MCO one-shots ou "instants volés"

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Raang
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Raang » 19 juin 2017, 02:52

BON, après un gros retard et une grosse hésitation sur quoi dire...je peux le dire...je suis jaloux de ton talent.
Ce (big) one-shot (de tequila vu comment il m'a assommé) est magique dans son rythme : sa technique d'écriture, son message, toute la nostalgie que ressent Mendoza nous est transmis avec les références à la saison 1 des MCO, la...je n'ai pas trop de mots.

Je ne suis pas expert en analyses, tout ce que je peux dire c'est ""WHOAW J'ADORE !" mais c'est sincère. Et comme je te l'ai dit, je suis jaloux. Et je le suis que quand un exploit est accompli, et là...tu as réussi à me faire adorer le couple formé par Mendoza et Isabella alors que cette dernière me laisse de marbre.

Oui, je ne suis pas vraiment fan d'Isabella ^^ mais en tout cas...je ne peux dire qu'une chose : continue comme ça ^^
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Chaltimbanque » 08 août 2017, 21:56

Bon, vu que le précédent one-shot vous a plu (d'ailleurs, laissez-moi encore vous remercier chaleureusement, tous autant que vous êtes, pour tous vos commentaires, remarques et impressions :D :D ), voici le suivant. En fait, il s'agit presque d'un 2 en 1.
Changement de ton: on passe à quelque chose de plus léger, avec quelques hypothèses concernant la future saison 4, et ce qu'on apprendra à propos de Laguerra. Le moment venu, ce one-shot sera sans doute complètement à côté de la plaque, mais ce n'est pas grave (en attendant, je me serai bien amusée, et j'espère que vous aussi).

Bonne lecture ! ;)

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One-shot n°5: Interrogatoire

