Les Mystérieuses Cités d'Or - Saison 4 (fanfic)

C'est ici que les artistes (en herbe ou confirmés) peuvent présenter leurs compositions personnelles : images, musiques, figurines, etc.
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Xia
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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par Xia »

C'est excellent !
J'adore ton style ! Continue :D
La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre (proverbe amérindien)

Ma fanfic sur la préquelle des Mystérieuses Cités d'or, c'est par ici

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kally_MCO
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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par kally_MCO »

Xia a écrit :
19 mars 2018, 11:00
C'est excellent !
J'adore ton style ! Continue :D
Thank you :')

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TEEGER59
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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par TEEGER59 »

Mais, euhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!
J'me suis encore fait avoir!
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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Akaroizis
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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par Akaroizis »

TEEGER59 a écrit :
19 mars 2018, 18:29
Mais, euhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!
J'me suis encore fait avoir!
Je plussoie. :x-):
Le présent, le plus important des temps. Profitons-en !

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kally_MCO
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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par kally_MCO »

Chapitre 4

Pendant que ses amis s’occupaient de fouiller la bibliothèque de l’alchimiste, Tao avait entrepris de faire de même avec son espace de travail – ou autrement dit, la table où le Français laissait ses fioles colorées. Il les inspectait, une à une, dans un ordre aléatoire, avec méticulosité et patience. Peut-être Ambrosius avait-il laissé un quelconque indice dans l’une d’elles. Il fallait toujours s’attendre à l’inimaginable avec cet individu. Le naacal l’avait appris à ses dépens. Il lui avait accordé l’intégralité de sa confiance, une confiance aveugle, et avait douté et remis en cause les paroles de Mendoza à maintes reprises, sans jamais douter de la sincérité de l’alchimiste. Il s’était véritablement attaché à lui, le considérant comme étant la seule réelle figure paternelle qu’il avait connue jusqu’à lors. Il l’avait admiré et lui avait voué un respect implacable et une profonde affection, respect et affection que personne avant lui n’avait obtenues, pas même Mendoza. Ambrosius était le seul qui semblait réellement le comprendre et l’estimer, étant lui-même un savant, et, à chaque fois qu’il le félicitait ou semblait être fier de lui et de ce qu’il accomplissait, un feu d’artifice prenait vie dans le ventre du jeune garçon.

Cependant, la réalité avait bien vite ébranlé, puis tué le rêve et le bonheur factice dans lesquels il vivait. Elle l’avait frappé de plein fouet, et avait détruit toutes les idéalisations et les convictions présentes dans son esprit. Le choc passé, la colère s’était répandue à toute allure dans ses veines, et il avait – involontairement – blessé les seules personnes qui étaient avec lui : ses amis. Il s’était singulièrement énervé contre le capitaine, lui reprochant inconsciemment de lui avoir ouvert les yeux et révélé la vérité. Parce que oui, il aurait préféré qu’il le laisse vivre dans le mensonge, il aurait préféré rester endormi, et ne jamais avoir à être extirpé de son rêve. Il aurait préféré garder les yeux fermés, et ne jamais avoir à les ouvrir pour affronter l’amère vérité.

Un mensonge bien fait vaut parfois mieux qu'une méchante vérité. Mais un mensonge révélé peut heurter davantage qu’une triste vérité.

Cette machine – et plus précisément, cette pièce – regorgeait de souvenirs aussi agréables que douloureux. Tao se revoyait en train de discuter avec l’alchimiste, revoyait les sourires qu’ils avaient échangés et revoyait la manière dont ce dernier lui avait répété à plusieurs reprises qu’ils étaient similaires. Mais tout n’était que mensonge, ce n’était qu’une illusion, et c’était cette vérité même qui l’avait anéanti, et qui continuait de lui ronger le cœur.

Refusant de céder à toute forme de tristesse dont l’origine était liée au Français, Tao ravala les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux sombres, et reposa la fiole qu’il tenait dans sa main droite sur le grand meuble en bois. Son regard s'attarda sur un morceau de papier griffonné, situé juste en dessous de la table. Intrigué, il posa un genou au sol et s’empara de la feuille. Après s’être redressé, le jeune garçon fronça les sourcils et entama sa lecture.

Coupant court à toutes ses réflexions, les voix familières et enjouées de ses deux meilleurs amis retentirent :

– Tao ! Tao ! Tao !

Leurs cris arrachèrent au naacal un soubresaut. Avant même qu’il n'ait le temps d’esquisser le moindre mouvement, les élus se plantèrent devant lui, radieux. Au vu des expressions qu’ils abordaient, Tao pouvait d’ores et déjà prédire que ce qu’ils s'apprêtaient à lui annoncer allait l’égayer. Enfin une bonne nouvelle, songea-t-il alors, les yeux rivés sur ses amis.

– Nous l’avons trouvé ! s’exclama Esteban, tout sourire, les bras levés en l’air.

– Quoi ? Qui ? Où ? s'enquit le garçon à la tunique jaune, confus.

Zia lâcha un rire, amusée par l'enthousiasme de l'Atlante et l’incompréhension apparente de leur cher naacal. Ils formaient, et formeraient toujours, un trio aussi bien atypique qu'inséparable.

– Le médaillon, enfin ! révéla le fils du Soleil avec un léger rire.

