FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

C'est ici que les artistes (en herbe ou confirmés) peuvent présenter leurs compositions personnelles : images, musiques, figurines, etc.
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Aurélien
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par Aurélien » 04 janv. 2019, 00:08

Ne t'inquiète pas, justement la suite serait effectivement de bonne augure ! Cela amélioras d'avantage les précision !
Les Mystérieuses Cités d'or

Die geheimnisvollen Städte des Goldes

The mysterious cities of gold

Las misteriosas ciudades de oro

As cidades misteriosas de ouro

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par yupanqui » 04 janv. 2019, 14:00

Vos fanfictions sont réclamées car elles nous permettent d’attendre la MCO4.
Sinon ce serait intenable !
Mais parfois, vous aussi vous nous faites languir (surtout Teeger :P ) et patienter... :tongue:
« On sera jamais séparés » :Zia: :-@ :Esteban:

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par TEEGER59 » 04 janv. 2019, 20:25

yupanqui a écrit :
04 janv. 2019, 14:00
Vos fanfictions sont réclamées car elles nous permettent d’attendre la MCO4.
Sinon ce serait intenable !
Mais parfois, vous aussi vous nous faites languir (surtout Teeger :P ) et patienter... :tongue:
Mais euh! Je ne vous fais pas plus languir que les autres!
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par yupanqui » 04 janv. 2019, 22:02

J’ai pas dit toi! Mais ta fanfiction ! :-@
T’as un MP pour explication.
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par Ziaesteban » 23 janv. 2019, 20:47

Bonsoir c'est quand la suite b???😀
J'aime : :Esteban: :Zia: :Laguerra: :Mendoza: :Pedro: :Sancho: :Athanaos: j'aime pas :Tao: :Gaspard: :Ambrosius:

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par yupanqui » 23 janv. 2019, 23:49

Oui ! La suite !!!
« On sera jamais séparés » :Zia: :-@ :Esteban:

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par Akaroizis » 24 janv. 2019, 15:44

Wait! C'est long d'écrire une fanfic, et encore plus lorsqu'on travaille/a des enfants, etc... Donc, soyons patients! ;)
Le présent, le plus important des temps. Profitons-en !

Saison 1 : 18.5/20
Saison 2 : 09/20
Saison 3 : 13.5/20


Ma présentation : viewtopic.php?f=7&t=80&p=75462#p75462

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par yupanqui » 24 janv. 2019, 16:00

Pas de problème !
Ça fait 35 ans que j’attends la fin des MCO, je peux encore patienter ! [-|
« On sera jamais séparés » :Zia: :-@ :Esteban:

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par nonoko » 25 janv. 2019, 20:37

Voilà donc une petite suite, puisque vous y tenez ;) :D Au moins, c'est publié, je n'y touche plus! Et je peux me mettre à la suite de la suite :roll:
Merci Akar d'être si compréhensif...

