MCO saison 4 (Fanfic)

C'est ici que les artistes (en herbe ou confirmés) peuvent présenter leurs compositions personnelles : images, musiques, figurines, etc.
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IsaGuerra
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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par IsaGuerra » 06 juin 2018, 19:03

Super passage !
« Ne te met pas en travers de ceux qui veulent t'aider » Sara Sidle

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TEEGER59
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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par TEEGER59 » 08 juin 2018, 22:40

Suite.

La tension monta d'un cran au sein de la petite équipe, même si chacun tentait de n'en rien montrer. Les hommes le ressentaient dans leurs tripes, cette fois, plus de doute possible, l'étau se resserrait sur eux. Les aventuriers se retrouvèrent bientôt nez à nez avec une patrouille.
Une dizaine d'Olmèques, armés d'épées longues et de haches affutées, les avaient débusqué. Les deux groupes se firent face à quelques mètres l'un de l'autre. Une énorme lance se planta devant les enfants, un avertissement très clair de ce qui attendait Mendoza et sa clique s'ils refusaient de se rendre.
Les mâchoires serrées, le capitaine leva les mains, signifiant aux siens l'attitude à suivre. Tous s'y plièrent, sauf Miguel qui portait toujours Isabella.
Dans un concert de hululements féroces issus des puissantes gorges du peuple précolombien, une partie des guerriers s'approcha et ordonna aux adultes de se défaire de leurs armes. Les autres restèrent en retrait, prêts à contrer toute tentative de fuite.
De mauvaise grâce, les Européens obéirent.
Deux guerriers s'avancèrent vers Kris. Arborant une oreille mutilée, l'un d'eux vint encore plus près et saisit l'épée dissimulée sous la chasuble du chasseur avant de la brandir bien haut.
Les Olmèques poussèrent un hurlement où la surprise se mêlait à la rancœur. L'arme signifiait sans conteste qu'ils avaient enfin entre leurs mains ceux qui avait abattu les leurs. La face de craie qui tenait le trophée s'exclama:
:?: : C'est l'arme de Gueuledemor, mon frère! Tu l'as tué!
Il se rua sur Kris, le jeta à terre et le roua de coup de bottes.
:Mendoza: : Hé, Oreille fendue, c'est moi qui l'ai abattu! Ton frère est mort en couinant comme un goret!
Le guerrier au tragus mutilé délaissa le chasseur au bord de l'inconscience et vint rejoindre le capitaine à grands pas. Sans crier gare, il lui asséna un crochet dans le ventre, puis un deuxième. S'écrasant sur le sol, Mendoza se moqua de lui.
:Mendoza: : C'est tout ce que tu as? Les Olmèques sont faibles.
Oreille fendue le hissa vers lui en le tirant par la tunique et le cogna cette fois en pleine bouche puis sur le foie.
Le marin s'effondra à nouveau, les lèvres en sang. Son esprit commençait à se nimber de son suaire rougeâtre, signe que sa colère montait.
Miguel lui souffla:
MDR: Non, J-C. Pas maintenant, on va se faire massacrer.
Obéissant à son aîné, le capitaine contint sa rage et se redressa face à Oreille fendue qui le toisait toujours:
:?: : Ce soir, je te tue.
:?: : Ça suffit, Butor! Je te rappelle que Toutentèque les veut sains et saufs. Il veut les interroger personnellement.
Oreille fendue cracha aux pieds de Mendoza et lui murmura:
Butor: Ce soir, c'est moi qui te tue.
Il se détourna du navigateur, avisa le chasseur toujours au sol et ricana à l'attention de l'homme à la cape bleue.
Butor: Je crois que tu m'as menti, petit homme. Sinon, c'est toi qui porterais l'épée. Pas lui.
Butor se dirigea vers le chasseur. Il se pencha pour agripper son poignet gauche. Kris tenta de résister mais il était encore trop faible. Butor en profita pour le frapper d'un revers en travers de la tempe. Les yeux du punuk papillonnèrent.
:?: : Butor, qu'est-ce que je viens de dire!