Les pupilles de Tao se dilatèrent aussitôt, sous l’effet de la surprise. La bouche entrouverte, il reporta son regard perdu sur les mains de son ami, à l’intérieur desquelles se trouvait le double médaillon. Son visage s'éclaira, signe évident qu’il venait enfin d'assimiler les paroles des deux enfants. La joie se dessina alors sur chacun des traits de son visage, et, face à l'expression rayonnante de leur ami, Esteban et Zia échangèrent un sourire, ravis de le voir enfin heureux. Tao n’avait cessé de se plaindre et de pester pendant toute la durée du vol dans le Condor, furieux contre Mendoza. Les deux autres enfants l’avaient empêché d’évoquer le sujet du baiser, prétextant que l'Espagnol n’était pas encore prêt à leur donner toutes les explications dont ils avaient besoin, et que le sujet était sûrement sensible pour lui, étant donné son comportement anormal. En revanche, bien qu'ils soient plus patients que le naacal, Esteban et Zia désiraient, eux aussi, entendre les explications du marin, une fois arrivés dans le Nouveau Monde.

– Mais c’est génial, les amis ! s'enthousiasma Tao, ayant momentanément oublié la feuille de papier qu’il tenait dans sa main.

– Bien sûr que ça l’est ! Maintenant, on peut être sûrs qu’Ambrosius ne pourra pas ouvrir les cités ! Un point de plus pour nous ! renchérit Esteban en riant.

Des rires résonnèrent dans la pièce, remplaçant le silence qui y régnait quelques instants plus tôt.

– Que tiens-tu dans ta main, Tao ? questionna la jeune Inca en désignant la main droite de son ami.

Le regard du concerné s’anima, suite à ce rappel, et sous les yeux inquisiteurs des élus, il expliqua :

– Je viens de le trouver, mais c’est vraiment bizarre…

Les sourcils des enfants se froncèrent, répercussion de leur incompréhension commune. Dans le but d’éclairer les lanternes de ses amis – et la sienne, par la même occasion –, Tao reprit la parole :

– Ça parle des…

Il marqua une pause, laissant un suspens des plus insoutenables planer au dessus des énormes points d'interrogation qui surplombaient leurs têtes, et prit le temps de bien relire la feuille, avant de poursuivre :

– Des quatre gemmes ancestrales…

Il avait parlé d’une voix étouffée, presque inaudible, rendant ses propos encore plus énigmatiques qu’ils ne l’étaient déjà.

– Des quatre quoi ? firent les élus simultanément.

– C’est ce qui est écrit, enfin griffonné, explicita Tao, les yeux rivés sur le morceau de papier. Ensuite, il y a écrit « Nouveau Monde », et il y a aussi un prénom.

– Un prénom ? s'étonna Zia, suite à quoi, le naacal hocha la tête.

– Oui, répondit ce dernier. Die… Diego Àlvarez, finit-il par prononcer, tout en essayant – vainement – d’adopter un bon accent espagnol.

Les enfants se lancèrent des regards, déroutés. S’ils n’avaient aucune idée quant à l’identité de cet individu, ils étaient certains qu’il était impliqué dans la raison de la présence de Zarès en Amérique, tout comme ces mystérieuses gemmes. Prenant conscience qu’ils avaient enfin une piste exploitable concernant la prochaine cité, les élus et le naacal affichèrent de grands sourires.

– Eh bien, on a plus qu’à chercher ce Diego, annonça fièrement Esteban. Et se renseigner sur ces gemmes.

Ses deux amis hochèrent vivement la tête. Il n’y avait plus qu’à espérer que ce Señor Àlvarez n’était pas sous l'emprise de l'alchimiste.

– Bon, on devrait sortir, proposa Tao.

– Oui, tu as raison, approuva Zia. Nous avons trouvé ce que nous sommes venus chercher, de toute manière, et Mendoza, Sancho, et Pedro doivent s’inquiéter. Et nous avons même une piste maintenant.

Comme s’ils avaient entendu ses paroles, les seconds du capitaine apparurent soudainement, et, avant que les enfants n’aient le temps de comprendre ce qui se passait, se plantèrent devant ces derniers, essoufflés.

– Il faut partir ! Vite ! s’exclama Pedro, visiblement paniqué.

Confus, Tao et Zia se regardèrent, les sourcils haussés.

– Pourquoi ? lâcha Esteban. Qu'est-ce qu’il se passe ?

Pedro reprit la parole, rétablissant la compréhension au sein du groupe :

– Gaspard ! Gaspard est là ! Enfin, il arrive !

Son annonce eut l’effet estompé : les mâchoires des enfants se décrochèrent, et si elles pouvaient atteindre le sol, elles l’auraient fait depuis un bon moment. Ils ne s’étaient clairement pas attendus à ce qu’un de leurs ennemis refasse surface avant qu’ils n’aient le temps de repartir. Malgré lui, Tao se devait de reconnaître qu’il aurait été plus sage d’écouter le capitaine espagnol.

– Qu’est-ce qu’on attend pour repartir alors ?! questionna l’élu, sans réellement attendre de réponse.

Le naacal leva les yeux au ciel.

– Le mariage de Laguerra et Mendoza, gros bêta ! répliqua ce dernier d’une voix dégoulinante de sarcasme, gagnant des rires de la part des marins.

