A la recherche de l'Empire perdu

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Xia
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A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

Voici une fanfic tout droit sortie de mon imagination...
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
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Bonne lecture !
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Raang
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Raang »

Hâte de lire !
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Akaroizis »

Moi de même !
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

Chapitre 1 : Le départ


Juin 1517, Séville, royaume d’Espagne

Le soleil était déjà haut dans le ciel de l’ancienne cité musulmane. Dans le port, le Guadalquivir reflétait l’astre solaire dans ses eaux d’un bleu presque transparent, ce qui lui donnait un aspect brillant et doré. Si les conquistadors ne connaissaient pas ce pays, ils auraient très certainement cru voir de l’or au fond du fleuve. La ville, bruyante comme à l’ordinaire, regorgeait d’une multitude de richesses, témoignage d’un passé chargé d’histoire.
C’était pour contempler cette magnificence que les deux hommes s’étaient accoudés à la rambarde du navire depuis maintenant plusieurs heures. Mais plus le temps passait, plus ils doutaient de lever l’ancre ce jour-là. Si l’un gardait son sang-froid, l’autre commençait à perdre patience.
— Mais qu’est-ce qu’il fabrique, bon sang ?! Il devrait être là depuis trois heures ! s’époumonait le plus petit. Et il fera bientôt nuit !
— Calme-toi, soupira l’autre.
— Calme-toi, calme-toi… Comment veux-tu que je me calme si nous ne partons que demain ? Tous mes calculs seront faux et il ne me restera plus qu’à recommencer ! Sais-tu au moins combien de temps il m’a fallu pour les faire, ces calculs ?
Voyant que son ami ne répondait pas, il continua, toujours aussi hystérique :
— Trois ans ! Trois longues années qu’on prépare ce voyage ! Et voilà que Señor Fernando de Lagurra, Dieu seul sait pourquoi, décide d’arriver en retard !
— Le voilà ! s’écria son compagnon, à la fois soulagé qu’Ambroise de Sarle mette fin à sa tirade mais également parce qu’il venait d’apercevoir la silhouette qu’il craignait de ne pouvoir guetter avant de partir.
— Enfin ! lui cria-t-il. On commençait à se demander si tu avais oublié notre rendez… C’est quoi ça ?
— Je crois que nous serons quatre à bord, finalement…
Ambrosius ouvrit de grands yeux tandis qu’Athanaos essayait tant bien que mal de dissimuler un sourire face à un Docteur au regard enchanté.
À côté de ce dernier venait d’apparaitre un jeune garçon dont l’attitude trahissait une timidité apparente.
— Mes amis, je vous présente mon fils, Julio. Il fera le voyage avec nous. Que tu le veuilles ou non, rajouta-t-il à l’attention d’Ambrosius.
Laissant ce dernier hurler de tout son saoul contre Laguerra – nom hispanisé par les deux amis de Fernando – qui, de toute façon, aurait passé un mauvais quart d’heure à cause de son retard, Athanaos descendit de la nef et se dirigea vers une jeune personne sur le quai.
Buenas tarde, as-tu apporté ce dont tu m’avais parlé l’autre jour ?
Si Señor, fit le garçon en lui tendant fièrement une carte.
Il la déplia avec précaution et sourit.
Voilà ce qui calmera les nerfs de l’alchimiste, songea-t-il.
Athanaos sortit un papier et un crayon de sa tunique rouge, reproduisit les itinéraires tracés et rendit l’original à l’enfant :
— Je te remercie beaucoup, jeune homme. Quel est ton nom ?
— Mendoza, Señor. Sebastián de Mendoza.
— Alors Sebastián, tu ferais mieux de rendre ceci à l’autre Mendoza avant que le capitaine ne s’en aperçoive, fit Athanaos en riant. Comment s’appelle ton frère ?
Si le jeune garçon s’était vu honorer de se voir – enfin – désigner comme un homme, il rougit comme une pivoine devant celui qui avait deviné son méfait. Il baissa la tête, incapable de soutenir le regard clairvoyant de l’étranger.
Comment l’homme à la cape avait-il pu savoir qu’il l’avait dérobée ?
Penaud, il répondit d’une voix chevrotante :
— Juan Carlos. Il a été engagé comme apprenti sur le Trinidad par Señor Magallanes. C’est notre oncle, celui qui commande le Victoria, qui lui a obtenu cette place, continua-t-il avec une pointe d’envie. Il y aura cinq caraques qui lèveront l’ancre dans deux ans si tout va bien.
— Alors merci. Tu as pris de gros risques pour moi.
Alors qu’il était sur le point de partir, Sebastián se retourna, jugeant utile de faire part de sa remarque à l’inconnu vêtu de rouge :
— Au fait, le garçon qui était avec votre ami tout à l’heure avait une drôle d’allure… On aurait dit qu’il avait du mal à marcher.
— Je sais, soupira Athanaos en remontant l’échelle du navire d’Ambrosius dans lequel un silence inquiétant se faisait entendre.
Il faudra que j’en touche deux mots à Fernando.