Embrochés sur un pieu de taille moyenne que Pedro faisait lentement tourner au-dessus du feu de camp vivace que Sancho, serviable, avait allumé près d’une heure plus tôt, accompagnés par l’inimitable chuintement que produisaient les gouttes de graisse en s’écrasant dans les flammes, trois beaux poissons grillaient. Quatre autres avaient d’ores et déjà été engloutis par la petite troupe, mais tous les estomacs ne s’en étaient pas trouvés rassasiés pour autant, en particulier ceux des seconds du capitaine.
— On dira ce qu’on voudra, mais c’est bon d’avoir le ventre plein ! s’exclama Esteban après s’être léché les doigts, en tapotant ladite partie de son corps d’un air satisfait, un large sourire sur les lèvres.
— Ça, c’est bien vrai ! approuva Pedro sans lâcher du regard les derniers produits de leur fructueuse pêche.
— Les plus sages paroles que l’on aura entendues aujourd’hui ! conclut Tao d’un air solennel, les yeux fermés et l’index tendu vers le ciel orangé où quelques timides étoiles commençaient à apparaître, ce qui provoqua l’hilarité générale.
Pourtant, Laguerra le savait, cet instant de sérénité innocente baignant dans la lumière déclinante du crépuscule allait bientôt toucher à sa fin, et il lui faudrait alors affronter l’inévitable interrogatoire auquel ses nouveaux compagnons de voyage n’allaient pas manquer de la soumettre. Pour être tout à fait honnête, elle s’étonnait grandement de ne pas y avoir eu droit à l’instant précis où elle avait posé le pied dans la cabine du Grand Condor. Elle suspectait aussi bien Mendoza que Zia d’avoir donné des instructions en ce sens.
Le capitaine avait d’abord paru heureux de la retrouver, comme elle l’avait elle-même été à son égard, mais le moment fatidique des révélations approchant à grand pas, il avait visiblement pris ses distances. Après avoir mangé, il s’était relevé pour aller s’adosser contre un tronc d’arbre situé légèrement à l’écart du groupe, de manière à pouvoir surveiller facilement les comportements respectifs des uns et des autres. Silencieux, les bras croisés sur son torse et le visage fermé, il attendait.
Pressée d’en finir avec les questions qu’elle sentait planer au-dessus de sa tête comme une épée de Damoclès, la fille du Docteur se décida à participer à la conversation.
— Je dois reconnaître qu’il est plus agréable de voyager avec vous qu’avec Ambrosius et Gaspard.
— Ce n’est pas très difficile ! fit remarquer Zia avec humour.
Laguerra ne put s’empêcher de lui sourire, et eut le sentiment qu’une certaine connivence commençait à s’installer entre elles. Des six passagers coutumiers du Grand Condor, la jeune Inca était probablement la plus disposée à lui faire confiance, malgré tout ce qui avait pu se passer auparavant.
— Puisque vous abordez le sujet, commença Tao en fronçant les sourcils, autant battre le fer tant qu’il est chaud.
Nous y voilà…, songea la jeune femme. Du coin de l’œil, elle remarqua la façon dont Mendoza s’était subtilement redressé, signe évident qu’il était parfaitement attentif à ce qui se déroulait à quelques mètres de lui. Cependant, le retrait qu’il avait exercé lui indiquait qu’il ne comptait pas intercéder en sa faveur – du moins, pas pour le moment – et qu’elle était soumise au jugement des trois enfants.
— Moi, reprit le Naacal, je ne pense pas qu’on puisse vous croire à propos de quoi que ce soit, mais certaines personnes ici présentes soutiennent qu’on devrait au moins vous laisser la chance de vous expliquer. Alors, allez-y, on vous écoute !
Un léger rictus vint momentanément étirer les lèvres de l’alchimiste.
— Eh bien, Tao, le moins que l’on puisse dire, c’est que tu ne perds pas ton temps en vaines conjectures.
— Ne changez pas de sujet !
— Je n’en ai pas l’intention, répondit-elle tout en levant ses mains pour apaiser le jeune garçon qui lui faisait face. Que voulez-vous savoir ?
— Pour commencer, suggéra Esteban, qui êtes-vous vraiment ?
— Pas votre ennemie.
— Ce n’est pas ce que vous nous avez montré en Inde, ni dans la ziggourat d’Akkad ! rappela Tao, toujours aussi peu désireux d’écouter les arguments de celle qui l’avait capturé à Patala.
— Ne croyez pas que m’en prendre à vous m’ait fait plaisir, loin de là, mais je n’avais pas le choix si je voulais rester crédible aux yeux d’Ambrosius. Et n’oubliez pas que je vous ai apporté mon aide à plusieurs reprises : en Inde, à Ormuz, à Manfuha, et à Kûmlar.