Partie 4

L’aube pointait son nez quand ils arrivèrent aux abords du quartier de Mariko. Esteban pestait intérieurement : il n’avait pas assez anticipé leur départ et craignait que Tadashi soit déjà levé. On voyait émerger de la mer de collines le disque encore pâle du soleil. Bientôt, il ferait assez jour pour qu’on puisse les remarquer sans peine, se hâtant dans le dédale de ruelles en train de s’éveiller : ici et là se ravivaient, les uns après les autres, les foyers endormis. Les habitants ne tarderaient plus à sortir pour vaquer à leurs occupations. Enfin, la maison de Mariko apparut. Esteban poussa un soupir de soulagement. Aucune lueur n’en émanait. Il ne leur restait plus qu’à entrer discrètement. La première chose que vit Esteban en entrant fut l’étalage de futons en désordre qui témoignait de la disparition de leurs occupants. La deuxième, ce fut Tadashi qui les regardait entrer, assis en tailleur à l’autre bout de la pièce. La troisième, ce fut la main qui se posa sur son bras, tandis qu’un doigt se posait sur sa bouche pour lui intimer le silence. Son regard alla de la main au visage de celui qui le tenait ainsi : il reconnut Teijo. Comprenant que sa présence n’avait rien de normal, Esteban se retourna vivement vers Mariko et Tao pour les inciter au silence eux aussi. Un instant plus tard, ils apprenaient ce que Tadashi savait déjà : Teijo était venu le prévenir qu’Azami venait d’être arrêtée par les soldats du Daimyo. Probablement avaient-ils aussi arrêté Ichiro. Le frère d’Azami avait couru jusqu’à la maison dans l’espoir de trouver Tadashi avant que ce dernier ne sorte. Tadashi venait de descendre, inquiet de constater l’absence de sa femme à ses côtés, dans une demeure anormalement silencieuse. La stupéfaction et la consternation avaient gagné tous les cœurs.
Mar : Tu étais au courant toi aussi, pour Ichiro ?!
Te : Non, enfin, si…ma sœur pensait sûrement être très discrète, mais j’ai surpris son manège avec la nourriture à la maison, et je l’ai plus ou moins espionnée…je l’ai vue déposer les offrandes, et j’ai vu Tadashi aussi.
E : Mais comment as-tu compris ? Tu savais aussi qu’elle était proche d’Ichiro ?
Te : Eh bien, les filles croient qu’elles peuvent cacher qu’elles sont amoureuses, mais je me doutais bien qu’elle s’intéressait à lui depuis un moment. A mon âge, ce genre de choses, ça nous intéresse, tu comprends…
T : Parfaitement. Tu n’as donc rien d’autre à faire de tes journées qu’espionner les gens ?
E : Laisse-le, au moins grâce à lui on sait qu’il y a danger. Mais tu es bien perspicace tout de même, Teijo.
Te : Je n’ai aucun mérite : j’ai vu Ichiro sortir de sa cachette une fois. C’était la nuit, je suppose qu’il en avait assez de rester dans ce trou et qu’il pensait que personne ne le verrait.
Mar : Et tu n’as rien dit ?
Te : Bien sûr que non, tu ne crois tout de même pas que je suis un traître ! Je brûlais de poser des questions à ma sœur, c’est vrai, mais je me disais qu’il valait mieux que je me mêle de mes affaires…
T : Sage pensée. Mais si tu as vu Ichiro, quelqu’un d’autre a pu le voir aussi.
Te : Oui, une certaine Akiko. Quand ma sœur a feint de ne pas comprendre ce qu’on lui voulait, on lui a répondu qu’elle n’avait qu’à demander à Akiko. Les soldats ont ri, puis l’ont emmenée.