Non loin de là, à Sanlúcar de Barrameda, Luis de Mendoza était dans tous ses états et tempêtait contre un garçon d’une douzaine d’années, malgré la petite foule qui s’était rassemblée, alertée par les cris.
— Comment veux-tu travailler pour le grand Fernand de Magellan si tu perds les documents qu’il te confie ?! Je t’ai trouvé cette place parce que tu dois faire tes débuts dans la Marine de Sa Majesté le Roi, comme les hommes de notre famille ! Mais tu ne seras jamais capitaine d’un navire si tu ne sais pas où tu mets tes cartes ! Prie le bon Dieu pour que notre expédition arrive à terme et qu’on fasse le tour du monde sans embûches !
Face à cette avalanche de prédictions de mauvais augure, le pauvre Juan Carlos préféra ne pas répliquer que Magellan était plus occupé à courtiser la fille de Diogo Barbosa en vue d’une union avantageuse qu’à vérifier si ces cartes étaient à la bonne place.
Tandis que son oncle se calmait peu à peu, il aperçut le profil de son frère qui se dessinait à l’horizon. Répondant à l’appel d’un de ses marins, Luis remonta sur le Victoria et Sebastián en profita pour s’approcher.
Pressentant que l’orage était déjà passé sur son ainé, il préféra lui avouer de suite la vérité :
— Je l’ai montrée à un homme qui cherchait une voie maritime pour rejoindre le Nouveau Monde. Il ne travaille pour personne, s’empressa-t-il de rajouter, devinant les pensées qui accompagnaient le regard noir de Juan Carlos. Je te l’ai rapportée, Magellan n’en saura rien.
— Seulement si notre oncle ne lui dit rien. Maintenant, file à la maison ! ordonna l’autre d’un ton glacial.
Dernière modification par Xia le 29 juin 2021, 15:56, modifié 3 fois.
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Raang »

C'est un très bon début, en plus tu m'a fait rappelé un voyage avec les premières lignes...continue ainsi
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nonoko
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par nonoko »

Très prometteur en effet mais j'ai du mal avec "un jeune adolescent d'une douzaine d'années" puisque selon ta propre chronologie Mendoza (notre Juan Carlos si j'ai tout bien suivi) est censé avoir 15 ans en 1519 (né en 1504 d'après Cortès et toi).
Le terme "nef" m'intrigue aussi: tu veux dire qu'Ambrosius a déjà sa nef, ou c'est juste un synonyme pour "navire"?
Et tu m'intrigues vraiment avec ce "Julio" qui marcherait bizarrement, c'est dommage que tu ne dises pas deux ou trois mots de plus sur lui, une phrase de description rapide au moins, il apparait juste par son nom finalement. Je sais qu'il est éclipsé par l'apparition au même moment de la "silhouette" attendue par Athanaos, mais il mériterait une phrase de plus sur lui, même si Athanaos semble être courant de tout à son propos (mais pas nous, j'veux savoir, viiite!)
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Akaroizis »