— Comment ça, à Ormuz ? fit remarquer Zia, interloquée. Je ne me souviens pas que vous nous ayez aidés là-bas.
À ces mots, la jeune femme parut tout aussi décontenancée que son auditoire et, conséquemment, manqua de repérer la façon dont le marin à la cape bleue tenta de lui signaler de se taire.
— Je l’ai pourtant fait, insista-t-elle simplement. Si je n’avais pas prévenu Mendoza du piège tendu par Zarès et le gouverneur de l’île, vous auriez probablement tous été –
Quoi ?!? l’interrompirent les trois enfants à l’unisson, accompagnés de Sancho et Pedro, une expression ahurie sur le visage.
Comme un seul homme, tous les regards se tournèrent alors vers Mendoza, qui laissa échapper une longue expiration avant de se pincer les sinus d’un air à la fois profondément exaspéré et quelque peu embarrassé. Il se ressaisit néanmoins très vite : les épaules redressées, il se racla la gorge et, comprenant qu’il ne pouvait plus se cantonner à un rôle de simple spectateur, revint prendre place auprès du feu. Il s’assit en face de Laguerra, dans les yeux sombres de laquelle pétillait une étincelle amusée soudainement apparue.
—Oh… Vous ne le leur aviez pas dit, conclut-elle en souriant.
— Non.
— P-Pou-Pourquoi tu ne l'as p-pas fait, Mendoza ?
— Parce que cela n'avait aucune importance, répondit-il en essayant de balayer la question de Sancho d'un revers de la main agacé.
— Aucune importance ? réitéra Laguerra sur un ton faussement offensé. En réalité, elle s'efforçait de ne pas rire sous cape face à la manière dont le capitaine, bien malgré lui, venait de se retrouver à naviguer en eaux troubles.
— Non, je veux dire... Ce qui comptait vraiment, à ce moment-là, c'était de trouver l'antiquaire et de quitter le souk d’Ormuz au plus vite. Ensuite, les choses se sont précipitées, nous nous sommes séparés et nous n'avons pas eu l'occasion de revenir sur le sujet.
— Ben voyons ! railla Tao, peu convaincu. Dis plutôt que tu étais déjà en train de tomber am- AÏE !!
La modeste pierre sortie de nulle part qu'il venait de recevoir à l'arrière de la tête cessa de léviter et retomba au sol. Tout en passant la main sur la zone douloureuse de son crâne, le garçon jeta un regard furieux en direction de Zia, qui fit mine de ne pas s'en rendre compte. Esteban réussit tant bien que mal à se retenir de rire, mais il adressa tout de même un sourire complice à son amie, qui lui répondit par un clin d’œil. Quant à Pedro et Sancho, ils connaissaient suffisamment bien leur supérieur hiérarchique pour ne pas vouloir s’attirer ses foudres et n’insistèrent donc pas davantage sur la dernière remarque du jeune Naacal.
— De toute façon, poursuivit Mendoza sans sourciller, cela ne change rien au fait que vous n’avez cessé de jouer sur les deux tableaux, señorita Laguerra, ce qui ne donne qu’un poids relatif à vos paroles.
— J’en conviens, admit-elle sincèrement. Mais si j’avais réellement voulu vous nuire, pourquoi diable aurais-je pris le risque de vous aider, capitaine ?
— Vous êtes très astucieuse, mais ne retournez pas la situation à votre avantage. C’est à vous de vous expliquer, pas à moi.
— Écoutez : je comprends tout à fait que l’ambivalence de mes actes puisse vous amener à douter du bien-fondé de ma présence parmi vous, mais je vous jure sur mon honneur que vous n’avez aucune raison de vous méfier de moi. Je ne cherche pas à entraver votre quête, assura-t-elle en se tournant vers les enfants.
— Bien sûr que non, souligna Tao, ce n’est pas dans votre intérêt ! Vous voulez juste en profiter et, au dernier moment, vous nous trahirez, comme vous l’avez déjà fait !
— Quel est votre but, Laguerra ? demanda Zia, toujours calme et posée, insensible à l’accès de colère de son ami savant.
— … C’est compliqué, lâcha cette dernière en soupirant.
— Si vous voulez nous convaincre, l’avertit Esteban sans antipathie, il va falloir faire mieux que ça.
— Je vais vous dire ce que j’en pense, intervint Mendoza. J’ai réfléchi à ce que vous avez pu me confier, señorita, et je suis enclin à croire que vous poursuivez un objectif différent de ceux d’Ambrosius, voire même des nôtres.