Dédaignant l'avertissement de son congénère, Oreille fendue se saisit du poignet de Kris à deux mains, et faisant jouer sa puissance le tordit jusqu'à le briser.
Le chasseur poussa un gémissement sourd et se tassa sur lui-même.
Butor se tourna vers l'autre Olmèque et gloussa:
Butor: Tu sais, Stentor, il n'a pas besoin de sa main pour parler!
Les deux créatures se défièrent du regard. Stentor, en charge de l'ost, finit par hausser les épaules. Une expression hautaine plaquée sur son visage, le lieutenant finit par donner un ordre avant de s'éloigner:
Stentor: Qu'on les ligote!
Le regard de Mendoza brûlait de haine. Il rejoignit Kris.
:Mendoza: : Ça va, Athanaos?
:Esteban: : Quoi?!?
:Athanaos: : Oui, Estéban. Difficile de savoir que c'est ton père là-dessous sans ce fichu masque!, hein?
L'élu n'eut pas le temps de réagir ou de songer à quoi que ce soit. La suite alla trop vite. L'arbalète de Miguel surgit entre les mains de son propriétaire et vrombit à deux reprises. L'hidalgo avait délaissé Isabella aux soins de Zia pour lancer l'attaque. Deux Olmèques furent touchés en pleine tête et le tireur d'élite actionna de nouveau la manivelle de son arme pour la retendre. Mendoza s'était ramassé sur lui-même et contemplait le positionnement des adversaires. Son esprit analysa la stratégie à développer. Il savait désormais qui commandait l'escouade et il sut ce qu'il devait faire. Ramassant ses armes, il se redressa et les lança coup sur coup sur les deux Olmèques les plus proches. Le premier mourut d'une lame dans l'œil droit, le second, la gorge transpercée.
Il récupéra son épée puis sauta sur une autre cible. Il frappa Lavoidunor de ses pieds joints, le faisant chuter lourdement. Le capitaine retomba tant bien que mal sur le sol et se redressa aussitôt. Délaissant celui qu'il venait de faire tomber, il bondit une fois encore et passa sur le dos d'un deuxième soudard tout en dégainant sa lame pour atteindre son objectif: le lieutenant.
Il atterrit juste devant lui et le poinçonna violemment de sa main armée sur le côté du cou. L'artère jugulaire tranchée, Stentor s'affaissa sur son meurtrier. D'une bourrade, Mendoza le balança sur le cadavre d'un Thuléen alors que Butor arrivait sur lui par le côté, son épée esquissant déjà une diagonale fatidique. Un carreau de Miguel se ficha soudain dans son avant-bras, suspendant son geste, avant que l'arbalétrier ne l'expédie ad patres d'un autre trait dans la poitrine.
Le guerrier que Mendoza avait fait tomber avait fini par se redresser. Lancé à pleine course, ce dernier tentait de fuir en direction des escaliers. Miguel l'observa également tout en faisant claquer sa langue, mais l'arme qu'il venait de recharger resta abaissée. Il laissa le colporteur courir et courir encore. Il le laissa espérer. Et juste au moment où il allait disparaître dans les profondeurs accueillantes du couloir, l'hidalgo releva son arme, le mit en joue et tira, le tout dans un unique élan.
Atteint à la jointure du cou et des épaules, Lavoidunor fut projeté en avant, terminant son vol en se désarticulant contre les premières marches.
Miguel gloussa son triomphe dans un grommellement enjoué. Il raccrocha son arme en travers de son dos et rejoignit les enfants.
Le combat était fini.
Athanaos se dressait au-dessus de la dépouille de l'Olmèque qu'il avait démembré, la rapière d'Isabella maculée de sang ennemi. Miguel avait encore éliminé deux adversaires pendant que son frère jouait à saute-mouton avec ces ersatz de chiroptères.
:Athanaos: : Je suggère que nous ne traînions pas ici. D'autres pourraient arriver.
Muni du double-médaillon, le père d'Estéban se dirigea vers le mur frappé du rai de lumière. Il apposa l'artéfact et laissa parler son pouvoir. Un bruit sec et la paroi glissa sur le côté.
:Athanaos: : Tu peux transporter ta femme à l'intérieur, Mendoza.
