Y aller seule ? répète Mendoza, inquiet. Je ne doute pas de tes capacités à te dissimuler, mais c'est tout de même assez exposé et très dangereux.Si jamais tu venais à être repérée, nous ne pourrions pas te rejoindre à temps pour te protéger...
- Je sais me défendre, lui rappelle-t-elle. Nous sommes onze, désormais. Y aller tous, ou même à deux ou trois risquerait d'attirer l'attention... J'aurai de plus grandes chances de passer inaperçue seule. » Mendoza rechigne toujours, mais se résout à faire confiance au jugement de la bretteuse. Elle s'élance donc, partant sur la gauche, longeant les fourrés, puis la côte. Ils la voient encore tandis qu'elle s'engage sur la glace du lac et s'y laisse glisser, allongée, afin de disparaître d'éventuels regards. Elle sort ensuite complètement de la vue des compagnons. Au bout d'un long moment qui semble être une éternité à Mendoza, Laguerra réapparaît finalement au loin, sur leur droite...Elle rejoint alors ses amis.
« As-tu vu une autre issue ? lui demande le capitaine.
- Non. J'ai fait le tour pour rien ! Enfin, maintenant, nous en sommes sûrs...
- Bon, dans ce cas, annonce Gaspard en dégainant sa rapière, il n'y a plus qu'à aller voir...
- Pour cette fois, je suis d'accord avec toi, dit Mendoza.
- Euh, on ne peut pas simplement attendre que nos ennemis sortent ? suggère Pedro.
- Ce serait plus prudent ! confirme Sancho en hochant la tête.
- Ah ! Vous deux, vous ne changerez jamais ! leur assène Esteban tout sourire. Si vous voulez, vous pouvez toujours rester ici, tous les deux, pendant que nous, nous irons voir  ? »
A la perspective de rester seuls sans protection, les deux loups de mer se ravisent: « non bien sûr, clame Pedro : nous venons avec vous, nous sommes ensemble pour la vie ! » Leurs amis sourient.
« Nous devrions faire deux groupes, suggère Athanaos. L'un qui escaladerait le rocher pour descendre par le puit que Kushi a repéré et l'autre qui passerait par l'entrée vue par Esteban..Nous attirerions moins l'attention et en cas de piège, nous ne tomberions pas tous dedans...
- C'est bien pensé, l'alchimiste ! » lui dit Gaspard en lui donnant une tape sur l'épaule. Laguerra approuve également.
Ils décident donc de suivre l'idée du Prophète Voyageur. Après quelques discussions, un premier groupe est constitué d'Esteban, Tao, Zia, Laguerra et Mendoza. L'autre d'Athanaos, Sancho et Pedro, Indali, Kushi et Gaspard. Les compagnons souhaitent, dans la mesure du possible, équilibrer un peu les compétences...Une fois prêts, ils se séparent, utilisant du mieux qu'ils peuvent la forêt et le relief pour avancer vers le rocher. Ils ne courent pas, pour ne pas faire de bruit, mais marchent le plus rapidement possible. Arrivés près du monticule, ils rampent même, le temps d'atteindre la grotte pour les uns et la base du rocher pour les autres. Entrant dans la grotte, Esteban et les siens voient quelques offrandes à terre, similaires à celles qu'ils ont laissé la veille devant le cairn. Quelque chose intrigue Zia : « des personnes ont marché sur les dons faits aux esprits. Qui que ce soit qui soit passé par ici, ce n'était pas un évenque ou un chaman...
- Cette mise en scène est sûrement un leurre, affirme Laguerra. Pour faire croire qu'il n'y a rien d'anormal et dissuader des gêneurs comme nous d'avancer plus loin..
- La grotte s'enfonce davantage en effet, fait remarquer Esteban. La vraie entrée se trouve probablement au fond. »
Ils continuent donc à s'enfoncer dans les ténèbres... Ils ont bien avec eux quelques lampes portatives qu'ils avaient prises à Ambrosius mais ne les utilisent pas, de crainte de trahir leur présence aux éventuels ennemis. Au bout d'un long moment, ils arrivent à un cul-de-sac. Forts de leurs expériences précédentes, ils ne se fient pas aux apparences et inspectent les parois, trouvant finalement l'emplacement d'une pierre curieusement un peu descellée. Esteban appuie sur celle-ci, et un pan de roche s'enfonce alors puis coulisse sur la droite, révélant un tunnel.

Porte.jpg
Porte.jpg (23.58 Kio) Consulté 1218 fois

Le Fils du Soleil avance prudemment dans le passage. Il a à peine fait quelques pas qu'une lumière diffuse apparaît, éclairant un peu l'endroit. Ils se trouvent dans une salle hexagonale, dont les murs irradient de teintes roses et blanches.

EstebanZiaCouloirBourkhan.jpg

La pièce comprend deux portes sur la droite et deux autres sur la gauche, une cinquième se trouvant en face d'eux. Tout est silencieux alentours et ils ne détectent pas de présences.
«Ce n'est pas de l'architecture muenne ni atlante...  affirme Tao, examinant les murs du regard.
- Ce n'est pas non plus de l'orichalque, ajoute Zia. Byzas nous a pourtant dit que de grandes quantités de ce métal avaient été produites ici, il y a très longtemps...
- Ce n'est donc pas ici que se trouve la Cité d'Or que nos nouveaux ennemis ont pu construire... soupire Esteban en baissant les épaules. Ceci ne doit être qu'une de leurs bases... Elle est peut être désertée ? Avançons, nous découvrirons bien une nouvelle piste... »
Ils décident d'examiner tout d'abord les accès se trouvant sur les côtés. N'écoutant que leur courage, ils les ouvrent l'un après l'autre, révélant à chaque fois ce qui semble être un entrepôt. De grandes caisses de métal y figurent, mais ils ne parviennent pas à les ouvrir car elles sont scellées...Zia pourrait peut être les ouvrir grâce à son pouvoir, mais elle ne le fait pas, pensant que cela ferait trop de bruit. Dépités, ils reviennent alors sur leurs pas et empruntent la porte qui se trouvait en face d'eux à leur arrivée. Là aussi des halos lumineux surgissent. Ils aperçoivent un peu plus loin un pont qui semble surplomber le vide et entendent également un léger vrombissement, à peine perceptible. Esteban menant la marche, ils progressent mais tout juste les compagnons ont-ils dépassé la porte que celle-ci se referme derrière eux et semble ne plus vouloir s'ouvrir ! Des faisceaux bleutés jaillissent soudain de part et d'autre des murs et parcourent les amis. « J'ai horreur de ce genre d'examen, dit Mendoza. Tenez-vous prêts à toute éventualité ». Il dégaine son arme et Laguerra son pistolet et tous se mettent sur le qui-vive. Ils craignent l'apparition d'une tourelle, comme ils en avaient fait l'expérience à Céroessa... Mais cette fois, ils feraient des cibles bien plus faciles, n'ayant aucune échappatoire visible. Heureusement, rien de tel ne se produit : l'endroit reste calme.
« Nous n'avons pas le choix, murmure Esteban à ses amis : nous allons devoir continuer... » Mais ses paroles déterminées se heurtent à la dure réalité : quand il s'approche du pont, son vertige le reprend et ses jambes flageolent. Zia lui met alors une main sur l'épaule, pour le rassurer : « ne regardes pas en bas, Esteban et n'aie pas peur : je suis avec toi. Si tu le souhaites, je peux passer devant et te prendre la main...
- Non, Zia, reprend le jeune homme : s'il y a du danger, je ne veux pas t'y exposer...Je dois le faire... Mais ce satané vertige ne me lâchera donc jamais ! » Là-dessus, il ferme les yeux, inspire profondément, expire, puis concentrant son attention sur l'autre bord du pont, il parvient à avancer.
En dessous, Tao, Zia, Mendoza et Laguerra aperçoivent de nombreuses grappes de couchettes, similaires à celles utilisées par les Olmèques pour leur Grand Sommeil. La seule différence étant que celles-ci sont attachées à des piliers, dont le sommet est lui même fixé à l'immense pont sur lequel ils se tiennent. Ils estiment le nombre d'habitacles à plus d'une centaine, mais ceux-ci sont tous vides. Le vrombissement qu'ils entendent semble venir des piliers.

Image nacelles.jpg
Image nacelles.jpg (40.36 Kio) Consulté 1218 fois

Une fois le pont traversé, ils arrivent dans une autre salle, mais là aussi la porte qui se trouve derrière eux se verrouille. La pièce est vide et ne comprend qu'une autre issue, également fermée. Une voix sinistre retentit devant eux, semblant venir d'un orifice situé au plafond. « Rendez-vous, dit-elle. Déposez vos armes ! » Les compagnons s'y refusent, considérant leurs options. Zia pense utiliser son pouvoir pour forcer une ouverture, mais elle n'en a pas le temps : ils sont bombardés de vives lumières d'un jaune éclatant. Les trois enfants reconnaissent instantanément le même type de dispositif que celui qui les avait sonnés dans la base du Bouclier Fumant. Ils préviennent bien Mendoza et Laguerra et résistent bien un moment mais, malheureusement, ils finissent par succomber aux effets de l'arme et tombent sur le sol...
Ils se réveillent désarmés, dans une pièce aux murs là aussi roses et blancs. Une porte massive, en métal, leur bloque la sortie. Zia essaie bien de la bouger, mais rien n'y fait. Ils restent donc là, impuissants quand, au bout d'un moment elle s'ouvre, laissant apparaître plusieurs hommes et femmes en armure, similaires à celle que portait Byzas. Ils sont armés de lances dont la pointe se termine par une lame bifide et crépite de petits éclairs. Une femme très âgée se détache du lot et s'avance. Ses cheveux sont argentés et filandreux, avec quelques mèches noires au dessus du front. Sa peau est rose, mais très pâle. Ses yeux sont bleu acier et son regard est dur. Un port altier, elle est vêtue d'une ample robe à capuche bleue marine comportant un liseret rouge au niveau des épaules.