C'est magnifique ! C'est très bien écrit, ça nous ramène à Mendoza enfant avec sa famille en plus ^^ je trouve ce début extrêmement prometteur, continue comme ça
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

nonoko a écrit :Très prometteur en effet mais j'ai du mal avec "un jeune adolescent d'une douzaine d'années" puisque selon ta propre chronologie Mendoza (notre Juan Carlos si j'ai tout bien suivi) est censé avoir 15 ans en 1519 (né en 1504 d'après Cortès et toi).
Une belle bourde de ma part :shock: ! La scène se passe en 1517 et non en 1519... une erreur de frappe :|
Mais texte édité !
nonoko a écrit :Et tu m'intrigues vraiment avec ce "Julio" qui marcherait bizarrement, c'est dommage que tu ne dises pas deux ou trois mots de plus sur lui, une phrase de description rapide au moins, il apparait juste par son nom finalement. Je sais qu'il est éclipsé par l'apparition au même moment de la "silhouette" attendue par Athanaos, mais il mériterait une phrase de plus sur lui, même si Athanaos semble être courant de tout à son propos (mais pas nous, j'veux savoir, viiite!)
Patience, patience... Tu vas les avoir les descriptions !!!
Mais bon, "Vous le saurez en lisant le prochain chapitre d'A la recherche de l'!empire perdu"... 8-x (suivi d'un documentaire sur Séville et son port, ses richesses, etc., et en guise de "Scoop de Pichu" : la fabuleuse expédition de Fernand de Magellan) :D
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

Chapitre 2 : Le jour de trop


Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’ils avaient quitté Séville.
La nef, ce navire si particulier qu’Ambrosius avait mis au point, voguait à présent sur le grand océan si redouté seulement un siècle plus tôt. Si le génois Christophe Colomb n’avait pas ouvert la route à bord de ses trois caravelles, nul doute que les grandes expéditions menées par Vasco de Gama et Fernand de Magellan n’auraient vu le jour.
Mais les trois explorateurs savaient que rien ne les aurait empêchés de vérifier par eux-mêmes la rotondité de la Terre. C’étaient ces fameux calculs qu’Ambrosius, inspiré par le mathématicien grec Ératosthène, avait remis au goût du jour en tenant compte des nouvelles découvertes. Et s’il tenait à partir un jour précis, c’était pour arriver à temps à l’entrevue fixée quelques années plus tôt avec un autre savant… sur un autre continent. Un défi de taille qu’il s’était imposé. Mais il aimait se dépasser.
Dans la grande salle du navire, Julio était devenu le principal sujet de conversation entre Athanaos et le Docteur. Bien que soulagés de ne pas avoir à faire avec Ambrosius, une certaine inquiétude tiraillait les deux hommes : leur ami n’était pas reparu depuis leur départ de l’Espagne.
— Je suis quand même curieux, Athanaos : depuis quand le sais-tu ?
— Depuis que tu nous l’as présenté. Même le jeune Sebastián l’a deviné. Tu devais bien te douter que nous le découvririons un jour !
— Toi, oui. Mais Ambrosius… À part les schémas dans ses livres, il ne remarque rien ! Je redoute vraiment le moment où il s’en apercevra.
— Le plus tard sera le mieux. Si son humeur n’a pas changé, il est capable de jeter Julio à la mer, dit Athanaos dans une moue.