Le capitaine la prit de nouveau dans ses bras et la porta par l'ouverture en traversant la luminosité qui brillait au-delà.
Athanaos attendait à l'entrée, les bras croisés sur sa poitrine.
:Athanaos: : Alors mon fils, est-ce que tu viens oui ou non?
:Esteban: : Oui père.
Précédé par Miguel et Tao, il entraîna Zia par la main et se précipitèrent de l'autre côté.
Le passage secret déverrouillé par le prophète voyageur venait de le mener, ainsi que les autres, au terme de leur périple. En l'occurrence, l'aplomb d'une vaste terrasse entourée de hautes montagnes noires aux crêtes irrégulières, de pics à demi léchés par le brouillard, au bord d'un gouffre vertigineux aux aspérités tranchantes battues par les vents. En regardant par-dessus la balustrade en orichalque qui surplombait une mer de brume, les aventuriers pouvaient voir que celle-ci faisait seulement partie d'un gigantesque réseau de bâtiments à l'architecture vaguement égyptienne. Sur les flancs de la montagne, en altitude, une série d'ouvertures diffusait des flots de fumée dense et noirâtre.
Un large escalier couleur or remontait en enfilade jusqu'à l'entrée de la place-forte principale de la cité.
:Athanaos: : Bienvenue à Agartha.
:Mendoza: : Ou la ville du soleil?
:Athanaos: : Quoi que l'on veuille la nommer. Ce nom signifie "insaisissable à la violence, inaccessible à l'anarchie".
Agartha était érigée en forme de fleur aux pétales larges et arrondis. D'épaisses et hautes murailles percées de remparts tenaient lieu d'enceinte, renforcées de tours. Elles avaient été conçues pour se mêler parfaitement à l'éperon rocheux. Un tourbillon des couleurs de l'aurore couronnait la cité d'or, sans doute d'essence magique.
Mendoza cligna des yeux.
Un jeune homme de dix-huit ou vingt ans, simplement vêtu d'un pagne en peau d'ours blanc, se dirigea vers lui et prit Isabella dans ses bras. Il la transporta jusqu'à une pierre taillée en creux présentant la forme d'un baquet noir, à l'intérieur de laquelle il la déposa délicatement.
:Athanaos: : C'est le peuple Hyperboréen, ou du moins leurs descendants, dont vous avez découvert les corps de l'autre côté de la paroi.
:Esteban: : Cette cité... Comment a-t-elle survécu si longtemps sans être découverte avec les Olmèques qui se trouvaient à proximité?
:Athanaos: : Eh bien, tout comme la première, mon fils. Tu as constaté la difficulté pour s'y rendre. Elle est évidemment protégée par les montagnes noires et cette région se trouve en outre éloignée de tout. Il existait auparavant un avant-poste sur la brèche du sommet volcanique par laquelle vous êtes descendus jusqu'ici, mais j'ai bien peur que le monde ne soit devenu trop étroit pour tout cela à présent. Les Thuléens sont coupés du reste du monde depuis plusieurs milliers d'années. Un voyageur égaré s'y est sans doute perdu de temps à autre, à en juger par les sagas Islandaises. Mais bien sûr on peut considérer ça comme un mythe. À vrai dire, la venue occasionnelle d'étrangers a permis à cette population de survivre en se diversifiant.
:Tao: : Combien sont-ils?
:Athanaos: : Une bonne centaine.
Tout en répondant aux questions, Athanaos aidait le jeune homme. Ils s'étaient mis à l'œuvre avec ferveur, vidant des pichets remplis d'une substance liquide scintillante dans la cavité noire taillée dans la pierre. Mendoza s'en approcha et scruta le visage de sa femme, allongée en position semi-fœtale.
Voyageant dans Les limbes délicieux de l'inconscience où les lumières de l'esprit s'éteignaient, où le corps délivré de son tyran s'abandonnait aux joies délirantes de la liberté, Isabella semblait dormir paisiblement.
De son côté, derrière ses paupières closes, l'aventurière avait le sentiment de flotter nue dans un grand halo bleu, la nimbant d'une vive clarté. Elle avait l'étrange sensation d'avoir déjà enfanté et pressentait que son homme veillait sur elle.