» À Patala, poursuivit le capitaine en se levant, alors que nous nous battions en duel, vous avez vivement affirmé que vous n’aviez pas de maître, ce qui sous-entendait que vous ne vous rangiez pas aux côtés d’Ambrosius. Par-contre, à Ormuz, vous avez déclaré que vous ne trahissiez pas Zarès. Or, ces deux aveux semblent parfaitement contradictoires. Je n’ai toutefois pas l’impression que vous ayez cherché à me mentir, ni dans un cas, ni dans l’autre.
— Aucun des deux n’était un mensonge, confirma-t-elle.
— Fort bien. Tâchons à présent de voir les choses du point de vue de Zarès. S’il avait appris que vous nous étiez venue en aide, aurait-il considéré cela comme un flagrant manque de loyauté de votre part ?
— Bien évidemment, concéda l’aventurière. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit, à bord de la nef, après avoir quitté Kûmlar.
— Et vous continuez à soutenir que vous ne l’avez pas trahi pour autant ?
— Oui.
— Alors, si vous dites la vérité, il n’y a qu’une seule explication rationnelle possible : vous ne l’avez pas trahi, car vous n’avez jamais été véritablement de son côté. Il nous reste à déterminer la raison pour laquelle vous vous êtes retrouvée dans cette position, et à qui cela profite-t-il.
La perspicacité désarmante du capitaine poussa Laguerra à baisser les yeux. Elle secoua la tête en se souriant à elle-même, prise à son propre piège. Il ne servait plus à rien de nier l’évidence. Face à ce comportement, Mendoza sut qu’il avait vu juste. Lorsque celle qui leur avait semblé être le bras droit de l’impitoyable alchimiste releva le visage, tous sentirent un sentiment de fébrilité les envahir.
— Savez-vous de quelle manière Ambrosius – ou Zarès, peu importe - a obtenu les fonds nécessaires pour construire sa nef et mener à bien ses recherches sur les Cités d’Or ?
Le silence frémissant d’anticipation qui s’ensuivit fut la seule réponse qu’elle espérait, et qu’elle obtint.
— Il en a fait miroiter les merveilles, continua-t-elle, ou plus précisément la puissance, à deux monarques bien précis: François 1er, son propre souverain, et Charles Quint, notre roi.
Comment ?!? s’écrièrent le capitaine et les enfants.
— Vous n’êtes pas sans savoir que nous vivons une époque de conquêtes. Les grandes puissances d’Europe cherchent autant les unes que les autres à étendre leurs territoires par tous les moyens possibles et imaginables.
» Grâce aux recherches qu’il avait menées par le passé avec les autres membres fondateurs de l’Ordre du Sablier, Ambrosius détenait des preuves indiscutables de l’existence des sept Cités d’Or, disséminées de par le monde.
» Muni de ces preuves, et sous l’identité de Zarès, il ne lui a pas été difficile de convaincre et François 1er et Charles Quint des formidables avantages stratégiques et militaires qu’ils pourraient retirer d’une telle découverte. Bien entendu, aucun des deux monarques n’a été informé du fait que la même proposition leur avait été soumise.
— Ambrosius sait pertinemment qu’il s’agit là d’un acte de haute trahison, passible de la peine de mort, compléta Mendoza, l’air pensif.
— Mais cela n’explique toujours pas quel rôle vous jouez dans toute cette histoire, souligna Zia.
— Ambrosius est sans doute très malin, concéda la jeune femme, mais il n’est pas le seul. Charles Quint connaissait mon père, Fernando Laguerra, car celui-ci fréquentait régulièrement les membres de la Cour d’Espagne. Aussi, lorsqu’Ambrosius a révélé que le Docteur avait été un membre de l’Ordre du Sablier et que j’avais, d’une certaine manière, pris sa relève, le roi y a vu un moyen simple et efficace d’assurer ses arrières.
Soudain, tout devint clair dans l’esprit du capitaine.
— Cela signifie que…
— Oui, confirma-t-elle. J’ai été chargée, par Charles Quint lui-même, de surveiller les agissements de Zarès – à son insu, cela va sans dire - et de m’assurer qu’il respectait ses engagements.
— Donc, j’avais raison ! gronda Tao en pointant un doigt accusateur vers l'aventurière. Vous êtes une espionne !!
— Certes, mais pas celle que tu croyais.
— Qu’est-ce que ça change ? D’après ce que vous nous avez dit, ces rois veulent eux aussi s’approprier le savoir de mes ancêtres pour assouvir leur soif de pouvoir et de guerre !