Du grand Tao, pensa alors le fils du Soleil, exaspéré. Décidant de passer outre la dernière remarque de son meilleur ami, Esteban entreprit de sortir de la nef, Zia sur ses talons. Sancho, Pedro, et Tao finirent par les suivre, l’appréhension imprégnant chacun de leurs membres.

Dehors, Mendoza continuait de toiser son éternel ennemi. Car il ne le considérait pas comme étant un adversaire, non, simplement un ennemi. Un ennemi car il le haïssait, et ce sentiment était plus que réciproque. Un ennemi car il avait toujours cherché à le nuire, à l’éliminer, sans jamais réussir. Un ennemi car il n’existait tout simplement pas d’autres termes pour le qualifier. Mendoza ne le considérait – et ne le considèrerait jamais – comme un adversaire ; il n’était pas à la hauteur. L’Espagnol prit alors conscience qu’avant Laguerra, aucun homme ne lui avait réellement donné du fil à retordre. Vaincre ses adversaires était presque devenu une vulgaire formalité. La fille de son ancien ennemi était – on ne pouvait le nier – la meilleure adversaire qu’il lui ait été donné de rencontrer. Il n’avait encore jamais vu quelqu’un manier l’épée, et le fouet, avec autant d’aplomb et d’ardeur. En outre, elle possédait d’impressionnants atouts physiques, dont sa souplesse et son agilité plus que déroutante. Elle constituait un réel défi, une vraie énigme, et… elle était belle. Très belle.

Mendoza secoua vigoureusement la tête, sachant que ses pensées commençaient à vagabonder. A environ deux cents mètres de lui, Gaspard continuait de marcher, profitant du paysage, l’air tranquille et insouciant. Cette simple vue suffit à faire bouillir le sang du marin, à tel point que ses veines menaçaient d’éclater à tout moment. Cette fois-ci, la probabilité que cet abruti s’en sorte indemne était très faible – pour ne pas dire inexistante.

Le regard de Gaspard finit par tomber sur la silhouette familière de son très cher ennemi. Son teint devint alors livide et son sang, après n’avoir fait qu’un tour, se glaça. L’effroi s’empara aussitôt de son être. L’expression qu’il abordait désormais portait à croire qu’il avait aperçu un fantôme. L’homme qu’il pensait avoir tué se tenait devant lui. C’était bien lui. Il ne rêvait pas. Il était bien vivant.

– Men-mendo-do-doza, bredouilla-t-il avec difficulté, les yeux écarquillés. Mais c'est… c’est impossible ! Tu es mort !

Mendoza fut pris d’un rire sarcastique. Un rire amer et glaçant. Un frisson se fraya un chemin le long de l’échine de l’Espagnol effrayé, tandis que son ennemi continuait de l’observer avec dédain et condescendance. Il avait presque pitié de lui. Presque.

– Que t’arrive-t-il donc, Gaspard ? demanda le capitaine, un sombre rictus peint sur le visage. On dirait que tu viens de voir un fantôme.

Le concerné semblait avoir perdu l’usage de la parole. C’était toujours plus qu'inconcevable pour lui de se dire qu'il était, en ce moment-même, face à celui qu’il avait vu périr sous ses propres yeux.

– Tu es pathétique, cracha Mendoza. J’étais à ta merci, et je n’avais, en ce moment-là, nul moyen de me défendre, et pourtant tu as quand-même trouvé le moyen d’échouer. Une nouvelle fois. Tu n’es qu’un incapable.

Toute forme d’incrédulité, de stupeur, et de frayeur présente dans le corps de Gaspard fut remplacée par un sentiment de rage, alimenté par son désir inassouvi d’éliminer, et ce une fois pour toutes, l’homme qu’il méprisait plus que tout. Sans crier gare, il se précipita vers lui, son épée à la main.

– Mendoza ! rugit-il. Tu vas payer !

Ayant anticipé la réaction de son interlocuteur, Mendoza brandit, lui aussi, son épée, et un combat des plus acharnés prit place entre les deux marins espagnols. Les coups de Gaspard étaient loin d’être parfaits : ils n’étaient pas maîtrisés et manquaient de précision. Sa colère était devenue maitresse de chacun de ses gestes, l’aveuglant et brûlant chaque parcelle de son corps. Il n’était habité que d’une seule et unique envie, une envie inébranlable, une nécessité absolue, un besoin aussi primaire et vital que celui de se nourrir, un désir destructeur : tuer. Le tuer. L’éliminer. Il avait besoin de le faire. Mendoza devait périr, il devait mourir. Aujourd’hui. Maintenant.

Mendoza évitait et repoussait chaque attaque de son rival avec une aisance naturelle. Par opposition à celles de Gaspard, ses attaques étaient toutes – ou du moins, pour la plupart –maîtrisées et teintées d’une rigueur remarquable. Il tentait tant bien que mal de ne pas se laisser dominer par son propre courroux, d’ores et déjà croissant, et de maintenir son esprit focalisé sur le combat. La véhémence des attaques de son ennemi ne semblait pas l’affaiblir, ou même le dérouter, bien au contraire, elle ne faisait qu'attiser son désir de donner à cet immonde énergumène la fin qu’il méritait depuis bien trop longtemps. Fin qu’il s’apprêtait à lui donner.