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:Mendoza: : Vous allez l'assister?
:Athanaos: : Non, nous ne soignons que les blessures, ici. Le travail a été temporairement "suspendu". Le fruit de votre union arrivera une fois que vous serez retourné à la surface.
Mendoza s'apprêtait à tremper les doigts dans le liquide, puis se ravisa.
:Mendoza: : Puis-je?
Athanaos acquiesça de la tête.
La consistance du liquide bleu scintillant sembla tout à fait étrangère à tout ce dont le marin avait pu faire l'expérience jusqu'à maintenant. Lorsqu'il en eut prélevé un peu dans le creux de sa main et qu'il l'eut rapproché de ses yeux pour l'examiner, le liquide la traversa et coula de nouveau dans la cavité de la roche.
Il se secoua les doigts. Sa paume semblait comme énergisée et sa plaie se résorba, peu à peu. Dans le creux de la pierre, Mendoza vit la blessure par balle d'Isabella s'estomper.
:Athanaos: : Il en sera de même pour toutes les autres cicatrices présentes sur son corps.
:Mendoza: : Même son tatouage?
Le père d'Estéban fronça les sourcils.
:Athanaos: : Bien sûr! Cette substance à le pouvoir de régénérer le corps humain. Elle retrouvera sa peau de bébé. Ton frère et toi aussi quand vous serez passés par ce bain.
MDR: Comment s'appelle cette chose?
:Athanaos: : Aqua vitae. C'est curieux, n'est-ce pas? Hormis la guérison, tu peux presque tout réaliser grâce à ses propriétés: comme par exemple construire des villes entières. Il s'agit techniquement du quatrième état de la matière: du plasma. Il fut forgé à l'intérieur des étoiles depuis une période incommensurable, et correspond à une sorte de gaz ionisé. Il flotte dans l'espace jusqu'à ce qu'il soit attiré par le champ magnétique de la terre, avant de descendre jusqu'ici par l'intermédiaire de l'aurore, où les Ases le récupèrent.
:Mendoza: : S'agit-il des être scintillants que nous avons vu dans le temple aux fresques?
:Athanaos: : En effet. Le noms qu'ils se donnent ne saurait être transposé dans le langage humain, c'est par conséquent celui que j'ai employé. Il s'agit du nom collectif des anciens dieux nordiques. Ils ne peuvent vivre à la surface, vous savez. L'air y est trop peu épais. Ils n'y survivraient pas.
:Mendoza: : Tout à l'heure, tu disais que certains voyageurs s'étaient perdus ici. À part nous, y a-t-il d'autres humains en ces lieux? Je ne vois personne.
:Athanaos: : Quelques-uns. Ils s'agit principalement des descendants des Atlantes et du peuple de Mu. Puis d'autres personnes auxquelles les Ases font confiance, comme les Thuléens, ou des individus comme moi. Je dois te l'avouer, ils ne pensaient pas grand-chose de ton frère et toi. Ils craignaient que vous soyez aussi mauvais que les alchimistes et les Olmèques, à l'allure où vous tiriez sur tout ce qui bougeait en vous réjouissant de leur mort. Ils furent néanmoins touchés par l'évidente affection que tu portes aux enfants et à l'amour qui te lie à ta femme. Mais ils auraient été tout aussi heureux de te voir devenir l'une des parties intégrantes de cette muraille, là-bas.