Yesubaha.jpg
Dévisageant les amis, puis désignant Esteban, Tao et Laguerra, la femme leur dit simplement, d'une voix chevrotante : « Comment vous appelez-vous ?". Les trois amis lui répondent et elle poursuit... "Bien, vous trois, venez avec moi ! Nous allons vous interroger .» Mendoza essaie de s'interposer, mais reçoit soudain une décharge provenant d'une lance d'un des ravisseurs. Il s'effondre sur le sol, gémissant de douleur. Laguerra se jette aux pieds du navigateur pour voir si ce n'est pas trop grave. Le marin est presque paralysé, mais il respire...La bretteuse se relève et foudroie les assaillants du regard mais, malheureusement, elle n'a pas ses armes et ne peut rien faire en cet instant. « Vous feriez mieux d'obéir ! » intime la vieille femme. Esteban ne voulant pas que les siens soient blessés, il accepte de la suivre et Tao aussi. Laguerra s'exécute également, regardant toujours leurs ennemis d'un air glacial. Avant d'être emmené, Tao parvient à glisser dans la main de Zia, qui se trouvait derrière lui, la sono-boite qu'il avait en sa possession.
La cellule se ferme et les trois compagnons, entourés, longent un couloir, parsemé de portes, puis tournent à droite et enfin descendent un escalier. « Qui êtes-vous ? demande Esteban à l'aînée qui les guide. Vous n'êtes pas des Olmèques... 
- Vous connaissez donc les Olmèques ? lui répond-elle. Intéressant... » Tao réprimande son ami du regard afin qu'il ne trahisse pas d'autre information à leur sujet. Esteban le regarde, penaud.
« Non, reprend leur ravisseuse. Nous nous appelons les Sintashtas. 
- Comme le mot que j'ai décodé ! s'exclame Tao, oubliant toute retenue et pas peu fier : je savais que ma traduction était bonne ! » Mais il se rend instantanément compte de sa bourde.
« Tu sais donc lire les anciennes langues ? » déduit la vieille dame. Là, c'est le Fils du Soleil qui adresse un regard lourd de reproche à son ancien naacal..
Ils traversent ensuite la salle contenant les couchettes, le pont les surplombant cette fois. Ils arrivent enfin dans une pièce dans laquelle se trouvent plusieurs cylindres placés horizontalement et remplis de liquide orangé. Trois individus figurent allongés dans ces tubes, couvercles fermés. Sur un panneau de commande situé non loin, d'autres Sintashtas pianotent sur des claviers. Des lumières de toutes les couleurs se mettent à pulser autour des étranges sarcophages et le liquide qu'ils contiennent prend une teinte aveuglante. Tandis que les cylindres palpitent, la vieille femme prend la parole : « nous vous surveillons depuis que votre appareil muen a commencé à survoler la région... Nous l'avons forcé à se poser. Si vous êtes là, c'est que vous êtes informés que le Grand Cataclysme a été déjoué. Peut-être même y êtes-vous pour quelque chose ? En tous cas, ce qui est certain, c'est que vous connaissez des secrets de Mu et d'Atlantide et vous allez tout nous révéler !
- Nous ne vous dirons rien ! promettent Esteban et Tao de concert. Même sous la torture !
- J'en doute fort ! répond leur interlocutrice. Mais rassurez-vous, nous n'allons pas vous faire de mal : nous avons des méthodes bien plus subtiles. Voyez-vous, l'obtention des secrets est notre spécialité... Attendez juste un instant, que je vous montre comment nous allons faire... »
Esteban demande courageusement à leur ennemie : « êtes-vous cette méchante sorcière que craignent les gens des environs ? 
- Moi, une méchante sorcière ? répète-t-elle, hilare. Ahah ! Oui, enfin, c'est ce que j'ai fait croire aux idiots qui vivent dans ces contrées depuis des siècles... Je suis contente de voir que cette vieille ruse fonctionne toujours : cela nous évite les visites de gêneurs... Enfin, en général, vu que vous êtes là... Mon vrai nom est Yesubaha, mais je suis plus connue sur ces terres sous le nom de Baba Yaga.  » Cela ne dit absolument rien à Laguerra et aux deux amis, qui haussent les épaules. Yesubaha ne s'en offusque pas. Voyant que les lumières parcourant les cylindres viennent de cesser de clignoter et que les tubes s'ouvrent, elle leur déclare : « laissez-moi vous montrer mon tour de magie favori ! Ahah ! »
A leur grande stupeur, Esteban, Laguerra et Tao voient leurs doubles émerger des tubes, un sourire mauvais aux lèvres !

EvilPanel.jpg

Fin du chapitre
Quels sont les objectifs des sinistres Sintashtas ? Nos amis leur échapperont ils ?
Vous le saurez en lisant le prochain chapitre des Mystérieuses Cités d'Or !

Documentaire
L'île d'Ol-Honn que parcourent nos héros est en fait de nos jours appelée l'île d'Olkhon. Elle est située au cœur du Lac Baïkal. Son sommet est l'un des plus hauts points culminants au monde pour une île. Elle comporte de nombreux paysages : steppe, plages, dunes, rochers de marbre, collines et forêt de conifères, ainsi que falaises... Dans les mythes et les légendes locales, c'est l'habitat des esprits . Un Khan envoyé par les dieux y serait descendu sous la forme d'un aigle royal à tête blonde. Le fils de cet émissaire serait devenu le tout premier Chaman au monde. Le lieu fort de toutes ces croyances est appelé le rocher des chamans, le Bourkhan.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Olkhon

Le Scoop de Pichu
« C'est quoi, un chaman ? Demande Pichu.
- C'est quelqu'un qui pratique le chamanisme... répond la voix off.
- Ca, j'aurai pu deviner !dit le perroquet, contrarié...
- Je plaisante, Pichu, reprend la voix off. Le chamanisme est basé sur la communication avec les esprits. D'après ces croyances, les esprits sont partout: dans l'eau, dans l'air, les montagnes, les maisons, pierres, arbres, feux, etc...Il y a aussi des esprits pour les activités. Par exemple, l'esprit Mongol-Bourkhan, est le patron de l'élevage et le dieu du Baïkal...Les esprits protecteurs des tribus et des lieux aident les gens dans leurs affaires. La déesse Mère-Terre, Etouguin, est la force de la nature; c'est elle qui octroie les bonnes récoltes et la prospérité... Le chaman a la lourde tâche de réconcilier les esprits avec les actions des hommes, dans tous les aspects de leurs vies...
- Ca doit lui en faire, du travail ! » constate Pichu.

Au revoir...a bientôt !

Chapitre suivant : Les Sintashtas viewtopic.php?p=105603#p105603
Dernière modification par Marcowinch le 02 mai 2021, 19:56, modifié 5 fois.
*** Ma fanfic MCO :)***
J'espère qu'elle vous plaira :D

:Esteban: Bah voyons, Pattala ! C'est pas dans ce coin-là que vit la jolie Indali ? :tongue:
Avatar de l’utilisateur
annette26
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 151
Inscription : 25 janv. 2021, 18:23
Genre : Femme
Âge : 21

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par annette26 »

Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57
« Gamin, ajoute Gaspard, je dois reconnaître que tu m'impressionnes encore. » Puis, se tournant vers sa nouvelle amie, il poursuit : « il faudra que je te raconte tout ce que nous avons vécu les gamins et moi, ainsi que Mendoza et les autres, bien sûr. C'est une longue histoire, mais tu seras très surprise...
- Gaspard, le taquine le navigateur, je ne t'ai jamais connu aussi bavard ! Quelque chose aurait-il changé récemment ? » Tous, sauf le maître d'armes et la chasseresse, rient à la remarque, ayant bien compris les nouveaux sentiments unissant ces derniers. « N'en profites pas en tous cas pour t'arrêter de tourner cette satanée manivelle! 
Notre Gaspard est bel et bien tombé amoureux de Kushi :x-): Je dois dire que cela fait plaisir , car il laissera enfin tranquille :Mendoza: et :Laguerra: :tongue:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 - Un peuple très ancien et légendaire ! précise l'ancien naacal, s'enthousiasmant. Et j'en suis le dernier Prince en date ! »
Bah oui , notre Prince Tao ne rate pas une occasion de se vanter de son titre :lol:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 - Oh, lui ? le taquine Tao. Non : ce n'est qu'un atlante ! Nul n'est parfait !
Nul n'est parfait :P J'adore :lol:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Il reste allongé un long moment, se grattant la tête, prenant parfois son encyclopédie. Puis, finalement, il sort et se relève en se massant le dos. « Même si les traits des idéogrammes y ressemblent un peu, dit-il à Esteban, ce n'est ni de l'atlante, ni du muen ! Je n'ai jamais vu cette langue...
Tao qui n'arrive pas à déchiffrer ces inscriptions :shock:  
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 - En faisant des recoupements et par déduction, je pense tout de même avoir déchiffré quelques syllabes : Sin...Tash..Ta..
Ah bah voilà ;) Quand on veut , on peut :x-):
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Zarès aussi est nerveux : l'attente lui semble longue et il craint d'être passé à côté de quelque chose d'important...
Oui , le pauvre ! Il s'est fait avoir comme un gamin :roll: Je suis si triste pour lui :cry:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Ayant le détestable sentiment d'avoir été joué, Zarès fait fi de la discrétion et se rue à l'emplacement exact. Fouillant les environs, il aperçoit alors la pierre lancée par Zia et comportant toujours son dispositif de pistage émettant le signal. « Nooon ! Il n'ont pas pu m'échapper ! Pas encore ! » dit-il de rage, sa terrible voix faisant s'enfuir tous les animaux présents sur plus d'une centaine de mètres à la ronde.
Moi aussi , à sa place je serais furieuse :evil:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 « Ah, c'est le moment ! murmure Zia à Indali. Elle va le lui dire...
Ah enfin , le moment des aveux :-@
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Pendant ce temps, Isabella et le navigateur se sont un peu éloignés des autres... Au dessus d'eux, le ciel est clair et les étoiles scintillent déjà. S'étant éloignés de la chaleur du camp, les deux amants frissonnent et se frottent les bras. La bretteuse est un peu nerveuse...
« Eh bien, qu'y a t-il ? lui demande le capitaine, je te sens distante depuis hier ». L'ancienne espionne évite encore un court instant son regard puis finalement, le fixe dans les yeux et annonce : « Mendoza, il y a quelque chose que je dois te dire maintenant, au cas où demain les choses tourneraient mal. Nous ne savons pas ce qui se cache là ou nous nous rendons, quels dangers nous allons devoir affronter...
- Je suis tout ouïe, lui répond son bien aimé, un peu inquiet. Tu peux tout me dire...
- Tu sais que j'ai des nausées ces derniers temps, lui déclare t-elle...Eh bien, Kushi et Zia sont formelles et Indali s'en doute elle aussi...Quant à moi, je le soupçonnais, mais sans me oser me l'avouer...Mendoza...Tu vas être Père... »
A cette déclaration, le navigateur se redresse, ébahi. Mais son air surpris ne dure que quelques secondes puis il réalise, un immense sourire éclairant son visage et rassurant sa compagne. Le marin prend Isabella dans ses bras, l'embrasse et l'étreint tendrement. « C'est merveilleux, chérie ! » arrive t-il enfin à dire, ému, ses dehors de marin endurci s'effondrant tel un château de cartes sous le vent. « Tu ne pouvais pas m'annoncer plus belle nouvelle ! C'est le début d'une fabuleuse aventure ! La plus belle de toutes !»
Ce passage m'a si ému :oops: J'adore :-@
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 « Tu crois qu'ils nous expliqueraient ce qu'il se passe ? » s'indigne Esteban à Tao qui hausse les épaules. Les jeunes filles rient devant leur air perplexe, les garçons n'ayant visiblement encore rien compris.
Décidément , ils ne comprennent rien ces deux-là ! :x :lol:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 « Oh ! Oh oh oh oh ! C'est magnifique ! » reprend Tao. « Un ou une future membre de l'Ordre du Condor ! Une nouvelle recrue ! Ahah ! » ajoute-t-il en plaisantant avant de terminer : « une fois revenus à Pattala, nous organiserons une grande fête que personne n'oubliera ! »
Une nouvelle recrue :lol: Tao ne pense qu'à son ordre du Condor :x-):
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Zarès a eu du mal à s'endormir : la perspective que la fine équipe d'Esteban ait pu lui échapper l'a tourmenté toute la nuit.

Le pauvre :cry:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 « Nous n'avons pas le choix, murmure Esteban à ses amis : nous allons devoir continuer... » Mais ses paroles déterminées se heurtent à la dure réalité : quand il s'approche du pont, son vertige le reprend et ses jambes flageolent. Zia lui met alors une main sur l'épaule, pour le rassurer : « ne regardes pas en bas, Esteban et n'aie pas peur : je suis avec toi. Si tu le souhaites, je peux passer devant et te prendre la main...

Décidément , Esteban ne se débarrassera jamais de son vertige :lol:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Une femme très âgée se détache du lot et s'avance. Ses cheveux sont argentés et filandreux, avec quelques mèches noires au dessus du front. Sa peau est rose, mais très pâle. Ses yeux sont bleu acier et son regard est dur. Un port altier, elle est vêtue d'une ample robe à capuche bleue marine comportant un liseret rouge au niveau des épaules.

Ouh là ! Serait-ce la version féminine de Ménator ? ;) :x-):
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 Avant d'être emmené, Tao parvient à glisser dans la main de Zia, qui se trouvait derrière lui, la sono-boite qu'il avait en sa possession.

Tao pense à tout ;)
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 - Comme le mot que j'ai décodé ! s'exclame Tao, oubliant toute retenue et pas peu fier : je savais que ma traduction était bonne ! » Mais il se rend instantanément compte de sa bourde.

Ben là , je crois que la bourde de Tao est pire que celle d'Esteban :shock:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 - Nous ne vous dirons rien ! promettent Esteban et Tao de concert. Même sous la torture !

Ils sont d'accord sur ce point au moins :x-):
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 - Moi, une méchante sorcière ? répète-t-elle, hilare. Ahah ! Oui, enfin, c'est ce que j'ai fait croire aux idiots qui vivent dans ces contrées depuis des siècles... Je suis contente de voir que cette vieille ruse fonctionne toujours : cela nous évite les visites de gêneurs... Enfin, en général, vu que vous êtes là... Mon vrai nom est Yesubaha, mais je suis plus connue sur ces terres sous le nom de Baba Yaga.  »

Baba Yaga :lol: :lol:
Marcowinch a écrit : 24 avr. 2021, 20:57 A leur grande stupeur, Esteban, Laguerra et Tao voient leurs doubles émerger des tubes, un sourire mauvais aux lèvres !

Leurs doubles ?! :shock: Il y aura de l'action dans le prochain chapitre ;)


Génial ce chapitre , comme toujours ;) Tu ne me déçois jamais :x-): J'attends avec impatience le prochain chapitre ! :D
Saison 1 : 19,5/20 <3
Saison 2 : 15/20
Saison 3 : 19/20
Saison 4 : 20/20 <3

Personnages préférés : <3 :Ambrosius: / :Zares: :Tao: <3
Avatar de l’utilisateur
Marcowinch
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 436
Inscription : 12 nov. 2018, 18:36
Localisation : Villeneuve d'Ascq
Âge : 48

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Marcowinch »

annette26 a écrit : 25 avr. 2021, 16:26 Notre Gaspard est bel et bien tombé amoureux de Kushi :x-): Je dois dire que cela fait plaisir , car il laissera enfin tranquille :Mendoza: et :Laguerra: :tongue:
Eh oui ! Il est bel et bien amoureux... Je trouvais que cela aurait été moins amusant, voire même un peu répétitif et cruel de continuer à le tourmenter au sujet de Laguerra...Surtout depuis qu'il a rejoint le camp des gentils :)
Moi aussi , à sa place je serais furieuse :evil:
En même temps, il est toujours un peu en colère, non ? ;)
Ce passage m'a si ému :oops: J'adore :-@
Sous ses airs de capitaine endurci, Mendoza a un coeur qui bat ! :)
Ouh là ! Serait-ce la version féminine de Ménator ? ;) :x-):
Non, pas vraiment :)
Baba Yaga :lol: :lol:
Eh oui ! Il y en a des saletés dans ce Lac ! ;)
Leurs doubles ?! :shock: Il y aura de l'action dans le prochain chapitre ;)
En effet, il y en aura sans doute une bonne dose :)

Merci pour ton commentaire, annette26 :)
*** Ma fanfic MCO :)***
J'espère qu'elle vous plaira :D

:Esteban: Bah voyons, Pattala ! C'est pas dans ce coin-là que vit la jolie Indali ? :tongue:
Chenille99
Enfant du Soleil
Enfant du Soleil
Messages : 25
Inscription : 11 mars 2021, 20:02
Genre : Femme

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Chenille99 »

Notre Zarès a plusieurs temps de retard sur nos compagnons, j'espère qu'ils s'en sortiront tous indemnes lorsqu'il passera à l'attaque😨
Trop chou ce moment où Laguerra annonce son état 😊
Pas très aimable cette vieille sorcière, je ne sais pas ce que ces doubles maléfiques sont capables de faire mais ils me font un peu peur 😶
Avatar de l’utilisateur
Marcowinch
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 436
Inscription : 12 nov. 2018, 18:36
Localisation : Villeneuve d'Ascq
Âge : 48

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Marcowinch »

Chenille99 a écrit : 26 avr. 2021, 11:02 Trop chou ce moment où Laguerra annonce son état 😊
Oui, ils sont très mignons, tous les deux :-@
Pas très aimable cette vieille sorcière, je ne sais pas ce que ces doubles maléfiques sont capables de faire mais ils me font un peu peur 😶
Désole : c'est un peu fait exprès.. ;)
Le pire, c'est que je n'ai même pas eu à trafiquer les visages sur l'image : ce sont de vrais visuels de la série. Comme quoi quelques traits de crayon peuvent complètement changer une ambiance ! :)

Merci, Chenille99 pour ton commentaire :D
*** Ma fanfic MCO :)***
J'espère qu'elle vous plaira :D

:Esteban: Bah voyons, Pattala ! C'est pas dans ce coin-là que vit la jolie Indali ? :tongue:
Avatar de l’utilisateur
Thorgul
Enfant du Soleil
Enfant du Soleil
Messages : 17
Inscription : 13 mars 2021, 23:59
Genre : Homme

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Thorgul »

J'adore ce genre de situation quand on découvre un lieu anachronique plein de mystères. C'est vraiment un truc qui me botte dans tous les univers (Post-Apo, futuriste, SteamPunk, Historique, etc..). Du coup je kiffe cette base :-@ :-@ :-@

Tu n'aurais pas regardé la saison 2 du Mandalorian par hasard toi ? Hemm ? :D

Sinon je sais que j'ai déjà vu ces nacelles quelques part mais impossible de me rappeler dans quel DA. Et pourtant j'ai un peu cherché.
L'image de la base rose en fond avec Esteban et Zia devant me fait penser au style de dessin des Mondes Engloutis. Mais ça pourrait tout aussi bien être tiré de Ulysse 31.
Je suis curieux de connaitre tes sources :shock:

A bientôt et encore bravo, c'est toujours aussi haletant, passionnant et bien réalisé :-@
Avatar de l’utilisateur
Marcowinch
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 436
Inscription : 12 nov. 2018, 18:36
Localisation : Villeneuve d'Ascq
Âge : 48

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Marcowinch »

Thorgul a écrit : 28 avr. 2021, 23:49 Tu n'aurais pas regardé la saison 2 du Mandalorian par hasard toi ? Hemm ? :D
lol, si, pourquoi ? :lol:
Sinon je sais que j'ai déjà vu ces nacelles quelques part mais impossible de me rappeler dans quel DA. Et pourtant j'ai un peu cherché.
L'image de la base rose en fond avec Esteban et Zia devant me fait penser au style de dessin des Mondes Engloutis. Mais ça pourrait tout aussi bien être tiré de Ulysse 31.
Je suis curieux de connaitre tes sources :shock:
Bravo, tu as une très bonne mémoire ! :D
Les images d'origine des nacelles et de la base viennent d'épisodes d'Ulysse 31. Un des autres chefs-d'oeuvre, avec les Mystérieuses Cités d'Or, de M. Jean Chalopin. ;)
A bientôt et encore bravo, c'est toujours aussi haletant, passionnant et bien réalisé :-@
Je suis content que cela te plaise toujours. Merci, Thorgul, pour ton commentaire :D
*** Ma fanfic MCO :)***
J'espère qu'elle vous plaira :D

:Esteban: Bah voyons, Pattala ! C'est pas dans ce coin-là que vit la jolie Indali ? :tongue:
Avatar de l’utilisateur
Marcowinch
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 436
Inscription : 12 nov. 2018, 18:36
Localisation : Villeneuve d'Ascq
Âge : 48

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Marcowinch »

Le chapitre 15 sera en ligne ce dimanche ou au pire lundi matin. :D
*** Ma fanfic MCO :)***
J'espère qu'elle vous plaira :D

:Esteban: Bah voyons, Pattala ! C'est pas dans ce coin-là que vit la jolie Indali ? :tongue:
Avatar de l’utilisateur
Marcowinch
Guerrier Maya
Guerrier Maya
Messages : 436
Inscription : 12 nov. 2018, 18:36
Localisation : Villeneuve d'Ascq
Âge : 48

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Marcowinch »

La 8e Cité

Chapitre XV : Les Sintashtas

Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Milieu de la matinée.

Esteban, Tao et Laguerra, toujours sous le choc, dévisagent encore les sintashtas ayant pris leur apparence... Pichu, qui s'était déjà dissimulé dans le poncho de son maître, est très perturbé de voir deux Tao et préfère ne pas sortir de sa cachette..

« C'est impossible ! s'exclame Esteban, tournant autour de son double et ayant l'impression de se regarder dans un miroir.
- Comment faites-vous cela ? » renchérit Tao.
Parmi les trois amis, seule Laguerra parvient, en raison de sa discipline d'espionne, à ne pas mettre de mots sur sa stupeur. Malgré tout, son air contrarié la trahit un peu elle aussi.
« Nous appelons ce procédé la recombinaison moléculaire », leur explique de bonne grâce la vieille femme. « C'est une utilisation dérivée de la technique du Grand Sommeil et que nous avons découvert par hasard lors de nos premières expérimentations. Nous avons su corriger les défauts de la méthode atlante et très vite amélioré le processus. Personne ne peut faire la différence entre un individu « original » et l'un de nos « recombinés »...A l'avenir, nous nous en servirons pour remplacer les souverains de ce monde et règner sur celui-ci... » Elle marque une pause puis reprend : « vous voyez ? Nous n'avons pas besoin de torturer qui que ce soit pour obtenir les informations que nous voulons. Nous allons juste vous changer tous trois de cellule, attendre un peu pour faire croire aux autres captifs que vous avez été interrogés, puis les miens vont se mêler à eux et vos amis leur diront tout ce que nous souhaitons savoir... 
- Mais que faites-vous ici, dans cet endroit ? demande courageusement le Fils du Soleil. D'où venez-vous ?
- Excuses-moi...Esteban, c'est bien ça ? lui répond-elle en souriant, mais je n'avais pas conscience que c'est moi qui allait être interrogée ! Mais soit, je veux bien répondre rapidement à tes questions... Mon peuple existait aussi déjà à l'époque des muens et des atlantes. Nous n'avions pas de grande ville comme celles de leurs empires et il faut le reconnaître, nous étions alors bien moins nombreux et moins avancés qu'eux au niveau technologique... Ces deux peuples connaissaient notre existence, mais étant donné que nous vivions éloignés, ne s'intéressaient pas à nous, voire même nous méprisaient... Toutefois, nous avons toujours été de bons espions et il faut bien l'admettre, un peu opportunistes... Quand la Grande Guerre a éclaté entre eux, en raison d'une stupide histoire d'amour, nous avons su voir la chance que cela représentait pour nous et la saisir. Nous avons aussi eu une... « occasion ». Je n'entrerai pas dans les détails sur celle-ci, mais disons que nous avons presque pu rattraper notre retard en matière de sciences... En tous les cas, dès que nous avons eu connaissance de la menace du Grand Cataclysme, nous nous sommes réfugiés ici...d'après les informations que nous avions cette zone devait être globalement épargnée...Mais tu n'en sauras pas plus. Il est temps pour vous trois de regagner une cellule... »
D'un signe de tête, Yesubaha confie Esteban, Tao et Isabella à la garde de ses soldats, qui les emmènent, malgré les protestations des deux jeunes hommes.
Une fois que les prisonniers ont quitté la salle, un sintashta tenant une plaquette métallique s'approche de la vielle femme et lui présente l'objet, sur lequel figurent des écrits. « Matrone, dit-il, en scannant les captifs pour préparer les recombinés, nous avons trouvé quelque chose qui devrait vous intéresser... »
Intriguée, Yesubaha prend la tablette en mains et parcourt les inscriptions. « Eh bien quoi ? s'exclame t-elle : leurs gènes indiquent qu'il y a deux descendants de Mû et un d'atlantide parmi eux mais cela, je m'en doutais...Ils sont venus en condor, après tout... 
- Si je peux me permettre, Matrone, lui répond le savant. Regardez plus bas, les conclusions... » L'aînée fait alors défiler le texte, poursuit sa lecture et ses yeux s'écarquillent de surprise... 
«Tu as bien fait d'attirer mon attention sur cela, le remercie t-elle. Je vais devoir me rendre à la Cité d'Or. Fais préparer mon véhicule...Nous y emménerons les prisonniers. » Le sintashta s'incline et s'exécute.

Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Milieu de matinée.
Esteban, Tao et Laguerra traversent la base, sous la menace des piques crépitantes d'énergie de leurs gardes : une dizaine de sintashtas. Chemin faisant, la bretteuse et le Fils du Soleil remarquent que, si ont leur a pris leurs armes, leurs ravisseurs leur ont toutefois laissé leurs autres possessions, par négligence ou excès de confiance. Tao se rend compte qu'on lui a tout de même pris son encyclopédie...