Des cris parvinrent aux oreilles du capitaine. Sachant que s’il relâchait son attention, il le payerait sûrement de sa vie, Mendoza contra la dernière attaque de Gaspard, et, ceci étant fait, lui asséna un coup de poing magistral. Sonné, l'Espagnol tituba légèrement avant de s’écrouler au sol, inconscient. Le souffle court, et de la sueur perlant sur le front, le marin fixait celui qu’il s’était apprêté à tuer. Son regard était dur, mais aucune émotion ne vint ébranler ses traits.

Les enfants, suivis de près par les seconds du capitaine, accoururent vers lui. Ils avaient assisté au combat, et s’étaient tous surpris à vouloir voir Ambrosius – et éventuellement Laguerra – arriver, sachant que leur apparition aurait coupé court à ce combat terrifiant. Arrivés à sa hauteur, les élus et leur vénérable naacal s'écrièrent :

– Mendoza !

Ce dernier tourna une expression indéchiffrable vers les propriétaires des voix qui venaient de s’élever. Les regards d'Esteban et de Zia restèrent rivés sur l’adulte, tandis que celui de Tao alternait entre le corps de Gaspard et les visages de ses amis. Nul mot ne fut prononcé. Un silence pesant s’installa alors entre les six aventuriers, et la température, qu’ils trouvaient agréable jusqu’à lors, semblait désormais baisser graduellement au fil des secondes qui s'écoulaient.

Pedro tenta alors un sifflement pour de détendre l'atmosphère. Esteban se mit à rire à gorge déployée et Zia émit un léger rire silencieux, tandis que Tao se contenta d’afficher un sourire amusé, de même que Mendoza, qui semblait s’être détendu. La température avait regagné sa valeur initiale.

– Nous l’avons trouvé, déclara le fils d'Athanaos.

– Quoi donc ? questionna le marin, les sourcils froncés.

– Le médaillon, voyons !

Mendoza s'asséna une gifle mentale pour savoir posé une question aussi stupide. Il fut néanmoins soulagé d’apprendre que leur infiltration improvisée dans le repère de Zarès avait porté ses fruits, et qu’ils avaient réussi à s’emparer du bijou.

– Mais c’est génial ! s'enthousiasma Pedro.

– Et nous avons aussi autre chose, ajouta Zia d’un air jovial.

Consciente qu’elle avait suscité l’intérêt et la curiosité des trois marins, la belle Inca marqua une pause théâtrale, faisant durer le suspens. A côté d'elle, Esteban et Tao échangèrent un regard complice.

– Il se pourrait que nous ayons – grâce à moi, cela va de soi – une piste potentiellement exploitable concernant la prochaine cité, annonça fièrement ce dernier.

– C’est-à-dire ? s’enquit Pedro, l’incitant à poursuivre.

Sous les regards intéressés des trois adultes, Tao sortit le fameux papier et le déplia soigneusement.

– Je l’ai trouvé à l’intérieur de la nef, par terre. Il y a nom marqué dessus : Diego Àlvarez, ainsi que la mention de quatre gemmes ancestrales, ou un truc dans le genre.

– On pense que ces gemmes ont un rapport avec la raison de la présence d'Ambrosius, et avec la cinquième cité. Et ce Diego a sûrement quelque chose à voir avec ces gemmes… On s’est donc dit que si on trouvait ce Diego, on en apprendrait plus sur les intentions de Zarès, explicita la jeune Inca d’un ton calme et posé, qui lui était bien propre.

Un pli barrant son front quelque peu ridé, Mendoza avait écouté attentivement les explications des deux enfants. Les quatre gemmes ancestrales, pensa-t-il, les sourcils froncés. Il n’en avait encore jamais entendu parler, et le nom « Diego Àlvarez » lui était pour le moins inconnu. Cependant, pour une raison qu’il ignorait, ce nom ne lui disait rien qui vaille.

– Alors, qu’est-ce que tu en penses, Mendoza ? le pressa Esteban, impatient.

– Laisse tomber, souffla Tao, il ne pense qu'à sa chérie, Laguerra.

Sa remarque lui valut un regard noir de la part de Zia. S’efforçant de garder son sang-froid, le capitaine déclara :

– Vous avez raison, ça vaut le coup d’aller se renseigner.

– Bo-bo-bonne id-idée ! approuva Sancho.

Le regard d'Esteban dévia vers la silhouette allongée de Gaspard. Il n’était visiblement pas prêt de se réveiller. Il faut vraiment éviter de contrarier Mendoza, se dit-il alors.

– Qu'est-ce qu’on fait de lui ?

Mendoza arqua un sourcil, et, une main posée sur sa hanche gauche, répondit d’un air dégagé :

– On le laisse là. Allons-y.