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MDR: S'agit-il d'un rêve?
:Athanaos: : Oh non! C'est bien la réalité, Miguel!
Athanaos leva la main.
:Athanaos: : Je connais l'état affligeant du monde au-dessus, tu n'auras donc pas besoin de me relater ces dernières mois depuis mon départ de Patala. Le monde est comme il a toujours été, s'apprêtant à la guerre.
:Mendoza: : Au fait! Comment es-tu arrivé jusqu'ici?
:Athanaos: : Il faut que tu saches que ce royaume s'étend à tous les passages du monde entier: au Mexique, au Tibet, depuis la structure sous-marine de Yonaguni, en Mésopotamie, en Égypte, sur Rapa-Nui et ici, au pôle nord.
:Tao: : En bref, là où il y a une cité d'or...
:Athanaos: : Exactement!
:Mendoza: : Et quel est ton rôle?
:Athanaos: : Dans cet univers à l'écart de tout, je suis là pour protéger les connaissances infinies des dieux et construire un domaine où tous les vœux pourront être exaucés.
Repensant à la femme de Stradivarius, Zia demanda:
:Zia: : Y compris faire revenir les morts à la vie?
:Athanaos: : Non! Ça, c'est impossible! Si c'était le cas, tu penses bien que nous aurions déjà ressusciter les nôtres.