E : Et ta mère ? Et toi, ils ne t’ont pas inquiété ?
Te : Non. Dès que j’ai pu, j’ai couru jusqu’ici.
T : Bon sang, et si tu as été suivi ?
Te : Tu me prends pour qui ? Je suis plus discret que vous ! La preuve, ni ma sœur ni Tadashi n’ont remarqué que je les espionnais !
Mar : Cette Akiko…pourquoi a-t-elle fait ça ?
Te : Facile, elle était jalouse. Je l’avais vue tourner elle aussi autour d’Ichiro…
T : C’est pas vrai ! L’amour, quelle bêtise, vraiment !
E : On se passera de tes commentaires, Tao. Je suppose que les soldats ont filé à la grotte.
Te : C’est sûr. Je parie même qu’ils ont envoyé une troupe là-bas avant de venir chez nous, aussi j’ai préféré venir ici pour prévenir Tadashi. S’ils savent qu’Ichiro est vivant, Tadashi est en danger. Mais je crains qu’Ichiro ne soit déjà entre leurs mains…
E : Aucun risque, ils auront trouvé la place vide.
Ta : C’est là que vous étiez ? Où est Ichiro à présent ?
E : En sécurité, là où on va vous emmener tous vous aussi.
Ta : Si nous fuyons, nous signalons notre culpabilité. Je ne partirai pas.
E : Excuse-moi, Tadashi, mais même si Azami ne t’implique pas, cette Akiko peut très bien s’être doutée de quelque chose à ton sujet.
Ta : Même si c’est le cas, elle n’a aucune raison de me dénoncer !
T : Va savoir ce qui se passe dans la tête des femmes…et de toute façon, si les soldats ne trouvent rien à la grotte, ils pourraient très bien venir fouiller par ici. Ne traînons pas !
Mar : Et si vous aviez tort ? Nous n’avons pas été importunés avant, pourquoi le serions-nous maintenant ? Si nous fuyons tous, qui sauvera Azami ?
E : Tout ce que je sais, c’est que je n’aimerais pas que les soldats débarquent ici. Qui a raison qui a tort, seul l’avenir nous le dira, mais si c’est moi qui ai raison je m’en voudrai toute ma vie de vous avoir laissés ici. Que perdez-vous à vous tenir un peu à l’écart le temps qu’on voie comment les choses tournent ? Vous raconterez que vous étiez en voyage, d’ailleurs, ce ne sera pas un mensonge !
Mar : Oh, Esteban, ce n’est pas si simple !
Te : Taisez-vous !
Le jeune homme s’était figé. Il bondit sur ses pieds et jeta un coup d’œil rapide au dehors.
Te : Ils sont là !
Mar : Teijo, Tao, Esteban, partez, Tadashi et moi nous allons les retenir !
Elle s’affairait déjà à effacer les traces du séjour nocturne de ses amis en repliant les futons et les couvertures.
Ta : Il y a une porte à l’arrière, fuyez, c’est le meilleur moyen de nous aider !
Esteban et Tao hésitaient, mais Teijo s’était déjà précipité vers le fond de la pièce. Quand il ouvrit la porte, il se trouva face à un soldat qui le menaçait de son arme. Il était trop tard. La troupe s’était déployée si discrètement pour empêcher toute personne de quitter la maison que ses occupants n’avaient rien entendu jusqu’au dernier moment. On frappa à la porte en bois coulissante de l’entrée avant de la tirer sans ménagement. Il n’y avait plus aucun moyen de fuir. Akira Tokitaka, d’abord surpris de trouver trois personnes de plus qu’il ne s’y attendait, sourit franchement quand il se rendit compte de sa prise. C’était son jour de chance.