« Byzas nous avait informé que des savoirs atlantes et muens avaient été dérobés », murmure Tao à ses compagnons tandis qu'ils marchent. « Je comprends mieux à présent comment ces sintashtas ont fait : en créant des doubles...Cela a du être facile pour eux de s'introduire dans les bases de Mû et d'Atlantide avec cette ruse...
- Oui, lui susurre Laguerra, tout en restant attentive à leur environnement : ce genre d'astuce est le rêve de tout espionne. Personne ne peut prévoir une telle supercherie.»
Tout en les écoutant, Esteban tente de mémoriser leur chemin afin d'essayer d'en déduire un plan de la base. Il décide aussi de tenter quelque chose. Il regarde Tao et jette un coup d'oeil à Laguerra pour attirer leur attention, puis indique négligemment d'une main les pieds d'un des gardes situés juste derrière eux. Les deux acolytes hochent légèrement la tête pour lui indiquer qu'ils ont compris ce qu'il veut faire. Tous trois passent alors à l'action : ils donnent simultanément un violent coup de pied dans les tibias des gardes situés derrière eux, qui se tordent de douleur et tombent au sol, gênant les autres soldats durant de précieuses secondes. Esteban, Tao et Laguerra se mettent à courir pour tenter de semer leurs ravisseurs. Après avoir réussi à prendre un peu d'avance, Esteban leur propose de se cacher dans une des nombreuses salles qui jalonnent un couloir. Ils se précipitent dans l'une d'elles et referment la porte derrière eux. En tournant la tête, le Fils du Soleil voit que la pièce dans laquelle ils se sont réfugiés est remplie de machines étranges et qu'une carte lumineuse se trouve au fond, indiquant deux points brillants, dont un situé tout au nord. Malheureusement des sintashtas sont également présents et l'un d'eux actionne une commande qui rouvre la porte. Les geôliers qui étaient toujours dans le corridor reprennent les trois fugitifs, qui ne peuvent résister, ayant affaire là à trop forte partie... Après avoir remonté un escalier et longé encore un couloir, le Prince de Mû et le Fils du Soleil sont placés dans une cellule et la Maître d'Armes dans une seconde. Une fois seuls, le dernier des atlantes, inquiet, confie à son ami : « Zia et Mendoza vont être trompés et risquent de parler... S'ils révèlent l'emplacement de la cachette des artefacts, ce serait une catastrophe... »
Tao pose une main sur son épaule, pour le rassurer un peu.
« Avant d'être séparés d'eux, dit-il, j'ai donné une de nos sono-boites à Zia. Les sintashtas n'ont du y voir que de simples petits morceaux d'orichalque sans intérêt... Ils ne connaissent peut-être pas ce genre d'appareil, cette technologie... Essaie de contacter Zia avec la tienne...
- Bonne idée, Tao ! s'enthousiasme Esteban reprenant confiance.
- Sois bref cependant, lui conseille l'ancien naacal. Il ne faudrait pas que ta conversation soit surprise par les imposteurs ennemis... »
Le Fils du Soleil acquiesce et sort rapidement la sono-boite, applique son médaillon dessus et commence à parler, à voix basse : « Zia ? Est-ce que tu m'entends ? »
Au bout de quelques secondes, il entend la douce voix de sa bien-aimée, un peu surprise, le bombardant de questions : « Esteban ? Oui, je t'entends...Ils ne vous ont pas fait de mal ? Etes-vous tous les trois sains et saufs ? En sécurité ? Ou êtes-vous ?
- Oui, la rassure le jeune homme, nous allons bien. Nous sommes emprisonnés... Je ne peux pas tout t'expliquer en détails car je dois faire vite... Il faut que Mendoza et toi sachiez que nos ennemis se nomment les sintashtas et surtout qu'ils sont capables de modifier leurs apparences !
- Mais que dis-tu là, Esteban ? C'est impossible !
- Zia, je t'en prie, crois-moi : l'un d'entre eux me ressemble désormais comme deux gouttes d'eau et c'est aussi le cas pour Tao et Isabella...Nos doubles vont sous peu vous rejoindre pour tenter de vous soutirer des informations. Ne leur dites rien, en tous cas rien d'important. Peut-être juste un peu pour qu'ils croient vous avoir trompés et ne vous fassent pas de mal...
- Tout ce que tu dis est incroyable, Esteban, ajoute Mendoza qui a entendu la conversation, mais nous serons vigilants. »
Se rapprochant de son ami, Tao ajoute : «Zia, je sais que c'est surprenant mais c'est vrai. Nos ennemis arrivent sûrement à faire ces doubles à partir d'informations recueillies par les faisceaux de lumière bleue qui nous ont illuminés à notre arrivée. A mon avis, cette science n'imite que l'apparence et probablement la voix. Cela m'étonnerait beaucoup que les copies aient nos souvenirs ou nos personnalités... Je pense que Mendoza et toi pouvez vous servir de cela pour les distinguer de nous...Si vous jouez la comédie, peut-être pourrez-vous tirer cela à votre avantage ?
- Bien vu, Tao, dit le Fils du Soleil.
- D'accord, approuve Mendoza. Mais je crois entendre des pas approcher, vous devriez couper la communication...
- Zia, termine Esteban, je t'aime. Je pense à toi...Soyez prudents... »
- Moi aussi, répond Zia, je t'aime. »
Le Fils du Soleil applique à nouveau son médaillon sur la sono-boîte et la transmission s'interrompt.
«Malheureusement, signale Tao, nous ne pouvons pas prévenir Indali, Athanaos et les autres... »
Les deux frères de coeur demeurent très inquiets.

Cellule de Zia et Mendoza. Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Milieu de matinée.
« En admettant que ce que nous avons entendu est vrai, demande Mendoza à Zia, comment savoir si ce sont bien les vrais Esteban et Tao qui nous ont donné cette information et pas leurs copies ? Nos ennemis sont peut être très retors...».
La jeune inca n'a malheureusement pas le temps de répondre à son compagnon que la porte de leur cellule s'ouvre, laissant entrer davantage de lumière dans la pièce, autrement plongée en grande partie dans la pénombre. Zia et Mendoza voient Esteban, Tao et Laguerra poussés à l'intérieur par des gardes.

TaoEstebanOmbre.jpg
TaoEstebanOmbre.jpg (13.55 Kio) Consulté 824 fois

Sitôt la porte fermée, Mendoza se presse vers Laguerra.
« Comment vas-tu, chérie ? s'inquiète t-il, la prenant dans ses bras. Tu n'as pas été martyrisée ?
- Non, dit-elle, ils nous ont interrogés et nous avons refusé de coopérer mais pour le moment, ils n'ont pas encore usé de tortures...
- Ouf ! soupire le navigateur : je suis rassuré. » Il presse ses lèvres contre les siennes.
« Cela ne durera peut-être pas, les prévient Tao.
- Et toi, Esteban ? Comment vas-tu ? demande Zia, en caressant tendrement les cheveux de son bien-aimé.
- Ca va, lui répond simplement le jeune homme. Je n'ai pas non plus été brutalisé... » Zia lui sourit
« Tant mieux ! reprend le navigateur. Toi non plus, apparemment Tao, ajoute-t-il en posant ses mains sur les épaules du garçon. Maintenant, il faudrait que nous parvenions à nous échapper et à prévenir nos autres compagnons...Il ne faudrait pas qu'ils soient capturés...
- Oui, Mendoza, enchérit Zia. Mais comment faire ? Il faudrait récupérer nos armes...
- Nos ennemis vont sûrement venir nous voir ou nous apporter à manger tôt ou tard, dit Esteban. Il faudra que nous tentions notre chance...
- Patientons, suggère Laguerra...Tenons-nous prêts...

Sommet du Bourkhan. Île d'Ol-Honn. Fin de matinée.
Au terme d'une ascension ralentie volontairement, par mesure de prudence, Athanaos, Kushi, Gaspard, Sancho, Pedro et Indali arrivent finalement en haut de l'immense rocher. Ils se tiennent un moment en périphérie du puit que la chasseresse avait repéré plus tôt. Celui-ci fait plusieurs mètres de circonférence. Malgré le fait que le soleil se soit dissimulé derrière de sombres nuages, ils y voient suffisamment clair pour distinguer une longue échelle métallique s'enfonçant dans les profondeurs. Cela rassure Sancho et Pedro qui ne se voyaient pas vraiment descendre en rappel avec une corde...

« Je vais passer en premier, je ne crains pas le danger ! », dit Gaspard en bombant le torse pour impressionner Kushi, puis en s'engageant dans le conduit. La chasseresse le suit, puis Indali, Athanaos et les deux loups de mer. Tout en descendant, ils essaient de faire le moins de bruit possible. Indali, un index posé sur sa bouche, doit souvent intimer le silence à Pedro et Sancho qui râlent toujours un peu. Tandis qu'ils progressent à l'intérieur du tunnel, les compagnons remarquent des panneaux reflétant la faible luminosité et disposés tout autour d'eux. Des conduites sont attachées à ces dispositifs. « Cela ressemble, murmure Athanaos à Indali, aux écrans qui figuraient à Tseila, la Première Cité d'Or dont j'avais la garde...L'énergie du soleil doit être collectée et sans doute alimenter les installations.» Ils descendent d'une bonne cinquantaine de mètres, puis arrivent sur un palier, l'échelle continuant de s'enfoncer davantage dans les entrailles de la forteresse. Préférant d'abord bien estimer où elle met les pieds, la troupe s'arrête là pour le moment, sur le qui-vive. Indali se plaque contre un mur et tend l'oreille, soucieuse de détecter toute présence ennemie.

CouloirsBourkhanf.jpg

Au pied du Bourkhan. Île d'Ol-Honn. Fin de matinée.
L'assassin de Charles Quint est exténué : il a très peu dormi ces trois dernières nuits, non seulement en raison du froid qui l'a mordu cruellement, mais aussi car il ne voulait pas risquer de perdre sa proie, Laguerra. En conséquence, il a donc multiplié les périodes d'éveil. Contrairement à l'espionne et ses amis, il n'a pas pu bénéficier de la chaleur d'un tchoun ou de pelisses. Le tueur a également très peu mangé et bu, se contentant de quelques vivres dérobés aux évenques quand ceux-ci discutaient avec les compagnons. Ces rudes conditions de vie commencent à l'affaiblir. Suivant Esteban et les siens à distance mais ne disposant pas d'une embarcation comme la leur, il a en outre du s'engager à pieds sur le lac gelé, prenant d'infinies précautions pour ne pas casser la couche de glace, ce qui l'aurait tué à coup sûr. Il a ensuite gravi les mêmes collines qu'eux, ne se reposant réellement que quelques heures...Là, il vient d'arriver au pied du rocher juste pour voir Gaspard disparaître par son sommet. Donato soupire de lassitude, décide d'attendre tout de même un peu pour reprendre quelques forces, puis gravit à son tour la masse rocheuse.


Cellule d'Esteban et Tao. Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Début d'après midi.
Cela fait maintenant un moment que les deux jeunes hommes sont enfermés. Leur inquiétude est toujours très présente, mais l'ennui commence également à les gagner, surtout Tao, qui s'agite un peu...

« Eh bien, qu'y a t-il ? lui demande le dernier des atlantes...
- Esteban, vu que nous sommes entre nous, je peux te poser une petite question ? 
- Quoi, Tao ?
- Eh bien...Ca me gêne un peu de te demander ça, mais, dis-moi, l'autre soir, quand Zia et toi étiez dans votre tchoun, est-ce que vous avez.... enfin, tu sais...
- En voilà une question, Tao ! Et c'est bien le moment ! En outre, je ne vois pas en quoi cela te regardes...Est-ce que je te le demande, moi ?
- Eh, en ce qui concerne Indali et moi, je veux bien te le dire...Nous... 
- Je n'ai pas besoin de savoir, Tao ! l'interrompt Esteban. Cherche plutôt un moyen de nous sortir d'ici !
- Euh, oui, bien sûr. Désolé, je voulais juste essayer de nous faire penser à autre chose...nous changer les idées...
- D'accord, mais tu as tout de même des questions bizarres ! » lui indique le Fils du Soleil.
L'ancien naacal, penaud, va se rasseoir dans un coin de la pièce. Esteban perd toutefois son air renfrogné et lui adresse un petit sourire, pour redonner espoir à son ami.

Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Début d'après midi.
Donato vient d'emprunter l'échelle métallique du puits de lumière. Ne sachant pas à quel pallier ont pu s'arrêter ceux qu'il pourchasse, il décide de la descendre entièrement et le plus discrètement possible, s'enfonçant ainsi de plus d'une centaine de mètres à l'intérieur de la base. Arrivé au plancher, il remarque un grand cristal relié à des tuyaux. Sur les murs sont encastrées des sortes de claviers que pianotent plusieurs individus. Concentrés sur leurs activités, aucun d'eux n'a vu l'asesino. Se cachant dans l'ombre, son camouflage facilité par sa brigandine de cuir noir, Donato regarde un peu le manège des techniciens s'affairant. Ils semblent surveiller des jauges. Si l'italien n'est pas un expert en sciences comme Ambrosius, il n'est toutefois pas idiot et croit comprendre que ces indicateurs mesurent une quantité d'énergie. N'en ayant cure, il étudie le reste de la pièce et identifie une sortie possible sur la droite. Tout en dégainant très lentement sa dague, pour pouvoir parer à toute éventualité, il se dirige à pas feutrés vers l'issue, qu'il atteint sans mal. Il s'engage alors dans un nouveau couloir...


Cellule de Zia et Mendoza. Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Début d'après midi.
Après un long moment d'attente, la porte de la cellule s'ouvre enfin, laissant entrevoir trois gardes, l'un d'entre eux portant un plateau chargé de nourriture... Il s'avance vers les prisonniers et commence à se pencher pour le poser par terre, quand Esteban lui saute dessus et s'agrippe à son cou, le plaquant au sol. Laguerra se charge de neutraliser le deuxième ennemi en lui faisant une clé de bras, puis l'assommant d'un cou de coude en pleine figure. Mendoza et Tao se ruent sur le troisième ravisseur, le prenant chacun par un bras et le projettent tous deux sur un mur, le rude coup le faisant tomber inconscient.
« Suivez-moi, leur intime Laguerra une fois les adversaires neutralisés : quand ils nous ont séparés, j'ai pu voir où ils ont caché nos armes... » Zia acquiesce d'un hochement de tête et le petit groupe emboîte la pas à la bretteuse. Après quelques dizaines de mètres, ils arrivent dans une pièce servant de remise. Celle-ci n'est gardée que par un soldat. Profitant d'un moment d'inattention de sa part, Mendoza parvient à se positionner dans son dos, lui plaque une main sur la bouche. Lui serrant le cou de son autre bras, il lui fait perdre connaissance. Dans le local, le navigateur et l'inca voient effectivement une malle métallique dans laquelle ils trouvent leurs armes. Mendoza reprend son épée, Esteban son poignard et Laguerra sa ceinture, son pistolet, sa rapière et son fouet. Zia voit aussi l'encyclopédie de Tao dans le coffre et la prend avec elle. La jeune fille ne remarque pas que par cette action, elle provoque un léger froncement de sourcil de la part d'Isabella...
«Je me sens mieux avec ma bonne vieille épée ! Lâche Mendoza. Mais maintenant, il faudrait que nous trouvions la sortie...Nos compagnons doivent nous y attendre... »
Esteban acquiesce : « je crois pouvoir reconnaître le chemin » dit-il. Ils se mettent à le suivre.
Au bout de quelques minutes, ils arrivent au niveau de la salle dans laquelle des rayons les avaient assommés. Ceux-ci ne semblent plus actifs... La petite troupe s'engage donc dans la pièce puis ils traversent tous à nouveau le pont par lequel ils étaient venus quelques heures plus tôt, Zia et Mendoza devançant le jeune homme pour prendre la tête du groupe, Laguerra fermant la marche. Le navigateur voit avec soulagement que la porte qui s'était bloquée tantôt s'ouvre à nouveau. Mais, curieusement, il ne la franchit pas, se retourne et se place arme à la main, devant Zia, pour la protéger.
Voyant cela, Esteban fait mine de s'approcher vers eux.
« Qu'y a-t-il ? » demande-t-il au navigateur. Mais celui-ci l'ignore et la jeune fille s'adresse à l'autre garçon : « expliques-moi juste une chose, Tao : depuis quand sais-tu te battre ?
- Pas longtemps....Cela m'est venu comme cela, répond le garçon en levant innocemment les yeux au ciel. En vous regardant tous faire...toutes ces aventures, ces combats... ajoute-t-il vaguement.
- Et où est Pichu ? s'enquiert la jeune fille, encore plus soupçonneuse...
- Pichu ? Eh bien, j'imagine qu'il s'est caché...dit-il en haussant les épaules.
- Tu n'as aucune idée de ce qu'est Pichu, n'est ce pas ? l'accuse la jeune Inca.
- Quant à toi, Esteban, signale Mendoza, tu n'as plus le vertige ? Tu te tiens sans problème sur ce pont. Ca tombe plutôt au bon moment, non ? Tu dois être content de t'en être débarrassé ! Quant à toi, « chérie », assène-t-il à Laguerra. Ton baiser n'a plus la même saveur, la même passion que d'habitude... »
Les trois sintashtas se raidissent, se rendant compte de l'échec de leur ruse.
« Voyez-vous cela ? Demande le faux Tao à ses congénères...Nous voilà démasqués ! C'est nouveau ! Pour une fois, nous tombons sur des captifs plutôt malins !
- Il faut croire que nous les avons sous-estimés ! Confirme le faux Esteban, en refermant ses poings.
- Malheureusement pour vous, termine la copie de Laguerra mettant Mendoza en joue avec le pistolet, c'est moi qui ait l'arme à longue portée ! Et elle a beau être archaïque, je n'aurai aucun mal à l'utiliser...Vous allez gentiment revenir avec nous et regagner votre cellule... »

Démasqués.jpg

« Je ne crois pas... » dit simplement Zia, surgissant de derrière Mendoza, sa voix glaciale trahissant une profonde colère...
Utilisant son pouvoir, elle lève le pistolet, faisant rater son tir à la sintashta. La jeune inca arrache ensuite l'arme de la main de la fausse Isabella, et ramène le pistolet vers elle. Elle soutire également de la même manière le poignard de la ceinture d'Esteban. Surprises, les pâles copies du naacal et du Fils du Soleil tournent les talons et s'enfuient...Celle de Laguerra veut faire de même, mais la fille que l'on appelait la Mère du Bako la retient en tirant par la pensée le ceinturon attaché à ses hanches...Mendoza s'approche d'elle d'un pas confiant, lui retire le baudrier tandis qu'elle se débat et il lui assène : « tu ressembles peut être énormément à ma bien-aimée, mais tu ne lui arrives pas à la cheville... Tu n'as ni son intelligence, ni le moindre échantillon de son tempérament et encore moins son honneur ... Maintenant, tu vas nous conduire à nos vrais amis... » Il lui prend le bras pour l'y contraindre, mais le simulacre de Laguerra parvient à se dégager. Dans le même mouvement, il se retourne et se met à courir comme un dératé, poursuivi par Mendoza et Zia le long de couloirs et embranchements. Mais alors que la copie disparaît un instant de leur vue en tournant sur la droite à un croisement, ils l'entendent pousser un hurlement de douleur et quand ils arrivent à son niveau la voient à terre, raide morte ! Bien qu'il sache que ce n'était qu'une ennemie, le navigateur est malgré lui un peu sous le choc. Il se met à genoux, à ses pieds : la sintashta ressemblait tout de même physiquement trait pour trait à « sa » Laguerra et c'est un peu son corps sans vie qu'il contemple... Se ressaisissant rapidement, il lève la tête et voit au loin le sinistre individu qu'il avait affronté à Pattala et répondant au nom de Donato. Le tueur, persuadé d'avoir rempli sa mission, s'éloigne à grandes enjambées, sa dague ensanglantée à la main. Mendoza fait mine de le pourchasser un peu pour que l'assassin ne doute pas de l'authenticité de son méfait, puis le navigateur rebrousse chemin vers Zia.

BaseMendoza.jpg

« Les doubles qui se sont enfuis vont sûrement donner l'alerte » lui dit-il. La jeune fille hoche la tête puis annonce : « je vais contacter Esteban et Tao ». Elle active sa sono-boite grâce à son médaillon : « Esteban ? Tao ?
- Zia !!! répondent en choeur les deux garçons, contents d'entendre sa voix. Mendoza et toi allez bien ? lui demande le Fils du Soleil.
- Oui, confirme t-elle, soulageant ainsi Esteban. Nous avons bien démasqué vos doubles et les avons mis en déroute, mais ils vont probablement appeler des renforts. Nous avons peu de temps et nous allons tenter de vous libérer. Où êtes-vous ? Peux-tu nous décrire ce que tu as vu avant d'être mis en cellule ? Nous essaierons de trouver le chemin...
- Entendu ! » acquiesce son bien-aimé. Il lui relate tout ce dont il se souvient concernant la base, puis l'Inca coupe la communication et le capitaine et elle entreprennent alors leur recherche...

Base Sintashta. Île d'Ol-Honn. Après midi.
Après un moment passé à vérifier qu'il n'y a pas âme qui vive près d'eux, le groupe mené par Athanaos et Indali a décidé de rester à ce niveau. Ils ont depuis progressé en file indienne, Kushi prenant la tête car ses sens de chasseresse sont bien meilleurs que ceux du reste de la troupe. Elle parvient ainsi à faire stopper leur colonne à temps, pour éviter de croiser le passage de six individus en armures et équipés de piques. Gaspard regarde le Prophète Voyageur d'un air interrogatif, mais ce dernier n'a aucune idée de ce que sont ces individus et hausse simplement les épaules. Ils laissent la milice passer puis reprennent leur avancée. N'ayant pas de plan de la base, ils progressent au hasard, cherchant toute information susceptible de les renseigner au sujet des individus croisés. Parvenus à un croisement, ils remarquent deux portes gardées chacune par deux soldats, armés de lances à tête crépitantes d'énergie.