Ils acquiescèrent, suite à quoi, ils se mirent à arpenter les rues américaines, questionnant les diverses et nombreux passants qu’ils croisaient sur leur chemin. Ils se divisèrent, formant trois équipes de deux : Pedro et Tao, Sancho et Esteban, Zia et Mendoza. Impatients d’en apprendre davantage quant à l'identité du Señor Àlvarez, ils ne s'étaient pas particulièrement attardés sur la contemplation des lieux. Il n’y avait pas beaucoup à admirer, de toute manière. Quelques marchands défilaient devant leurs yeux, et si certains donnaient l’impression d’être honnêtes, la plupart d’entre eux incarnaient la parfaite définition du mot « escroc ». La pauvreté était omniprésente, contrastant avec la « belle » image que beaucoup d’occidentaux se faisaient de ce « nouveau » pays. Certains passants affirmaient n’avoir jamais entendu le nom de l’individu qu’ils recherchaient, tandis que d’autres disaient le connaître mais ne pas se souvenir de l’endroit exact où il résidait. Si les marins et les enfants les croyaient sur parole, Mendoza doutait fortement de la bonne foi de certains. Peut-être étaient-ils contraints de ne rien dévoiler sur ce mystérieux individu… Mais pourquoi ? La méfiance et la curiosité du marin furent décuplés. A côté de lui, Zia prenait bien soin de veiller à ce que le double médaillon ne quitte pas son cou. Esteban avait trouvé bon de le lui confier, sachant que Tao et lui risquaient de l’égarer s’ils le gardaient. En outre, le bijou ne s’accordait pas vraiment avec la tenue du capitaine… Les aventuriers finirent néanmoins par obtenir une information concernant le lieu d’habitation de l’homme qu'ils désiraient questionner. Après s’être réunis, ils se mirent en route, espérant qu’il ne s’agissait pas là d’un renseignement erroné. Leur grand naacal ne perdit pas de temps pour introduire le sujet. Les élus se mêlèrent à l’interrogatoire, et une tempête de questions s’abattit sur le dos de Juan-Carlos. Un frisson le parcourut et une vague de chaleur le traversa à l’évocation du nom « Laguerra ». « Qu'est-ce qu’il t'a pris enfin ? » ; « Qui a embrassé qui, en fait ? » ; « Qu'est-ce que vous vous êtes dit ? » ; « Tu l'aimes ? » ; « Te rends-tu compte de la gravité de tes actes ? » ; « Pourquoi ne nous as-tu pas dit qu’elle te plaisait ? » ; « Que comptes-tu faire maintenant ? »… La liste était encore longue. Extrêmement longue. Pourtant, même devant l’insistance et la curiosité à peine dissimulée de ses amis, Mendoza refusa de répondre à ne serait-ce qu’une seule de leurs questions. Il se contenta d’un simple « Cette affaire ne concerne que Laguerra et moi. Fin de l’histoire. ». S’ils furent déçus, ils respectèrent son choix. Esteban et Zia réussirent – non sans mal – à faire taire leur ami.

Arrivés devant ce qui semblait être la demeure dudit Diego, ils s'arrêtèrent. La maison était – on ne pouvait le nier – imposante. Les termes « accueillant » et « chaleureux » étaient tout sauf adéquats pour décrire ou qualifier les lieux. Appréhendant leur rencontre avec le propriétaire de la résidence, les élus échangèrent un regard où perçaient inquiétude et hésitation. Les yeux de Mendoza se plissèrent jusqu’à ne former que deux petites fentes par lesquelles il détaillait les alentours. Ce fut avec soulagement, et une certaine surprise, qu’il constata qu’il n’y avait pas l’ombre d’un garde.

– Bon, eh bien… on ne peut pas dire que ce Diego manque d’argent, fit remarquer Pedro, brisant le silence qui régnait parmi eux.

– C’est pas faux, renchérit le fils du Soleil.

Le capitaine s’avança alors vers la porte d’entrée, mais avant qu’il ne puisse esquisser un mouvement de plus, celle-ci s’ouvrit, laissant apparaître une figure féminine. Cette dernière, après les avoir brièvement étudiés, demanda :

– A qui ai-je l’honneur ?

Contre toute attente, Esteban prit la parole :

– Bonjour, madame. Je me présente : Esteban De Rossi. Et voici ma famille : Zia, ma sœur ; Tao, mon cousin ; Sancho et Pedro, mes deux oncles ; et enfin, voici mon père, Mendoza, dit-il en désignant les concernés un par un de sa main droite, le sourire aux lèvres.

Légèrement impressionnée par l’assurance du jeune garçon, la femme haussa les sourcils. Un sourire se dessina alors sur son visage, et, n’étant pas de nature méfiante, elle hocha poliment la tête.

– Vous êtes des amis du Señor Àlvarez ?

– On peut dire ça, acquiesça Esteban, confiant. Nous venons de loin, et il nous tarde de le revoir.

– Bien, sourit-elle. Entrez donc, je vous en prie.

Ils obtempérèrent, toujours étonnés par les paroles du jeune élu. Il est trop fort quand il s’y met, lui, pensa le naacal en pénétrant dans la demeure. Tandis que Pedro et Sancho étaient occupés à admirer la décoration, les enfants et Mendoza étaient on ne peut plus pressés de rencontrer le Señor Àlvarez.

– Je vous prie de m’excuser, je ne me suis même pas présentée. Je suis Agnès, la gouvernante du Señor Àlvarez.

– Enchantée, madame, répondit la belle Inca, un doux sourire peint sur le visage. Nous vous remercions de votre hospitalité.

Les deux garçons hochèrent vivement la tête.

– Oh oui, merci beaucoup ! firent-ils en chœur.

Amusée, Agnès lâcha un léger rire.

– Le Señor Àlvarez n’est pas là, mais il ne devrait pas tarder à rentrer, les informa-t-elle.

* * *

– Alors, c’est ça, la nef ?

Laguerra opina.