— Et c’est précisément pour cette raison que je me contenterai d’informer le roi de la trahison de Zarès, et non de ce que renferment les Cités.
— Vous êtes sérieuse ? s’enquit Esteban.
— Absolument. Après tout, contrairement à Zarès, je ne me suis jamais engagée à livrer les Cités d’Or à qui que ce soit, rappela-t-elle d’un ton égal.
» De toute évidence, Ambrosius n’a jamais compté tenir parole. Et nous avons tous vu ce dont il était capable avec ses terribles soleils noirs, qui n’étaient pourtant qu’un infime échantillon de ce que fut autrefois l’arsenal de ton peuple, Tao. Je préfère ne pas imaginer ce qui se passerait si lui ou quiconque d’autre que vous venait à mettre la main sur de tels secrets. Charles Quint ne pourra pas regretter ce qu’il ignore.
— Quiconque d’autre que nous ?
— Oui, Zia. J’ai vu, aux portes de Kûmlar, Esteban appeler le soleil. Et je t’ai vue, toi, subtiliser le double médaillon des mains d’Ambrosius, de la même manière que tu avais fait voler jusqu’à toi le coffret contenant le Voile du Serpent…
La fille du Docteur marqua une brève pause pour contempler, l’espace de quelques secondes, les deux enfants élus et les médaillons du soleil qu’ils portaient autour du cou.
— Je ne comprends pas pourquoi, avoua-t-elle en haussant les épaules, mais je ne peux le nier : vous êtes les seuls héritiers légitimes de cette quête. À ce titre, je ne vous ferai pas obstacle. Mais Zarès, lui, cherchera à vous empêcher d’atteindre votre but par n’importe quel moyen.
— Sans blague ! ironisa Pedro, tout en retirant du feu les trois poissons désormais cuits à point. Il en donna un à Sancho, conserva le second et laissa le troisième, toujours planté sur le pieu qui avait servi de broche, à disposition de ses compagnons.
— Ce que je veux dire, explicita Laguerra, c’est que vous ne lui échapperez pas. Vos chemins sont condamnés à se croiser de nouveau. Et à ce moment-là, il se pourrait bien que je vous sois d’une aide précieuse.
Un fragile murmure d’assentiment teinté de scepticisme parcourut le cercle d’amis.
— Supposons que nous acceptions, proposa Esteban. Qu’avez-vous à y gagner ?
— La satisfaction d’avoir mené ma mission à terme, répliqua-t-elle immédiatement, sans même avoir besoin de réfléchir. Et peut-être autre chose, ajouta-t-elle plus doucement, comme s’il s’agissait d’une arrière-pensée, avant de planter ses yeux dans ceux du capitaine et de lui adresser un sourire discret mais lourd de sous-entendus.
Mendoza ne fut pas le seul à saisir l’allusion. Avant que les deux garçons ne puissent réagir de façon intempestive, Zia les prit par la main et les entraîna prestement à l’écart, prétextant qu’il leur fallait à présent délibérer pour décider de la suite des évènements. Ce n’était pas complètement faux.
Dès qu’ils se furent suffisamment éloignés pour que leurs paroles ne puissent être distinguées par les quatre adultes, Esteban se campa fermement devant ses amis, les mains posées sur les hanches.
— Bon, alors, qu’est-ce qu’on fait ?
— Je persiste à dire qu’on ne peut pas lui faire confiance ! maugréa le Naacal en croisant les bras sur sa poitrine avec mauvaise humeur.
Pichu, perché sur l’épaule de son maître, arborait une expression étrangement similaire.
— Moi, je pense que si, Tao. Et même dans le cas contraire, il sera plus facile de garder un œil sur elle si elle se trouve parmi nous plutôt que l’inverse.
— Je suis d’accord avec Zia, dit Esteban. De toute manière, on ne sera pas trop de sept pour lutter contre Zarès. Et puis, je ne crois pas que Mendoza ait vraiment envie de la voir partir, finit-il en souriant.
— Justement ! répliqua Tao avec force. Vous avez pensé au fait qu’elle pourrait très bien se servir de lui pour arriver à ses fins ?
— Sans vouloir te vexer, argua l’élue en tentant de raisonner son ami, Mendoza n’est pas stupide ; il a sûrement déjà envisagé cette possibilité. Quant à Laguerra, je ne pense pas qu’elle soit le genre de femme à embrasser n’importe qui.
— Pfff…
— Tao, quoi qu’il arrive, Mendoza ne nous trahira pas, professa le fils d’Athanaos, qui regrettait toujours d’avoir douté du capitaine, plusieurs mois plus tôt, au Tibet.
— Et si lui et Laguerra s’aiment vraiment, compléta Zia, ça ne peut que servir notre cause.