Gardes SIntashtas.jpg

«Il doit y avoir quelque chose d'important à cet endroit », murmure Athanaos à ses compagnons.
Ils se plaquent le long d'un mur et élaborent un plan le plus silencieusement possible. Au bout d'un moment, Pedro passe ostensiblement la tête et mettant les doigts en éventail sur sa tête et tirant la langue, fait une grimace à l'un des gardes. Ce dernier attire l'attention de ses congénères et tous quatre s'avancent vers le marin qui lui, pas fou, s'éloigne. Quand les soldats arrivent au niveau de Kushi, elle s'empare à deux mains de la lance du premier individu, qu'Athanaos assomme du manche de la sienne. Dans un même mouvement, la chasseresse applique violemment l'arme prise sur les jambes puis le cou du second ennemi, qui subit de plein fouet deux décharges d'énergie et s'écroule. Indali passe alors à l'action. Se glissant rapidement sous les jambes du troisième, elle attire par-là son attention et le fait se pencher tandis que Gaspard surgit devant lui, poings joints et lui donne un bon coup sûr l'arrière du crâne. Le guerrier s'effondre, tombant dans les pommes. Nullement intimidé ou déstabilisé, le quatrième adversaire commence à faire de grands gestes de son arme et tente d'embrocher l'hindoue, manquant Indali de justesse à plusieurs reprises. La jeune femme ne doit la vie sauve qu'à ses réflexes et son agilité. Heureusement, elle a déjà vu les maîtres d'armes de l'Ordre du Condor s'entraîner à de nombreuses reprises : elle laisse l'homme l'attaquer pour lui faire perdre son équilibre et quand la pointe de l'arme la rate et la dépasse, elle en saisit le manche déstabilisant ainsi le soldat. Ce dernier est plus fort qu'elle et Indali ne l'emmène ainsi pas loin, mais cela suffit pour que Sancho et Pedro se glissent sur les côtés de l'ennemi et le saisissent chacun par une épaule, l'empêchant de combattre et le forçant à lâcher sa lance. Le garde s'apprête bien à hurler pour donner l'alerte, mais Sancho lui coince son bonnet dans la bouche, étouffant son cri ! Gaspard profite de l'instant de stupeur du garde pour lui décocher un splendide direct, qui lui règle son compte.
« Si.sisi.si c'est pas malheureux ! déplore Sancho en reprenant son couvre chef à présent couvert de salive : un si bo.bo.beau bonnet ! » Il le range dans une poche de son pantalon.
Athanaos vérifie qu'il n'y a plus de danger. Les compagnons dissimulent du mieux qu'ils peuvent les corps des soldats, puis ouvrent la porte la plus proche et voient Esteban et Tao !
« Indali ! dit Tao, fou de joie. Tu ne pouvais pas mieux tomber ! » Le jeune homme prend sa bien-aimée dans ses bras et ils s'embrassent fugacement.
« Père ! » s'exclame Esteban à son tour, serrant Athanaos dans ses bras. Mais le Prophète Voyageur pose un index sur sa bouche pour lui intimer de ne pas parler trop fort. Le Fils du Soleil obtempère et finit juste par dire, un sourire en coin : « il était temps que vous arriviez : Tao commençait à avoir des questions curieuses... 
- Tao curieux ! Tao curieux ! Babille Pichu, sortant finalement de la manche du jeune homme et renforçant l'embarras de ce dernier.
- Chut, la volaille ! Intime Gaspard. Tu vas nous faire repérer ! Le maître d'armes se dirige quant à lui vers la seconde porte entrevue plus tôt.
- Des questions curieuses ? répète Indali, un brin intriguée, tandis que le perroquet se pose doucement sur son épaule.
- Bah, ce n'était pas très important ! Minaude Tao.
- La Señorita Laguerra est ici ! » Les interpelle Gaspard, qui vient d'ouvrir le local, la diversion arrachant à Tao un « ouf ! » de soulagement. Isabella sort de la pièce et rassure ses amis sur son état.
« Zia et Mendoza devraient arriver, prévient Esteban. Ils nous cherchent également »
Lorsqu'il finit cette phrase, tous voient des dispositifs lumineux sortir des plafonds et projeter des halos rouges clignotants.
« L'alerte a été donnée ! déduit Tao.
- Nous n'allons pas pouvoir rester ici longtemps, annonce Kushi.
- Tout à l'heure, je pense avoir aperçu l'endroit approximatif de la Cité d'Or de nos ennemis, les sintashtas, les informe Esteban. Cela se trouve encore plus au nord d'ici. Vers le nord-est en fait...Mais pour y aller, nous allons devoir neutraliser ce qui cloue le condor au sol !
- Et aussi détruire cette base ! dit Tao. Faute de quoi, les sintashtas pourraient toujours utiliser les connaissances de Mû et d'Atlantide, mener leurs opérations d'ici et recopier des individus...
- Recopier ? » Demande Indali. Les deux garçons leur expliquent alors la situation, ce qui provoque l'incrédulité de leurs amis...
Athanaos reprend la parole : « en venant ici par le puit, nous avons aperçu des conduits qui semblent alimenter la base en énergie, à partir du soleil...Peut-être pourrions-nous saboter les installations ou provoquer une surcharge ?
- Il faut tenter cela, Père, confirme Esteban. Mais retrouvons d'abord Zia et Mendoza... »
Sur ce, il sort à nouveau la sono-boite de sa poche et l'utilise pour contacter sa bien-aimée. Les deux Elus décrivent respectivement les différents lieux où ils se trouvent et tâchent de les reconnaître en avançant. En procédant ainsi, à intervalles réguliers et par recoupements des descriptions, ils parviennent finalement à se réunir. La jeune inca saute de joie au cou du Fils du Soleil et elle l'embrasse tendrement et il lui rend son baiser. Elle lui remet ensuite son poignard, tandis que Mendoza salue le reste de la troupe. 
« Ces sono-boîtes sont géniales ! Encore une grande invention de Mû !» s'enthousiasme Tao quand Zia lui rend son livre. Mais la joie du jeune homme est de courte durée car une vingtaine de sintashtas surgit au détour d'un couloir, avec parmi eux les doubles du Prince de Mû et du Fils du Soleil !
«Rendez-vous ! » leur intime le faux Esteban. Voyant que les compagnons n'obéissent pas, le double du Fils du Soleil ajoute aux guerriers ennemis : « prenez-les vivants : nous avons encore besoin d'eux ! ». Les soldats s'avancent, armes à la main.
Mendoza, Laguerra, Athanaos, Kushi et Gaspard dégainent leurs armes et se mettent en rang, formant une solide ligne de défense. Derrière eux Zia, bien décidée à défendre ses amis, se prépare à utiliser ses pouvoirs. Sancho et Pedro se tiennent l'un l'autre, apeurés. Après un temps d'observation, les sintashtas engagent le combat...
« Indali, dit Tao, montre-nous l'endroit aux conduits d'énergie dont parlait Athanaos...Esteban et moi ne sommes pas de bons combattants, mais nous pouvons peut être commencer à saboter cette base ? » La jeune hindoue acquiesce et leur indique la direction. Le Fils du Soleil et le Prince de Mû, après avoir averti Zia de leur intention, s'engagent à la suite de l'hindoue. Ils ne remarquent toutefois pas que les deux recombinés ont vu leur manoeuvre et se dirigent à leur tour dans un couloir parallèle...
Les sintashtas s'avèrent être de bons combattants : les trois Maîtres de l'Ordre du Condor ainsi que l'alchimiste et la chasseresse s'en rendent compte rapidement, parant difficilement les attaques. Ils ont cependant un atout de taille : Zia ! La jeune Inca utilise ses pouvoirs pour forcer des adversaires à reculer ou les désarmer. Le nombre des assaillants joue toutefois en leur faveur et il n'est pas évident que la descendante de Mû puisse les repousser très longtemps, d'autant que des renforts semblent arriver : Mendoza entend en effet de nouvelles voix au bout du couloir...
Pendant ce temps, Indali, Tao et Esteban parviennent au lieu de collecte d'énergie de la base. Heureusement, il n'y a désormais personne dans la pièce hormis eux. Ils examinent les appareils présents. « Y comprends-tu quelque chose ? Lui demande le Fils du Soleil, nerveux.
- Un instant ! Se plaint le muen.
- Dépêches-toi, Tao ! » l'implore son ami, qui entend des bruits de pas s'approchant.
Esteban voit alors son double et la copie du naacal. Ils n'ont pas d'armes, mais sont très confiants et se ruent au contact ! Indali s'interpose et bien que cela la perturbe un peu se résout à affronter l'ersatz de Tao qui se tient face à elle. Esteban et son clone s'empoignent furieusement. Son ennemi semble bien connaître le combat au corps à corps car en quelques mouvements il plaque le Fils du Soleil au sol et exulte : « ahah ! Nous avons peut être votre apparence, mais nous avons toujours nos compétences de soldats ! Je vais te dire ce qui va arriver, Esteban : nous allons nous charger de vous, puis quand notre troupe aura capturé vos amis, ils seront recombinés et nous sèmerons la zizanie entre eux. Cela fait, nous récolterons toutes les informations dont nous avons besoin et leur réglerons leur sort, tout spécialement celui de cette jeune fille qui semble visiblement te plaire...» De colère, le dernier atlante se débat comme un forcené et parvient à se défaire temporairement de son assaillant et se relever. Ce dernier recule de quelques pas mais s'apprête déjà à revenir à la charge. Le Fils du Soleil se remémore soudain la technique que lui avaient montré Petit Tigre et Petit Dragon au Temple Shaolin et dont il s'était précédemment servie pour contrer Bao Xingji : il accompagne l'attaque de son adversaire tout en s'allongeant sur le sol et soulève la copie, la propulsant ensuite. Celle-ci pivote dans les airs et son dos heurte le mur. Le clone tombe par terre et reste inconscient. Satisfait de si bien maîtriser ce coup, Esteban vérifie toutefois qu'Indali va bien. La jeune fille a également fort à faire avec son opposant, mais elle pare avec succès les coups adverses avec des manchettes et arrive à riposter. Le Fils du Soleil va toutefois l'aider et le double de Tao, en infériorité numérique, se retrouve bientôt à terre et maîtrisé, Indali le maintenant sur place en posant son genou sur le torse de l'adversaire.
L'atlante retourne alors voir le vrai Tao.
« Bien joué, vous deux ! dit le muen. De mon côté, je pense avoir compris le principe de cette machine et je crois pouvoir désactiver le mécanisme de sécurité. Mais de ce que je vois, il n'y a pas assez de rayonnements solaires qui arrivent jusqu'ici pour provoquer une surcharge...Esteban ? »
Le Prince de Mû n'a pas besoin d'en dire plus : le Fils du Soleil lève la tête et voit que, bien plus haut, le ciel semble très couvert et acquiesce : « entendu. Je m'en charge ! » Il escalade aussi vite que possible l'échelle, évitant de regarder en bas pour ne pas que son vertige le reprenne. Arrivé au sommet, Esteban regarde le ciel, écarte grands les bras et invoque : « Oh, Soleil ! La dernière fois, tu as entendu mon appel et sauvé la vie sur Terre ! Je t'en remercie à nouveau... Mais cette fois, c'est la liberté que tu dois sauver : nos ennemis la supprimeront s'ils arrivent à leurs fins...Entends-moi, Soleil, je t'en prie, aide-nous... »