– Ça ressemble plutôt à un vieux bateaux auquel on aurait attaché des ailes… lança Diego, une grimace déformant sa bouche. Ou un gros sac poussiéreux avec des ailes de chauve-souris ! Quand j’y pense, c’est un peu le cas de Messire Ambrosius, en fait…

Bien qu’accoutumée aux remarques de son ami, Isabella fit paraître un léger sourire amusé. Heureux de constater qu’il n’avait pas perdu sa capacité inouïe à lui soutirer des sourires – car il fallait l’avouer : les sourires de la fille du Docteur Laguerra étaient une denrée rare –, Diego en esquissa un à son tour. Après une assez longue route, ponctuée par les plaisanteries – parfois douteuses – de l'Espagnol, ils avaient finalement gagné l’endroit où était posée la nef. Laguerra n’avait pas manqué de narrer à son meilleur ami quelques unes de ses péripéties, et de lui expliquer quelques petites choses la concernant, elle, les cités d'or, ou encore Ambrosius. Fidèle à lui-même, le brun l’avait écoutée très attentivement, captivé par le son mélodieux que produisait sa douce voix. S’il était impatient à l’ordinaire, avec elle, il faisait preuve d’une patience digne des plus grands sages. Isabella avait toujours eu le don de faire ressortir le meilleur de sa personne ; elle avait toujours eu cette capacité déconcertante de tout rendre spécial, et quand il était avec elle, il avait lui aussi l’impression de l’être, spécial. La présence du brun était, pour la jeune femme, le meilleur sentiment de ces derniers jours, et elle avait beau se torturer l’esprit, elle ne comprenait pas comment elle avait réussi à se séparer de lui.

– Il va vraiment falloir que tu m’expliques comment tu fais pour trouver des comparaisons aussi… aussi…

– Géniales ? Originales ? proposa-t-il en riant.

– Bizarres ! C’est le mot que je cherchais.

Un rire prononcé s'échappa des lèvres pleines de l'Espagnol.

– Bien, princesse Isa.

La belle brune émit un grognement étouffé.

– Arrête avec ce surnom idiot.

Diego arqua un sourcil provocateur. Il aimait jouer, et elle le savait. Cependant, au moment-même où il s’apprêtait à relancer la joute verbale, Laguerra, les traits durs, annonça :

– Il arrive.

Les billes azurs de Diego suivirent le regard d'Isabella. Elles tombèrent alors sur une silhouette relativement imposante, qui marchait en leur direction.

– Si ce n’est pas malheureux, lâcha-t-il, partagé entre animosité et humour, ayant reconnu l’alchimiste. Je savais qu’il complexait sur son physique très peu avantageux, mais au point de ne plus pouvoir sortir sans se déguiser... On peut difficilement faire plus pitoyable. Bon, en même temps, il faut dire qu’il est moche.

La jeune femme dut se faire violence pour ne pas éclater de rire, suite aux paroles du brun. Il n’avait pas totalement tort. Voyant qu’Ambrosius commençait à s’approcher d’eux, les deux Espagnols cessèrent de parler.

– Laguerra, te voilà. Et je vois que tu n’es pas revenue seule, constata l’alchimiste, une fois arrivé à leur hauteur.

Il se mit à dévisager Diego, qui souleva un sourcil méprisant, remerciant le Docteur Laguerra de lui avoir enseigné l’art de la maîtrise de soi. Une main posée sur sa hanche, Laguerra tourna la tête vers le Français, et déclara d’une voix dénuée d’émotions :

– Die… Je veux dire le Señor Àlvarez accepte de nous apporter son aide.

– Magnifique ! Venez donc, allons discuter à l’intérieur, leur proposa-t-il en désignant sa machine volante d’une main.

Bientôt, ils furent à l’intérieur de la nef. Ambrosius voulut s’entretenir avec l’Espagnol, qui accepta à contrecœur. Ils gagnèrent donc l’étage inférieur de l’étrange invention, et une conversation s’établit entre les deux hommes.

– Diego, comme a du te l’expliquer Laguerra, nous cherchons les quatre gemmes ancestrales. Ces quatre pierres dont les pouvoirs et la force n’ont d’égal que leur beauté. Je…

– Vous les aurez dans trois jours tout au plus, l’interrompit le grand brun, agacé par la voix insupportable du Français.

Antérieurement rivés sur la grande carte qu’il tenait entre ses mains, les yeux brillants de l’alchimiste se posèrent sur le Señor Àlvarez. Il en était dorénavant sûr et certain : les trois dernières cités d’or étaient à lui. L’euphorie le gagna aussitôt, et un large sourire vint étirer ses lèvres. Les quatre gemmes seraient bientôt à lui, et rien d’autre n’importait. Diego, quant à lui, s'efforçait de garder son sang-froid, ainsi que le masque d'impassibilité qui décorait ses traits sévères. Il ne possédait pas les incroyables talents de comédien de Laguerra, mais Messire Ambrosius semblait être trop occupé à jubiler pour se soucier du monde qui l’entourait.

En haut, Isabella avait entrepris de nettoyer sa rapière. Elle avait besoin de s’occuper l’esprit, sachant que ce pays éveillait en elle un nombre considérable de souvenirs. Au fur et à mesure que sa main droite exerçait des mouvements rectilignes uniformes, des images miroitaient dans sa tête, se bousculant les unes les autres.

– Mmmm… Je peux ouvrir maintenant ? demanda Isabella pour la énième fois en cinq minutes.

– Non, pas encore. Encore un peu de patience, ma chérie.