Pendant ce temps, et alors que Sancho et Pedro finissaient d’avaler leur repas, le capitaine se saisit d’une des outres dont ils disposaient et but une longue rasade d’eau fraîche pour atténuer la sensation de sécheresse qui s’était répandue dans sa gorge. Une fois sa soif étanchée, il reboucha le récipient en peau de chèvre et vint s’asseoir directement à droite de Laguerra. Exactement comme il l’avait fait au campement des Chaldis avant de rejoindre Malik et les autres bédouins à bord des zephtys pour affronter la nef d’Ambrosius, il posa la main sur l’épaule dénudée de la jeune femme. Elle n’esquissa pas le moindre mouvement de recul.
— Vous vous en êtes plutôt bien sortie, señorita.
Elle tourna légèrement la tête pour le regarder, en tâchant d’ignorer à la fois la chaleur qui se dégageait de sa paume et le manque de résistance qu’elle lui opposait.
— Merci.
Quelques mètres plus loin, Esteban, Tao et Zia semblaient plongés dans une discussion pour le moins animée, s’il fallait en juger par les gesticulations incessantes du Naacal. Plus par curiosité qu’autre chose, Laguerra s’enquit de son sort auprès du capitaine.
— Qu’adviendra-t-il de moi si les enfants ne souhaitent pas me voir rester parmi vous ?
Mendoza retira la main de son épaule, et elle se surprit à en regretter le contact.
— Nous vous déposerons aux abords du port le plus proche pour vous permettre d’embarquer sur un navire en partance pour la destination de votre choix.
— Vraiment ? s’étonna-t-elle, peu habituée à tant de mansuétude.
— Bien sûr. À quoi vous attendiez-vous ?
L’intéressée baissa les yeux et songea à la manière dont Ambrosius avait réagi lorsque Gaspard lui avait rapporté qu’elle avait tenté d’aider les enfants, à Kûmlar, et qu’elle y avait embrassé l’homme qu’ils avaient tous deux voulu supprimer maintes et maintes fois.
— Je ne sais pas vraiment, souffla-t-elle.
— Zarès et nous ne sommes pas faits de la même étoffe, rétorqua le marin, peu désireux de se voir comparé à l’alchimiste – pas même silencieusement. Il provoqua ainsi l’apparition d’un franc sourire sur le visage de la fille du Docteur.
— Inutile de souligner l’évidence, capitaine. Cela, l’informa-t-elle tout en serrant brièvement sa main, je l’avais remarqué.
Mendoza, bien qu’amusé, ne répondit pourtant rien, car les enfants revenaient à présent vers eux d’un pas soutenu, leurs silhouettes se découpant nettement dans l’obscurité avant d’être de nouveau éclairées par la lueur réconfortante des flammes. Il ne ressentit nul besoin de s’inquiéter, car même s’il pouvait entendre Tao grommeler des paroles indistinctes, Esteban et Zia paraissaient tranquilles et satisfaits.
— Alors ? les interrogea-t-il sans détour, tandis que Laguerra retenait son souffle. Qu’avez-vous décidé ?
— Elle peut rester, annonça Esteban en opinant du chef.
— Mais ce n’est pas pour ça qu’on lui fait confiance… crut bon d’ajouter le Naacal, avant de se tourner vers la jeune femme et de la dévisager sévèrement.
— Ce que veut dire Tao, précisa Zia d’une façon nettement plus avenante, c’est que vous allez devoir faire vos preuves, Laguerra.
— Je comprends, répondit sobrement cette dernière tout en hochant de la tête en signe d’assentiment. Cela me paraît tout à fait équitable, étant donné les circonstances.
— Eh bien, puisque nous sommes tous d’accord, déclara Mendoza en se levant une nouvelle fois pour clôturer le sujet et sceller l’accord qui venait d’être passé, il est temps d’aller dormir. Pedro, Sancho, vous pouvez vous reposer pour l’instant ; je m’occupe du premier tour de garde.
Les seconds du capitaine ne manquèrent pas d’exprimer leur joie à l’annonce de cette nouvelle bienvenue. Dans la foulée, ils se hâtèrent d’aider les enfants à installer les quelques tapis et couvertures dont ils avaient l’usage à une distance raisonnable du feu, pour que personne n’ait froid sans pour autant risquer de se faire brûler par d’éventuelles braises. Leur tâche accomplie, ils ne tardèrent pas à s’allonger, puis à sombrer dans un sommeil réparateur. Esteban, Zia et Tao, toujours sidérés par la vitesse avec laquelle Pedro et Sancho pouvaient s’endormir, se souhaitèrent une bonne nuit et firent bientôt de même. Sous peu, le silence relatif de la nuit ne fut plus rompu que par l’agréable crépitement du bois et la respiration plus ou moins bruyante des différents dormeurs.