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

T : Je ne t’ai jamais dit que je rêvais de visiter les geôles du château ? Il paraît qu’elles sont d’un confort inimitable !
E : Tais-toi donc, vieux, tu m’empêches de réfléchir !
T : Ah, quand tu es bougon comme ça c’est que tu manques de sommeil. Mais rassure-toi, je peux réfléchir pour deux !
E : Alors réfléchis à ce que tu vas raconter au Daimyo tout à l’heure.
T : Tu crois qu’il va nous accorder une audience si vite ? Ce serait trop aimable à lui. Je parie qu’il va nous laisser croupir une semaine…
E : Il va nous recevoir immédiatement, tu vas voir.
T : Dommage, j’aurais aimé mettre à profit ma semaine de geôle pour imaginer les mille et une tortures mentales que je pourrais lui infliger…
E : Laisse-moi parler, d’accord ? J’ai l’impression que je suis plus doué que toi en matière de diplomatie.
T : Comme tu voudras. Mais tu as intérêt à trouver quelque chose pour nous sortir tous de là, parce que je te rappelle qu’on a un mariage à préparer en Inde.
Ils s’apprêtaient à franchir les douves du château, entourés d’une escorte bien armée qui ne leur laissait aucun espoir de fuite. Akira Tokitaka les avait prévenus : au moindre geste suspect, au moindre pas de côté, Mariko le paierait de sa vie. Elle marchait en tête du cortège, les mains liées et attachées au cheval du commandant de la troupe. Quand ils furent parvenus dans la cour du château, on les sépara : le couple de Japonais et l’adolescent furent jetés dans une fosse, tandis qu’on faisait patienter Esteban et Tao, assis par terre au beau milieu de la cour sous bonne garde. Akira Tokitaka avait disparu à l’intérieur. Les soldats qui vaquaient à leurs occupations ne manquaient pas de leur jeter des regards curieux ; certains se poussaient du coude et esquissaient un sourire entendu, mais d’autres baissaient la tête, comme honteux. Les deux jeunes gens attendaient sans échanger une parole, car au moindre mot on leur hurlait dessus. Enfin, l’officier revint et se planta devant eux, en aboyant un ordre. L’instant d’après, ils pénétraient à sa suite dans le bâtiment imposant. Ils s’attendaient à paraître bientôt devant le Daimyo. A l’intersection de deux couloirs, Akira Tokitaka marqua une pause et grogna un nouvel ordre. Les deux soldats qui encadraient Tao le tirèrent vers le couloir de gauche, et il se retrouva bientôt poussé dans une petite pièce. L’un des soldats s’assit face à Tao, dos à la porte, tandis que l’autre prenait la garde à l’extérieur. Tao soupira. Il allait devoir encore attendre. Il commençait à être las de la situation et aurait préféré être enfermé avec ses amis. Il ne lui restait plus qu’à espérer qu’il ne serait pas obligé d’être confronté de son côté au Daimyo, seul. Il résolut de penser fortement à Indali pour ne pas perdre de vue qu’il avait intérêt à jouer de prudence s’il voulait s’envoler avec elle loin de ce pays.