À l’étage supérieur, Ambrosius ne décolérait toujours pas.
Comment Fernando avait-il pu embarquer un passager sur sa nef sans même lui en parler ? S’il s’était imaginé qu’en le prenant au dépourvu, il accepterait, le Docteur s’était trompé ! Et lourdement !
Mais pour le moment, Ambroise de Sarle devait faire face à un autre problème, une situation qu’il n’avait pas envisagée. Un gros imprévu qui risquait de mettre en péril toutes ses prévisions qu’il avait eu tant de mal à calculer.
Depuis qu’ils étaient partis d’Espagne, il remarquait que la durée du jour restait identique – voire même décroissante – par rapport à la veille. On était en juin et le solstice d’été approchait. Les journées devraient donc être plus longues. Or c’était l’inverse qui se produisait. Ambrosius n’y comprenait plus rien : il avait pourtant bien suivi les instructions données par les mathématiciens de l’Antiquité !
Un grincement de plancher derrière lui le fit sursauter.
Il ne manquait plus que lui !
— Je me ferai le plus discret possible, Señor Ambroise. Vous ne vous rendrez même plus compte de ma présence tellement je serai invisible pour vous…, minauda Julio, dans l’espoir de réchauffer l’ambiance.
Mais c’était peine perdue.
— Maitre Ambrosius ! C’est maitre Ambrosius pour toi, répliqua-t-il sèchement.
Un certain temps s’écoula pendant lequel le garçonnet resta près de l’alchimiste, au grand dam de celui-ci.
— Vous semblez bien soucieux, maitre Ambrosius, remarqua l’enfant.
Au moins, il était bien élevé… Il avait vu pire en France et en Espagne. Un bon début.
Il eut envie de se gifler.
Un bon début pour quoi ? Il débarquerait dès leur arrivée à destination pour ne jamais remonter. Point. Barre.
— Un casse-tête dont je n’arrive pas à trouver la solution.
— Je peux peut-être vous aider si vous voulez, maitre Ambrosius ! s’exclama Julio, les yeux brillants d’excitation à l’idée de se faire bien voir.
Ambrosius l’examina du regard pour la première fois : le garçon était un peu grand pour son âge – huit ans peut-être ? –, mais surtout il avait les yeux bridés. Asiatique sans doute… Après tout, pourquoi pas ? Les casse-têtes étaient bien chinois, disait-on. Et il ne l’aurait plus dans les pattes.
— C’est simple, fit Julio après quelques instants de réflexion. Les jours diminuent parce que nous sommes partis vers l’ouest. Il est d’ailleurs possible que nous perdions une journée entière : cela dépendra de l’endroit où nous allons jeter l’ancre et de quand. Si nous étions partis par l’est, nous aurions eu des jours plus longs – voire même une journée supplémentaire. C’est parce que la Terre tourne sur elle-même tout en tournant autour du Soleil… maitre Ambrosius.
Si celui-ci ne comprit pas tout le raisonnement du jeune Laguerra, il devait bien se l’avouer : il s’attendait à tout sauf à ça !
Abasourdi, il demanda :
— Comment tu sais tout ça, toi ?
— C’est une amie de ma mère qui me l’a appris, expliqua le jeune garçon. Mon grand-père était un astronome chinois très réputé dans son pays.
— Alors comme ça tu es chinois ?
— Non, portugais, mais d’origine chinoise et indienne. Ma mère était de Calicut, dans le sud-ouest de l’Inde. Elle a été ramenée au Portugal par Vasco da Gama pour le roi. Mon père l’a rencontrée là-bas, il y a huit ans de cela.
Le silence retomba entre eux.
Ambrosius reprit la barre tandis que Laguerra s’éloignait sur le pont. S’il ne s’était pas trompé dans ses calculs et que, s’il avait bien tout suivi, le temps s’écourtait peu à peu, il fallait qu’il se dépêche. Son ami n’allait pas les attendre éternellement.
Tout en regardant devant lui, l’alchimiste observa Julio du coin de l’œil.
Finalement, il serait peut-être utile à bord…, pensa-t-il.
Il se figea brusquement.
Incrédule, il venait de voir ce qui avait immédiatement sauté aux yeux d’Athanaos.
Non. Ce n’est pas possible. Il n’a pas fait ça. Pas à moi !
Pourtant, l’évidence était bel et bien là : impossible de la nier.
Abandonnant le gouvernail, qu’il prit tout de même le temps d’attacher, il se précipita à l’intérieur du bateau.
Le voyant débouler ainsi, ses amis, chacun dans un ouvrage, levèrent les yeux et échangèrent un regard, mal à l’aise.
L’heure des comptes avait sonné…
— FERNANDO LAGUERRA ! COMMENT AS-TU PU FAIRE MONTER UNE FILLE À BORD DE MA NEF ?!
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Akaroizis
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Akaroizis »

Waw alors la bravo ! J'adore !
Le petite fille savante, qui dépasse Ambroise c'est génial ! Continue :)
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