Les yeux fermés mais l’âme agitée, seule Laguerra ne parvenait pas à trouver le repos. Étendue sur le dos, elle tenta pendant un long moment de se concentrer sur le rythme auquel elle inspirait, puis expirait, de façon à ralentir la cadence des battements de son cœur et ainsi forcer son corps à tomber dans un propice état de somnolence, mais rien n’y fit. Envahie par un abrupt sentiment de frustration, elle rejeta d’un geste rageur la couverture qui lui avait été donnée. Une fois assise, elle enfouit son visage dans ses mains gantées pendant quelques secondes, le temps nécessaire pour remettre un peu d’ordre dans les idées enchevêtrées qui occupaient son esprit. Au loin, un quelconque oiseau nocturne poussa un cri strident.
Le bruit distinct et régulier d’un raclement métallique parvint alors à ses oreilles. Curieuse, elle releva les yeux pour en trouver l’origine, puis se sourit à elle-même en constatant que Mendoza s’était entre-temps installé sur un long rocher plat, et qu’il y était tranquillement occupé à aiguiser le tranchant de son épée à l’aide d’une pierre d’affûtage. Ses mouvements étaient lents et précis. S’il l’avait vue ou entendue se redresser, il n’en laissa rien paraître.
Laguerra se releva en silence, puis empoigna sa rapière et la rattacha à son baudrier. Elle savait pertinemment qu’elle n’y aurait pas recours, mais elle était habituée à en sentir le poids et la présence. Elle délaissa néanmoins son fouet et son pistolet, qui demeurèrent à même le sol, près du tapis sur lequel elle s’était installée. Déterminée à ne réveiller personne, y compris Pichu, la jeune femme veilla soigneusement à ne marcher sur aucune brindille ou toute autre chose susceptible de faire du bruit. À pas de loup, elle se fraya un chemin vers l’endroit où se trouvait le capitaine. Elle s’arrêta juste en face de lui, et ce ne fut qu’à ce moment-là qu’il leva les yeux vers elle, un sourcil haussé en guise d’interrogation.
— N’êtes-vous donc jamais fatiguée, señorita ? la questionna-t-il avec un sourire en coin.
— Si, lui répondit-elle de façon identique, mais il arrive parfois que le sommeil se montre quelque peu capricieux.
— Il semblerait, en effet.
— Puis-je vous tenir compagnie ?
D’un geste de la main, il l’invita à prendre place à côté de lui.
— Je vous en prie.
Elle s’exécuta sans mot dire. Mendoza rengaina son épée au fourreau, puis rangea la pierre d’affûtage dans l’aumônière qu’il portait toujours à la ceinture.
— Pourriez-vous m’expliquer, commença Laguerra, pourquoi seul le verdict des enfants s’avérait déterminant, tout à l’heure ?
— C’est très simple : de cette façon, votre place à bord du Grand Condor ne leur semblera pas usurpée, puisque ce sont eux qui ont décidé de vous l’accorder.
— Je ne suis pas certaine que Tao partage cet avis.
— Tao va surveiller vos moindres faits et gestes, cela ne fait aucun doute, et ce d’autant plus qu’il a eu du mal à se remettre de la trahison d’Ambrosius. Mais il finira par s’habituer à vous, de la même manière que Zia s’est habituée à moi.
La jeune femme fronça les sourcils, prise de court par cette information inattendue. Elle avait pourtant vu l’amie d’Esteban s’élancer à toutes jambes vers le marin et lui sauter au cou lorsque celui-ci les avait retrouvés, au beau milieu du désert des Chaldis.
— C’est difficile à croire. Elle paraît sincèrement vous aimer.
— Maintenant, oui, mais cela ne s’est pas vraiment fait en un jour.
Bien que sa curiosité ait été piquée au vif, Laguerra ne chercha pas à obtenir d’explications supplémentaires. Elle supposait qu’elle en aurait sûrement l’occasion dans un futur proche et changea donc de sujet.
— Vous savez, il ne serait peut-être pas superflu d’instaurer un quatrième tour de garde, dont je pourrais assumer la responsabilité. De cette façon, vos marins et vous-même pourriez vous reposer davantage.
— Voilà une proposition avisée. Sancho et Pedro seront ravis de l’apprendre, approuva-t-il en riant tout bas.
— À propos, et sans vouloir vous offenser, comment se fait-il que vous les ayez engagés en tant que seconds ?
— Que voulez-vous dire ?
— Simplement que vous ne paraissez pas être taillés du même bois.
Aussitôt, Mendoza recouvra son sérieux et son visage se fit plus sévère.
— Ne vous méprenez pas à leur sujet, señorita Laguerra. Mes hommes ont certes besoin qu’on leur remette les idées en place de temps à autre, mais ce ne sont pas de si mauvais bougres. Et bien qu’il leur arrive de rechigner à la tâche, il s’avère qu’ils sont de bons marins. Quant à leur loyauté à mon endroit, elle n’est plus à prouver.
— Contrairement à la mienne, évidemment, marmonna-t-elle en reportant son attention sur leurs compagnons de voyage endormis. Vous ne me croyez toujours pas.
Il n’y avait aucune animosité dans le constat réalisé par la jeune femme ; juste des relents de lassitude doublés d’un indéniable désappointement.
Pourtant, Mendoza sourit et s’empara de sa main avant d’entrecroiser leurs doigts. Laguerra, confuse, se tourna vers lui en silence sans pour autant chercher à se dégager.
— Disons plutôt que ma confiance ne vous est pas entièrement acquise, señorita. Toutefois, compte tenu de certains évènements, je suis disposé à vous accorder le bénéfice du doute.
Laguerra perçut immédiatement le changement d’atmosphère qui venait de s’opérer. Elle se laissa prendre au jeu.
— Et auriez-vous l’obligeance de me dire pourquoi, capitaine ? lui demanda-elle, les yeux brillants de défi, tout en réduisant la distance qui les séparait.
— Je crains, malheureusement, répliqua le capitaine en rabattant une mèche de cheveux derrière l’oreille de son interlocutrice, que vous ne deviez trouver la réponse à cette question toute seule.
— Vous ne comptez vraiment pas me faciliter la tâche, n’est-ce pas ?
— Ah, mais je vous avais prévenue que vous ne vous en tireriez pas avec un simple baiser, aussi agréable fût-il.
— Qu’aurais-je pu faire d’autre ? Vous étiez déterminé à ne pas écouter un traître mot de ce que j’avais à dire, lui rappela-t-elle, partagée entre hilarité et sarcasme. Sans compter que nous avions les mains prises !
— Ce qui n’est pas le cas ce soir.
Sur ces mots, Mendoza exerça une légère pression sur la nuque de la jeune femme pour approcher leurs visages respectifs. Instinctivement, Laguerra comprit. Elle ferma progressivement les yeux et pencha légèrement la tête de côté, jusqu’à sentir les lèvres du marin effleurer les siennes. À l’inverse du baiser empli d’urgence, d’adrénaline et de sentiments contradictoires qu’ils avaient partagé à Kûmlar, celui-ci s’avéra plus lent, plus méticuleux, plus sucré. Mendoza sentit les bras de l’aventurière s’enrouler autour de son cou. Au plus profond de lui, un lion se mit à rugir de fierté. Encouragé par la façon dont Laguerra s’était presque violemment emparée de sa lèvre inférieure, il approfondit encore le contact en réclamant l’accès à la bouche de cette dernière. Elle prit conscience de ce qu’il lui demandait, et ne se déroba pas. L’étreinte passionnée qu'ils partagèrent alors lui parut aussi douce que de la vanille, mais plus féroce que la morsure de l’aquilon.
Lorsqu’ils se séparèrent enfin, tous deux se regardèrent, les yeux chatoyants et le souffle court. Mendoza releva la main pour caresser de son pouce la joue rougie de la jeune femme, qui, de son côté, considérait avec une certaine satisfaction la façon dont elle l’avait passablement décoiffé.
— Ma foi, señorita Laguerra –
— Isabella.
— Je vous demande pardon ?
— Cessez donc d’utiliser mon patronyme à tout bout de champ, le rabroua-t-elle sans méchanceté. Je m’appelle Isabella.
Le capitaine prit note de l’information et lui sourit.
— Et moi, Juan-Carlos. Oui, je sais, déclara-t-il en la voyant pouffer de rire.
Il leva les yeux au ciel, puis secoua la tête, résigné.
— Pourquoi croyez-vous que je préfère que l’on m’appelle Mendoza ?
— Aucune idée, señor.
— Bref… Isabella Laguerra, je pourrais facilement m’habituer à ce genre de tour de garde, murmura-t-il doucement, la commissure de ses lèvres relevée.
Elle lui rendit son sourire, l'esprit empli d’une euphorie comparable à une ivresse sans nom, et l’embrassa de nouveau légèrement avant de lui répondre :
— Moi aussi.
Dernière modification par Chaltimbanque le 29 août 2017, 10:07, modifié 7 fois.
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par TEEGER59 » 09 août 2017, 17:17