☼☼☼

Pendant ce temps, Toutentèque contemplait les cadavres de l'ost de Stentor jonchant le sol, gisant dans des positions grotesques. Ses grosses pognes serraient convulsivement ses armes.
Les mêmes adversaires! Toujours aussi peu nombreux, toujours insaisissables. Ils avaient non seulement abattu les siens mais avaient également disparu comme par enchantement.
Le dirigeant se retourna vers Svartalfar et planta ses yeux dans ceux de l'elfe, assis sur la cinquième marche, dix mètres en arrière, le défiant de proférer la moindre parole. Si provocateur fût-il, le farfadet était loin d'être un imbécile. Il garda bouche close, bien conscient que cette fois le chef Olmèque était prêt à lui décoller la tête des épaules.
Svartalfar baissa sagement les yeux. Toutentèque se détourna de lui.
Tandis que les siens s'occupaient des dépouilles, il s'éloigna.
Tous ces morts. Si au moins ses guerriers étaient tombés lors d'une grande bataille, leur perte aurait eu un sens. Mais ce n'avait été qu'une escarmouche au fin fond d'un couloir finissant en cul-de-sac. Aucune gloire. Un pur gaspillage.
Les Olmèques s'étaient crus les prédateurs ultimes des montagnes noires, ils s'étaient trompés: une erreur qu'ils avaient payé le prix fort.
Toutentèque songea que finalement, ses deux lieutenants et lui-même avaient pêché par excès de confiance, en estimant qu'ils n'auraient pas besoin de la magie du cristal de la terre pour effectuer leurs raids.
Le peuple précolombien avait-il perdu de sa puissance lors de son exil ou bien les nouvelles races étaient-elles devenues plus fortes? Il lui fallait trouver la réponse afin d'en tirer les conséquences.
Tout: Où sont-ils, Svartalfar? Où sont-ils, ceux qui ont fait ça?
L'elfe se laissa glisser jusqu'à la dernière marche et se rapprocha de son "maître", se dandinant sur des jambes trop courtes par rapport à son torse. Il s'arrêta à quelques pas du prélat et s'inclina en adoptant une posture de soumission.
Svar: Je vais vous les trouver, estimé seigneur. Il est inconcevable que cette pièce ne recèle aucune porte.
Toutentèque lui lança un regard noir:
Tout: Je suis un être exigeant, Svartalfar, et peu enclin à la patience, alors dépêche-toi!
Svar: Je préfère voir notre relation sous le sceau de la complicité et d'un respect mutuel.
Le farfadet renifla.
Svar: Je me permet humblement de vous rappeler qu'il est dans mon intérêt de vous satisfaire.
Sur ces mot, il sortit le coffret qu'il gardait caché sous sa cape, avança jusqu'au centre de la pièce et posa l'objet à même le sol. Il l'ouvrit, en sortit l'idole qui se trouvait à l'intérieur et balaya doucement les murs avec. L'elfe ne tarda pas à trouver ce qu'il cherchait.