– Mais papa…

Bien que ses yeux soient fermés, Isabella était persuadée que son père souriait. Après plusieurs secondes de silence qui semblèrent durer des siècles entiers pour la jeune fille, ledit Docteur déclara :

– Tu peux ouvrir maintenant.

– C’est pas trop tôt…

Il laissa échapper un léger rire. Si elle n’avait que quinze ans, Isabella avait déjà un caractère bien à elle. Son fort tempérament et sa finesse d’esprit combinés à son audace et son assurance inébranlable donnaient un résultat époustouflant.

Les paupières frémissantes d’Isabella s'ouvrirent, et à la vue de l’objet que lui tendait son père,
un large sourire vint automatiquement éclairer son visage encadré de belles boucles brunes.

– Voici ta nouvelle rapière, dit finalement Fernando, sourire aux lèvres.

La jeune brune la prit en mains, et, après l’avoir brièvement analysée, releva des pupilles pétillantes vers l'Espagnol.

– Je l’adore déjà. Merci, papa.

– Est-ce que ça veut dire que je suis pardonné d’avoir manqué ton anniversaire ? demanda-t-il avec espoir.

Isabella emprunta un air pensif.

– Seulement si j’ai droit à un entraînement.


Le cœur serré et les yeux embués de larmes, Laguerra fixait un point au loin. Tout à coup, sans qu’elle ne s’y attende, une tornade rouge interféra dans son champ de vision.

– Señorita ! Vous voilà enfin !

Il ne manquait plus que lui, pensa-t-elle, excédée. Gaspard se planta devant elle, visiblement essoufflé.

– Je… je n’ai, hélas, pas réussi à le retrouver…

La jeune femme daigna relever le menton vers lui. Elle remarqua alors que son œil droit était couvert d’un étrange mélange de bleu foncé et de pourpre.

– Señorita ? fit-il, déconcerté par le mutisme de la belle Espagnole. Señorita ? Mais répondez, enfin ! Je vous dis que Mendoza est en vie, et que je n’ai pas réussi à le retrouver !

Laguerra secoua la tête, nullement intéressée par ses paroles. Il délirait, de toute évidence.

– Vous ne me croyez pas, c’est ça ? Eh bien, regardez donc dans quel état ce chien de Mendoza a mis mon pauvre œil. Comment expliquez-vous cela, si vous ne me croyez pas quand je vous dis qu’il est vivant ?

– Mendoza n’était pas le seul être à qui vous inspirez des envies de meurtre, répliqua-t-elle sur un ton sans appel.

Gaspard prit un air outré qui, allié à son inévitable hématome, le rendait encore plus ridicule qu’à l’ordinaire.

– Avec tout le respect que je vous dois, señorita, je vous prierais de faire attention à ce que vous avancez. Et je tiens à vous rappeler que vous me devez toujours une énorme dette, je n’ai pas encore informé Messire Ambrosius de votre acte de trahison.

Si un regard pouvait tuer, le marin serait d’ores et déjà enterré six pieds sous terre.

– Vous avez tout de même aidé et embrassé l’ennemi ! renchérit-il d’une voix trahissant sa jalousie à l’égard du capitaine.

A ce rappel, une montée de frissons longea l’échine d’Isabella. Ignorant ces sensations troublantes, elle rétorqua d’une voix plus tranchante que la lame aiguisée d’une épée :

– Je pense ne pas avoir été suffisamment claire. Je préférerais mourir que de vous embrasser, Gaspard !

Ce n’était assurément pas la réponse qu’espérait obtenir l’Espagnol.

– Bien. Je vois que vous ne me laissez pas vraiment le choix, señorita. Je m’en vais de ce pas avertir...

– LAGUERRA ! vociféra soudainement la voix de l’alchimiste.

Les deux Espagnols sursautèrent, pris de court. Qu’est-ce qui se passe encore ? se demandait la concernée, tout en gagnant l’étage inférieur de la nef, un Gaspard apeuré sur ses talons. Arrivée sur place, Laguerra fut d’autant plus intriguée en découvrant le Français en train de lancer et détruire tous les objets qui avaient le malheur de se trouver devant lui : fioles, livres, cartes… Elle lança un regard perdu à son ami, lui demandant silencieusement de lui expliquer la raison de la rage apparente de Zarès. Les pupilles semi-dilatées, Diego haussa les épaules, partageant sa confusion.

– Ils l’ont pris ! rugit Ambrosius. Ils l’ont pris !

Son regard brûlant se dirigea vers Laguerra.

– Laguerra, tu as deux jours pour trouver ce chien de Mendoza, et le tuer ! Deux jours ! Je veux que tu lui infliges une mort lente et douloureuse !

Un sourcil haussé, elle inclina la tête.

– Je vous demande pardon ?

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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par TEEGER59 »

kally_MCO a écrit :
21 mars 2018, 13:54

– Si ce n’est pas malheureux, lâcha-t-il, partagé entre animosité et humour, ayant reconnu l’alchimiste. Je savais qu’il complexait sur son physique très peu avantageux, mais au point de ne plus pouvoir sortir sans se déguiser... On peut difficilement faire plus pitoyable. Bon, en même temps, il faut dire qu’il est moche.