Top, top, top!
Tu as sucré certaines phrases intentionnellement?
Je demande ça car la version que tu m'as envoyée à l'air plus détaillée lors d'une certaine scène...
En tout cas, c'est GÉNIAL !!!
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Chaltimbanque » 09 août 2017, 17:55

Oui, je l'ai rendue "kids friendly", comme on dit en anglais... :x-):

Et un grand merci ! ;)
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Akaroizis » 09 août 2017, 19:51

Oui oui, c'est vraiment pas mal. C'est même très bien, voire excellent.
Ça correspondrait parfaitement à une éventuelle scène du genre dans la saison 4.

Tu as l'art d’excellemment retransmettre les différents caractères (et univers) des différents personnages. Bravo rien que pour cela. ;)

En bref, chapeau bas la saltimbanque ! 8)
Le présent, le plus important des temps. Profitons-en !

Saison 1 : 18.5/20
Saison 2 : 09/20
Saison 3 : 13.5/20


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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Chaltimbanque » 10 août 2017, 12:35

Merci Akar ! ;-)
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par nonoko » 21 août 2017, 22:51

Je me suis fait le plaisir d'une deuxième lecture, et c'est le même constat: on croirait les entendre parler, j'entends très bien les voix dans ma tête! Bref, on vit la scène en direct live...
J'aime beaucoup le rôle des enfants dans la discussion, les vraies/fausses réticences de Tao, les interventions avisées de Zia...et la façon dont Mendoza est pris en flagrant délit d'omission d'information :x-): Les enfants qui reviennent pour donner leur verdict, l'acceptation de la sentence par Isabella...
L'ensemble sonne juste, en particulier la 'retenue' qui est de mise entre les deux tourtereaux, quelle maîtrise, quel self control ces deux là!
De la belle ouvrage, Chatchat...
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Chaltimbanque » 26 août 2017, 18:59

Un grand merci nonoko ! :D :D
J'ai pris un bon moment, lors de l'écriture de ce one-shot, pour décider des paroles de chacun, et le fait de savoir que tu arrives à les "entendre" naturellement lors de ta lecture, c'est la plus belle récompense qui soit ! ^^
Oui, je voulais absolument caser cette omission d'information ! Je suis contente que ce passage t'ait fait rire ! :x-):
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par DeK » 10 sept. 2017, 19:47

En un mot : excellent ! :)

De la première phrase où le décor est planté jusqu'au tendre baiser final, ce one-shot illustrerait très bien une scène de la prochaine saison.
On y retrouve la méfiance de Tao, qui déjà trahit par Ambrosius, pourra difficilement accorder sa confiance à Laguerra, les explications de cette dernière durant le pénible interrogatoire (elle est restée bien calme, je trouve) et Mendoza qui reste en retrait mais se retrouve forcé de s'expliquer à son tour. ^^
Comme le dit Akar' les caractères de chacun sont respectés et les paroles rendent la scène encore plus juste, beau travail Chaltim' !

D'ailleurs, des one-shots comme ça on en redemande bien sûr. ;)
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par miami27270 » 08 oct. 2017, 14:38

J'adore tout simplement .Tu as un don pour l'écriture didonc .
Moi j'aime les épées ,les pistolets et le tir à l'arc .


Saison 1 : 15/20
Saison 2 : 12/20
Saison 3 : 19/20


Perso ppréféré : Mendoza
Couple préféré : Mendoza et Laguerra

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