☼☼☼

À suivre.
Dernière modification par TEEGER59 le 16 juin 2018, 11:04, modifié 4 fois.
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par Aurélien » 08 juin 2018, 23:39

Wouahou !! Quel bel réalisation, le travail a du être énorme mais tu as réussi a tout y mettre !! C'est impressionnant !! Franchement t'es une déesse du photoshope !! Même si sa fait tout drôle de voire un des personnage de la série entièrement nu ! :geek:
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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par Aurélien » 08 juin 2018, 23:42

Manquerai plus que les trois enfants soit dans la même situation qu'Isabella ci-dessus
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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par Xia » 09 juin 2018, 16:26

Excellent !!!
La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre (proverbe amérindien)

Ma fanfic sur la préquelle des Mystérieuses Cités d'or, c'est par ici

MCO 1 : 20/20
MCO 2 : 14/20
MCO 3 : 15/20
MCO 4 : … /20

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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par TEEGER59 » 05 juil. 2018, 20:35

Suite.

Zia hocha tristement la tête. Le balafré avait poursuivi un rêve chimérique. Admirant le panorama au-dessus de la balustrade, elle chuchota:
:Zia: : C'est absolument magnifique par ici.
Elle regardait de tous côtés, tentant de s'imprégner de ce lieu si loin du dénuement sauvage des cavernes qu'ils avaient traversées. Athanaos, qui l'avait entendu, s'était rapproché d'elle.
:Athanaos: : Il faut savoir qu'Agartha est séparé en deux parties distinctes. L'Astu, la ville basse de la cité, l'endroit où nous nous trouvons, là où vivent les Thuléens. Et la Polis, la ville-haute, où résident la mémoire des Ases, retirés dans leurs palais perchés.
Estéban se demanda intérieurement:
:Esteban: : Perchés où?
Il n'avait rien vu qui ressemblât à cette ville-haute. Il leva les yeux mais ne vit rien d'autre que le ciel. Son regard interrogateur interpella son père qui répondit:
:Athanaos: : Elle est protégée par une sorte de dôme qui la rend invisible, mon fils. Mais une fois là-haut, ceux qui pénétrent à l'intérieur, peuvent parfaitement voir ce qu'il y a en bas. Le soir, par contre, le dôme est levé, et le spectacle vaut le coup d'œil. Tu verras bien par toi-même...
:Zia: : Ça me rappelle ce que nous avons vu dans l'Himalaya! Badalom avait tout bonnement disparu quand elle s'était repliée. Tu t'en souviens, Estéban?
L'élu hocha la tête.
Tout en arpentant la balustrade, Tao s'exclama:
:Tao: : C'est fan-tas-ti-que! Qui aurait pu soupçonner qu'une ancienne civilisation puisse vivre ici?
:Pichu: : Souviens-toi de l'honneur de Mu!
:Athanaos: : Notre imagination est en réalité plutôt limitée et essentiellement focalisée sur ce que nous connaissons déjà. À la surface, on nous enseigne que l'humanité sur cette planète remonterait à quand? Disons cinq mille ans? Mais c'est faux. L'Homme est apparu sur terre il y a presque deux cent mille ans et au moins une centaine de civilisations ont disparu durant ces vingt mille dernières années. Un jour, tout cela semblera évident au reste du monde, grâce aux futures découvertes scientifiques, mais pas pour le moment.
:Tao: : Athanaos. Puis-je vous poser une question?
:Athanaos: : Bien sûr, Tao!
:Tao: : Nous sommes bien sous terre?
:Athanaos: : Indéniablement! Nous nous trouvons sous la croûte terrestre, qui se trouve elle-même sous le glacier.
:Tao: : Alors, d'où vient cette étrange clarté?
:Athanaos: : Les Gardiens n'ont pas un soleil comme le nôtre, mais ils ont de la lumière, assez comparable à ce que serait une aube continuelle à la surface.
Athanaos lui expliqua qu'elle était créée par des interactions de nature électrique entre le champ magnétique terrestre et des courants de particules chargées qui jaillissaient de puits sans fonds alimentés au brasier du noyau central de la planète.
:Tao: : C'est un phénomène comparable aux aurores boréales, alors!
:Athanaos: : On peut dire ça, oui.
:Tao: : À propos du champ magnétique, comment récupère-t-il l'aqua vitae? Possédez-vous des informations sur ce sujet?
:Athanaos: : Tu n'as pas changé, Tao! Toujours aussi curieux! Des informations?
Le père d'Estéban se mit à rire.
:Athanaos: : Je n'ai pas les réponses à toutes tes questions. Tu les trouveras dans les archives d'Agartha.
:Esteban: : Hé! D'ailleurs nous devons nous y rendre et voir ce que ce fameux livre noir doit nous révéler.
:Athanaos: : La bibliothèque interdite se trouve dans la Polis, les enfants.
:Esteban: : Père, pourquoi appelle-t-on cet endroit ainsi si les sages de Mu et d'Atlantide nous accordent le droit de fouiller partout?
:Athanaos: : Les archives sont secrètes depuis des siècles. Elles contiennent les recueils personnels des rois et ne sont accessibles qu'aux élus et à ceux qui les accompagnent. Le commun des mortels ne pourra jamais les voir.
:Tao: : Quelle quantité de documents abritent-elles?
:Athanaos: : Nul ne le sait avec précision. Elles ne sont pas indexées selon un système logique...
:Tao: : Ça va être pratique pour trouver ce qu'on cherche... (Pensée).
:Athanaos: : ... Mis bout à bout, les rayonnages dépassent les trois lieues, au point que la bibliothèque a réussi à incarner le mythe qui voulait rassembler en un seul lieu clos les livres du monde entier. Allez-y! Vous verrez bien.
Estéban acquiesça.
:Zia: : Tu viens, Mendoza?
:Mendoza: : Pas maintenant, Zia. Tu as entendu Athanaos. Il doit, ainsi que Miguel et moi, passer par ce bain pour traiter nos blessures. On vous rejoindra un peu plus tard.
Isabella, qui était toujours sous l'emprise d'un puissant anesthésiant, fut sortie de son lit de pierre par le jeune Thuléen. Puis, celui-ci aida Miguel à se mouvoir et plaça son poignet cassé au-dessus du creux de la roche. Son frère, constatant que son épouse allait bien, le rassura. L'hidalgo s'approcha alors sans réticence et trempa sa main dans le liquide.
Abandonnant les adultes, le naacal suivit les élus. Ils quittèrent la terrasse à grandes foulées pour aboutir sur une petite place. Ils se dirigèrent ensuite vers l'escalier pour gravir les trois cents marches qui les mèneraient à leur destin.