La jeune femme dut se faire violence pour ne pas éclater de rire, suite aux paroles du brun.
Tu m'as fait hurler de rire avec ça! Merci beaucoup!
Je l'aime bien ce Diego. Il est libre dans sa tête...(et libre de dire ce qu'il pense). Attention à ce qu'il ne se retrouve pas derrière des barreaux! :tongue: https://youtu.be/fnANMI-7HKk
Et merci pour le reste. Je vois que la petite BD de Chatchat t'a inspiré ;) . J'ai cru reconnaître certains passages...
Modifié en dernier par TEEGER59 le 21 mars 2018, 18:15, modifié 1 fois.
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par Chaltimbanque »

TEEGER59 a écrit :
21 mars 2018, 17:36
Je vois que la petite BD de Chatchat t'a inspiré ;) . J'ai cru reconnaître certains passages...
Idem ici ! :x-):

En tout cas, ça reste très plaisant à lire. ;)

Par-contre, cela me fait toujours un peu tiquer de voir Gaspard se voir relégué au rang de "bouffon", si j'ose dire. Parce que, certes, dans la saison d'origine, il forme avec Gomez un duo où il est les bras/muscles et Gomez la tête... Mais justement, en termes de combat, il se débrouille quand même vachement bien, le Gaspard ! Donc, il aurait dû rester un adversaire dangereux de ce point de vue là, selon moi... (Mais ce n'est pas de ta faute, kally, je le sais bien, c'est BS qui a opéré cette transformation).

J'ai bien aimé le petit flashback avec le Docteur, et j'attends de voir quel rôle Diego va jouer dans toute cette histoire. 8)
Modifié en dernier par Chaltimbanque le 21 mars 2018, 22:15, modifié 1 fois.
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Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I—
I took the one less traveled by,
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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par kally_MCO »

TEEGER59 a écrit :
21 mars 2018, 17:36
kally_MCO a écrit :
21 mars 2018, 13:54

– Si ce n’est pas malheureux, lâcha-t-il, partagé entre animosité et humour, ayant reconnu l’alchimiste. Je savais qu’il complexait sur son physique très peu avantageux, mais au point de ne plus pouvoir sortir sans se déguiser... On peut difficilement faire plus pitoyable. Bon, en même temps, il faut dire qu’il est moche.

La jeune femme dut se faire violence pour ne pas éclater de rire, suite aux paroles du brun.
Tu m'as fait hurler de rire avec ça! Merci beaucoup!
Je l'aime bien ce Diego. Il est libre dans sa tête...(et libre de dire ce qu'il pense). Attention à ce qu'il ne se retrouve pas derrière des barreaux! :tongue: https://youtu.be/fnANMI-7HKk
Et merci pour le reste. Je vois que la petite BD de Chatchat t'a inspiré ;) . J'ai cru reconnaître certains passages...
Contente de t'avoir fait rire, Teeger ! :tongue: Il ne fait que dire la vérité, de toute façon :') Mais c'est sur que sa franchise va finir par lui jouer des tours...
Un grand merci pour la chanson, j'en ris encore ! :x-):
Sa BD m'a en effet beaucoup inspirée pour écrire un passage 8)
Idem ici ! :x-):

En tout cas, ça reste très plaisant à lire. ;)

Par-contre, cela me fait toujours un peu tiquer de voir Gaspard se voir relégué au rang de "bouffon", si j'ose dire. Parce que, certes, dans la saison d'origine, il forme avec Gomez un duo ou il est les bras/muscles et Gomez la tête... Mais justement, en termes de combat, il se débrouille quand même vachement bien, le Gaspard ! Donc, il aurait dû rester un adversaire dangereux de ce point de vue là, selon moi... (Mais ce n'est pas de ta faute, kally, je le sais bien, c'est BS qui a opéré cette transformation).

J'ai bien aimé le petit flashback avec le Docteur, et j'attends de voir quel rôle Diego va jouer dans toute cette histoire. 8)
C'est vrai que comparé à la saison d'origine, Gaspard est... euh... enfin voilà.
Contente que le flashback t'ait plu, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire !
Oh et avant que j'oublie (parce que ça m'arrive très souvent ces derniers temps), ta petite BD est juste géniale, et encore c'est un euphémisme. Elle m'a, comme tu l'as remarqué, inspirée pour écrire une partie, je te laisse deviner laquelle :x-): Je suis jalouse de tes talents, là :tongue:

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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par Xia »

Ambrosius, un gros sac poussiéreux avec des ailes de chauve-souris ??? Tu ne crois pas que tu y vas un peu fort, là ? :x-):
Mais j'y pense au fait... ton Diego n'aurait pas un lien de parenté avec le "fidèle sous-fifre de Pizarro" de la saison 1 par hasard ?
La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre (proverbe amérindien)

Ma fanfic sur la préquelle des Mystérieuses Cités d'or, c'est par ici

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Re: Les Mystérieuses Cités D'Or - Saison 4 (fanfic)

Message par kally_MCO »

Xia a écrit :
23 mars 2018, 17:05
Ambrosius, un gros sac poussiéreux avec des ailes de chauve-souris ??? Tu ne crois pas que tu y vas un peu fort, là ? :x-):
Mais j'y pense au fait... ton Diego n'aurait pas un lien de parenté avec le "fidèle sous-fifre de Pizarro" de la saison 1 par hasard ?
Moi, y aller trop fort ? Noooonnn, pas du tout ! En plus, c'est pas moi qui dis ça, c'est Diego :tongue:
C'est qui, ce sous-fifre ? :x-):

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