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

S : C’est un plaisir de recevoir enfin un hôte tel que vous. Cela fait si longtemps que je souhaitais m’entretenir avec vous et vos amis, mais vous vous dérobiez toujours. Pourquoi une telle défiance ?
Le Daimyo Shimazu s’était adressé à Esteban sur un ton courtois, qui dissimulait mal cependant une forme de rancune mêlée de satisfaction.
E : Je crois me souvenir que nous vous avions dérobé un objet auquel vous accordiez une importance toute particulière. Je ne pouvais imaginer que vous nous pardonneriez facilement une telle offense.
S : Ah ! C’est à peine si j’ai compris ce qui m’arrivait ! Mais je me souviens parfaitement de cette jeune fille….il me serait fort agréable de la féliciter en personne pour son exploit.
E : Malheureusement, je crains que ce ne soit impossible. Elle n’est pas ici.
S : Tiens donc ? C’est fort dommage, vraiment. Mais dites-moi, pourquoi êtes-vous revenu à Kagoshima, si vous ne vouliez pas me présenter des excuses ? Serait-ce à cause de ces personnes qui ont été arrêtées avec vous ? Des amis à vous ?
E : En effet. Nous sommes venus leur rendre visite quelquefois, au cours de ces dernières années.
S : Je me disais bien….Je m’étais toujours demandé ce qui pouvait pousser des étrangers aussi extraordinaires par ici. Des étrangers qui ne demandaient rien, n’exigeaient rien, si discrets qu’on détectait à peine leur présence….Je vous ai tout de même soupçonnés d’être des espions à la solde du clan Itô, mais c’était ridicule. Il est manifeste que nos ennemis n’ont jamais profité de cette extraordinaire technologie que vous maîtrisez, sans quoi nous aurions eu plus de peine à les écraser.
E : Oh, vous avez enfin vaincu vos ennemis ? Félicitations.
S : Il est encore trop tôt pour me féliciter, mais cela ne saurait tarder. Eh bien, ne seriez pas heureux d’assister à ma victoire, et même d’y participer ? Cela vous soulagerait d’un poids…Je saurais me montrer clément, et pardonner votre offense. J’ai toujours été magnanime envers les étrangers, s’ils s’en montrent dignes. Je me souviens de ces trois hommes…vous les connaissiez, n’est-ce pas ? Sauriez-vous ce qu’ils sont devenus ?
E : Ils vivent heureux en Espagne.
S : Bien, bien…Aujourd’hui encore, je me souviens de leur bravoure. Mais parfois je me demande si je n’aurais pas mieux fait de leur trancher la tête….Ils vivent heureux en Espage…n’est-ce pas ce que vous souhaitez vous aussi ? Cette jeune fille, ne serait-elle pas là-bas ? Ne souhaitez-vous pas la rejoindre ?
E : Tout à fait, avec votre permission.
S : Grâce à cette machine extraordinaire, n’est-ce pas ?
Esteban hésita. Le Daimyo sourit.
S : Une machine pleine de promesses…Que diriez-vous de me montrer les possibilités de cet oiseau d’or ? Je suis sûr qu’il me serait d’une grande utilité dans ma lutte contre mes ennemis. Votre aide me serait infiniment précieuse. Et je sens que vous ne me trahiriez pas. Vous avez trop à cœur de réparer votre offense à mon égard. Au fait, savez-vous ce qu’est devenu cet individu qui prétendait me servir, avec son bateau volant ?
E : Il est mort.
S : Bien, très bien. J’ai cru comprendre que vous étiez de mèche avec lui. Mais c’est de l’histoire ancienne, n’est-ce pas ?
E : Cet homme était notre ennemi.
S : Mais vous avez collaboré avec lui. Je comprends, c’est parfois nécessaire. Ainsi, vous ne verriez pas d’un mauvais œil notre collaboration…
E : Est-ce que j’ai le choix ?
S : C’est une bonne question…on a toujours le choix…vous pouvez aussi réparer votre offense en acceptant la mort, et celle de vos amis.
E : Mais dans ce cas, vous ne pourriez rien faire du condor.
S : Ah, il est donc bien ici…Je vous propose que nous nous y rendions sans tarder.
E : Si j’accepte, que se passera-t-il ensuite ?
S : Vous voulez dire, qu’adviendra-t-il de vous et de vos amis ?
E : Exactement.
S : Chaque chose en son temps…faites-moi voler avec l’oiseau. Aidez-moi à vaincre le clan Itô. Nous aviserons ensuite.
E : Allez-vous les maintenir au cachot tout ce temps ?
S : Cela dépendra de toi, et de la rapidité avec laquelle tu satisferas à mes demandes ! Trouves-tu que c’est trop exiger pour retrouver mon honneur perdu, l’honneur que vous m’avez volé, toi et tes amis?
Le ton avait brusquement changé. Esteban s’efforça de n’en rien laisser paraître, mais il fut déstabilisé. Le seigneur jouait avec ses nerfs. Il répondit sans réfléchir, regrettant presque aussitôt sa proposition.
E : Et si je vous rendais votre sabre ?
S : Idiot ! Cette arme est désormais souillée ! Je l’ai remplacée depuis longtemps, et si tu veux savoir ce que vaut ma nouvelle lame, tu n’as qu’un mot à dire ! Je ne manque pas de têtes à faire tomber ! Dis le nom de celui ou de celle que tu veux sacrifier en premier !