EstebanSoleil.jpg

Au bout de quelques longues secondes d'attente, interminables, l'astre divin décide de répondre à nouveau à la supplique du jeune homme : les nuages se dissipent et sa lumière entre par le puit. C'est cependant l'après midi et les rayons, obliques, n'arrivent pas jusqu'aux dispositifs de collecte... Au prix de quelques efforts, Tao parvient à changer avec succès l'orientation des panneaux. Bientôt, il voit la jauge d'énergie grimper en flèche. Il casse le tableau de commandes, pour que le mécanisme de sureté ne puisse être réactivé.
« Bien joué, Esteban ! Adresse-t-il à son ami. Mais filons ! Tout va sauter ! Allons chercher les autres ! »
Le jeune homme redescend le plus vite possible, tout en fixant son attention sur les barreaux de l'échelle pour ne pas paniquer en raison de la hauteur. Indali relâche son adversaire, qui voyant qu'une surcharge va se produire, prend le clone d'Esteban sur son dos et fuit sans demander son reste, repartant d'où il est venu...
Une fois en bas de l'échelle, le Fils du Soleil demande : « comment étais-tu sûr, Tao, que c'était moi le vrai Esteban ? Dans le combat qui m'a opposé à l'autre, tu aurais pu nous confondre ?
- Dans ce duel, oui, mais si ensuite ça n'avait pas été toi, tu n'aurais pas compris et ne te serais pas précipité d'aller faire apparaître le soleil ! » lui répond l'ancien naacal en souriant.
Quand les trois amis sont à nouveau réunis, ils sortent à leur tour et se dirigent vers Mendoza et les autres, espérant que ceux-ci ont repoussé leurs assaillants.
Peu de temps après, les machines de la salle crépitent d'énergie et explosent l'une après l'autre...

ExplosionReacteur.jpg

Machine Olmèque d'Ambrosius. Près du Lac Lamou. Après midi.
Ambrosius peste comme jamais : malgré tous ses efforts et l'aide d'Ivan et de ses troupes, il n'arrive pas à localiser le Grand Condor...La forêt est immense et il lui semble que l'oiseau d'or peut être n'importe où. 
« Où sont-ils donc passés ? ! » rugit-il inlassablement.
Ivan s'approche de lui. Il a beau s'être accommodé des fureurs de Zarès, le Prince ne peut toutefois s'empêcher de sursauter devant la puissance de ses hurlements. Lui même est en colère de ne pas encore avoir trouvé Zia et les autres. 
« Zarès, appelle t-il, attirant l'attention de l'alchimiste. Un de mes hommes a vu un campement tout près d'ici. Ca ne semble être que des chasseurs mais ils ont peut être vu quelque chose ? Je pense qu'on devrait aller les interroger. Je connais des méthodes efficaces... »
L'enfant lui redonnant espoir, Ambrosius sourit, sa capuche dissimulant toutefois sa joie.
« Bien ! Dit la silhouette noire. Ma méthode ayant échoué, nous allons essayer la votre, Altesse... »
Le Prince sourit à son tour et les hommes se rassemblent, puis se mettent en marche vers le campement, qu'ils atteignent rapidement. Le chaman Temujin et son Zaïssan, Hulagu, voient arriver vers eux une petite armée ! Les évenques se mettent sur le qui-vive, certains d'entre eux bandant leurs arcs et d'autres protégeant leurs enfants.
« Je me nomme Ivan, Prince de Moscovie. Et voici Zarès, mon bras droit.. », déclare le jeune garçon, ce qui ne manque pas de provoquer une hilarité chez l'alchimiste qui a du mal à la retenir. « Mieux vaudrait ne pas nous contrarier ni nous mentir, poursuit-il. Avez-vous vu des enfants nommés Esteban, Zia, Tao et Indali ? Ils étaient en compagnie d'adultes. Nous les cherchons. Ou sont-ils ? Dites-nous ce que vous savez où nous allons raser ce petit village...
- Nous ne connaissons pas ces gens, ment Temujin. Nous ne sommes que d'humbles chasseurs. »
Ivan étant cependant peu enclin à la patience, enfin encore moins que d'habitude, il déclare à Aleksei : « tuez-en quelques-uns... A commencer par ce vieil homme. Cela fera parler les autres... »
Le capitaine est surpris de la brutalité de cet ordre mais acquiesce d'un signe de tête. Il dégaine son épée et fait signe à ses hommes d'avancer. Ils s'exécutent, prêts à la sinistre besogne...
Quand, soudain, plusieurs détonations lointaines font sursauter évenques comme moscovites et alchimiste. De là où ils se trouvent, Zarès, Ivan et ses hommes voient au nord-est de leur position des nuages de fumée s'élever...
« Ils sont là-bas, dit simplement Ambrosius en s'adressant au Prince. Retournons à la Machine immédiatement ! » Ivan acquiesce, donne l'ordre de repli à ses hommes et tous se mettent à courir. Les évenques de leur côté, respirent, soulagés. Mais ils voient bientôt la machine olmèque les survoler et se diriger vers l'île. Hulagu s'adresse alors au chaman : «Esteban et les siens ont déclenché quelque chose là-bas... J'espère qu'ils n'affrontent pas la sorcière et qu'ils survivront à cette nouvelle menace qui se dirige vers leur position...
- Je ne suis pas inquiet, répond Temujin, Kushi et les esprits sont avec eux... »

Fin du chapitre
Nos amis parviendront-ils à s'échapper de la base avant sa destruction ? Tomberont ils dans les griffes de Zarès et d'Ivan ?
Vous le saurez en lisant le prochain chapitre des Mystérieuses Cités d'Or !

Documentaire
Tout comme celle des Olmèques, une culture appelée Sintashta a réellement existé, il y a plusieurs milliers d'années. Cette civilisation venait d'Europe centrale et s'est répandue loin vers l'est de la Russie. Pendant longtemps, cette culture était confondue avec une autre, la culture d'Andronovo. Ce n'est que récemment que la distinction a été faite. Des chars de combat légers ont été retrouvés dans des tombes Sintashtas et des spécialistes considèrent désormais que ce peuple est probablement l'inventeur de ce type d'arme antique.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_d ... ulture%22.

Le Scoop de Pichu
« Cette copie de Tao me fait peur ! Se plaint Pichu en regardant le sintashta incarnant son maître.
- Ne crains rien, dit la voix off : dans la réalité il n'est, pour l'instant, par encore possible de cloner un individu et encore moins prendre son apparence. Il est déjà possible de cloner des animaux mais heureusement et même si les techniques se sont améliorées, cela n'est pas envisageable pour l'homme. Ce sera peut être le cas un jour, mais beaucoup de gouvernements se refusent à autoriser ces pratiques. Le clonage humain pose également de nombreuses questions morales et éthiques...
- Ouf ! Babille Pichu, soulagé. Cela aurait fait un peu trop de Taos ! »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Clonage#: ... 80%93%20et

Au revoir...A bientôt !

Chapitre suivant : La Maison qui Marche viewtopic.php?p=105713#p105713
Dernière modification par Marcowinch le 10 mai 2021, 10:35, modifié 3 fois.
*** Ma fanfic MCO :)***
J'espère qu'elle vous plaira :D

:Esteban: Bah voyons, Pattala ! C'est pas dans ce coin-là que vit la jolie Indali ? :tongue:
Avatar de l’utilisateur
Thorgul
Enfant du Soleil
Enfant du Soleil
Messages : 17
Inscription : 13 mars 2021, 23:59
Genre : Homme

Re: [FANFIC - SPOILERS SAISON 4] : UNE SUITE POTENTIELLE (Marcowinch)

Message par Thorgul »

Sympa le coup des doubles. Je sens qu'on va les revoir ses deux-là :x-):

Et l'idée de faire tuer la double Isabella par Donato est parfaite pour leur donner un peu de temps, voir se débarrasser de l''assassin. Après tout il a remplit sa mission. Même quand il apprendra qu'il a tué la mauvaise, il pourrait considérer sa tâche comme accomplie 8)

Très bonne idée de mixer les visuels d'Ulysse 31 et des MCO, ça recycle bien et ça change :-@
Répondre