Malgré la menace, Esteban réussit à ne pas se départir de son calme. Le Daimyo, à moitié dressé sur ses genoux, faisait mine de tirer son sabre d’un air menaçant, pour l’impressionner. La situation était critique. Esteban jouait la vie de ses amis. Il décida de jouer la sienne.
E : Je veux que vous sachiez une chose : moi seul suis capable de faire voler l’oiseau. Si je n’ai pas la certitude qu’en vous aidant je sauve la vie de tous mes amis, je préfère mourir. A vous de choisir : soit vous me garantissez que quand vous aurez terrassé vos ennemis grâce à moi, comme vous le souhaitez, mes amis et moi serons libres, soit vous me tuez maintenant.
S : Ah ah ! Et si j’exécute tes amis un à un pour te faire plier ?
E : Quel avantage pour vous ? Ce serait une simple perte de temps. A moins que vous n’ayez l’intention de tous nous exécuter une fois votre victoire acquise.
S : C’est exactement ce que vous méritez ! Akira Tokitaka m’a informé qu’il vous avait trouvés dans la maison d’une famille de traîtres ! Probablement associés, qui plus est, à l’offense dont j’ai été la victime il y a dix ans, puisque vous prétendez que ces vermines sont vos amis !
E : Vous n’avez donc aucune intention de les épargner. Vous pouvez me tuer tout de suite.
Le Daimyo se rassit et sourit.
S : J’admire ton sang-froid et ta perspicacité…Mais je n’aime pas ta suffisance. Crois-tu donc que je ne perçois pas ton mépris à mon égard ? Tu es comme tous les autres étrangers, vous vous croyez supérieurs, et vous vous permettez de juger ce que vous ne comprenez pas. Tu penses sans doute que je n’agis que par désir de gloire et de pouvoir personnels. Mais j’agis au nom du clan, et par intérêt pour lui. Que sais-tu des motivations de mes ennemis ? Crois-tu que j’entretiens cette guerre pour le plaisir ? Ne crois-tu pas que je tente tout pour y mettre fin ? Et que j’y serais peut-être déjà parvenu si, il y a dix ans, je n’avais pas été déconsidéré aux yeux de tous…il est de ma responsabilité de vaincre les ennemis du clan Shimazu, et de redonner au clan tout son prestige ! Je me suis battu pour maintenir l’indépendance du clan, et je n’abandonnerai jamais ! Chacun doit sacrifier son intérêt au profit du clan ! Ceux qui ne sont pas prêts à le faire sont des traîtres qui ne méritent que la mort !
E : Mais si ces mêmes traîtres servent les intérêts du clan….si moi, qui vous ai offensé jadis, je vous aide à vaincre vos ennemis, si mes amis, devenus vos otages, concourent à ma décision de vous aider, ne sommes-nous pas tous au service du clan Shimazu, et à ce titre, ne méritons-nous pas votre clémence ? La clémence n’est-elle pas une vertu suprême pour qui veut asseoir son autorité ? Une fois vainqueur, vous ne maintiendrez la paix à laquelle vous semblez aspirer que grâce aux vertus dont vous ferez preuve et qui justifieront qu’on vous obéisse.
S : Douterais-tu donc que je possède déjà ces vertus ? Eh bien, puisque tel semble être le cas, il ne me reste plus qu’à ordonner à Akira Takitaka de procéder, comme tu le souhaites, à ton exécution, puis à celle de tes amis. Je n’aime pas les donneurs de leçons.
Il fit aussitôt un bref signe de tête à l’officier, qui y répondit en s’inclinant. La partie semblait perdue. Esteban n’avait plus d’autre choix que d’accéder aux désirs du Daimyo en reconnaissant qu’il se soumettait entièrement à sa volonté, ce qui, espérait-il, permettrait de sauver leur tête à tous. En se rabaissant, en reconnaissant ses torts, il rehaussait le prestige du Daimyo devant un de ses subordonnés. Le seigneur avait besoin de lui, s’il désirait vraiment utiliser le Condor, mais Esteban l’ avait imprudemment provoqué en n’acceptant pas de l’aider immédiatement. Pourquoi donc avait-il proposé de lui rendre son sabre ? Même s’il était le seul à pouvoir piloter le Condor, il n’était pas en position de force pour imposer ses conditions. Il ne savait pas où était Tao. Le Daimyo pouvait très bien exécuter l’un des prisonniers pour faire plier son interlocuteur. Etait-il vraiment prêt à sacrifier Esteban sur l’autel de sa fierté, en se privant de l’oiseau d’or ? Mieux valait ne pas trop y réfléchir : qu’y avait-il à gagner à se laisser exécuter ? Esteban s’inclina le plus respectueusement qu’il put et, d’un ton grave qui contrastait avec l’ assurance tranquille affichée jusqu’alors, il dit au Daimyo ce que ce dernier voulait entendre. Quand il eut terminé, le seigneur garda le silence un instant, puis laissa tomber ces quelques mots :
S : La victoire nous attend. Ne perdons pas de temps.
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

Message par Ra Mu » 25 janv. 2019, 21:18

nonoko a écrit :
25 janv. 2019, 20:37
Voilà donc une petite suite, puisque vous y tenez ;) :D Au moins, c'est publié, je n'y touche plus! Et je peux me mettre à la suite de la suite :roll:
Une suite en do(s) majeur comme petite musique de nuit.
Merci Nonochan!

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