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Le trio cessa de courir une fois leur montée achevée. Une arche de métal travaillé, symbolisant la véritable entrée, scanna les porteurs des médaillons. Reconnaissant les élus, leurs silhouettes s'imprimèrent sur les battants de la grille, qui s'ouvrit aussitôt. Les enfants la franchirent et furent accueillis par le silence des lieux.
:Tao: : Waouh! Cette cité est gigantesque! Les autres n'avaient pas cette taille!
D'après ce qu'ils constataient, Agartha semblait une oasis de paix. Le haut de l'escalier débouchait sur une vaste esplanade ornée d'une fontaine en son centre. Celle-ci symbolisait Apollon l'Hyperboréen.
Se tenant debout, il était représenté comme un beau jeune homme avec une longue chevelure qui flottait et couvrait ses épaules. Il tenait une amphore sous son bras droit, occupé à arroser le monde. Dans la main gauche, il y avait une lyre. Près de lui, un serpent rampait sur un tronc d'arbre. Représentation typique du dieu de la jeunesse, de la musique et des arts ainsi que de la médecine.
Les enfants s'approchèrent du bassin et Estéban y trempa ses doigts.
:Esteban: : Cette eau ne mouille pas! À votre avis, c'est de l'aqua vitae?
:Tao: : Je ne pense pas. Elle ne scintille pas.
:Zia: : Peut-être que ce liquide à les mêmes propriétés que celui que nous avons vu à Sûndagatt...
:Tao: : C'est une possibilité...
L'air était doux et exhalait des odeurs fleuries, soigneusement contrôlé par la magie des Gardiens. Fraîches et nuancées, on les respirait jusque dans le moindre recoin, ce qui était loin d'être désagréable. Jamais une cité d'or n'avait senti aussi agréablement bon aux souvenirs du jeune Atlante. En revanche, cette richesse olfactive harcelait l'odorat de Pichu, le saoulant presque d'un surplus de parfums. De magnifiques carnations se révélaient à leurs yeux, dans les derniers instants d'agonie de la lumière. Toute pimpante, la cité se composait de bâtiments presque accolés les uns aux autres. Ils présentaient des formes plutôt arrondies, agréables à l'œil et comprenaient de un à trois étages. Leurs toits, transformés en terrasses surmontées de petits murets, étaient vernissés de tons pastels: orange, jaune, vert, vieux rose ou bleu. Cet assortiment de couleurs gaies allait de pair avec les rues, que les enfants allaient bientôt explorer, en foulant ce sol curieux au revêtement tout à la fois souple et granuleux, dont la teinte variait selon les quartiers. Celle qu'ils piétinaient était présentement blanc crème.
La lumière à l'horizon se drapait d'un dégradé de bleu et de rose quand ils traversèrent la place. Elle était éclairée de hauts lampadaires à plusieurs sphères dans lesquelles était inséré un bloc de gemmelite jaune qui devait être remplacé une fois hors d'usage. Plutôt larges, les voies qui partaient du forum avaient cependant un tracé sinueux. Dès qu'ils levaient la tête, les enfants pouvaient s'imprégner de la présence imposante des montagnes noires, quelque soit la direction.
Zia se sentait alerte, prête à l'action. Pichu éternua pour la septième fois. Son maître s'exclama d'un ton enjoué:
:Tao: : Agartha, nous voilà!
Derrière la statue en orichalque, un peu plus loin vers l'ouest, Tao désigna ce qu'il considérait comme le point central de la ville-haute. Il abritait un immense bâtiment, surmonté d'un temple, et pompeusement appelé pyramide du soleil.
Il était impossible de passer à côté d'un tel lieu. Ouverte de tous côtés, c'était le centre névralgique d'Agartha.
:Esteban: : On y va?
:Tao: : Ça ne ressemble pas vraiment à une bibliothèque, ça!
:Zia: : En effet, Tao! Mais je pense qu'il est nécessaire de monter là-haut. Ne serait-ce que pour récupérer les disques de nos médaillons.
:Tao: : Et bien, allez-y! Moi je vais fureter un peu en vous attendant. On se retrouve après.
:Esteban: :Zia: : D'accord!
Et ils se séparèrent.
Tandis qu'Estéban et Zia grimpèrent au sommet de la grande pyramide, le naacal, tout excité à l'idée de découvrir de nouvelles choses dissimulées aux quatre coins de ce quartier, allait dans tous les sens, courait de-ci de-là, avec un sourire radieux sur les lèvres.

☼☼☼

Pendant ce temps, dans la salle bleutée où gisaient encore les corps des Thuléens, Svartalfar grattait distraitement ses cheveux orangés. Devant lui, le rai de lumière frappait toujours le centre du mur.
Svar: Maître. Je peux facilement abattre cette cloison, mais vous n'êtes plus assez nombreux pour combattre. Vous ne pouvez pas vous permettre de perdre encore des guerriers au moment même où vous tentez de reformer votre armée. Nous allons avoir besoin de nos amis.
Pour une fois, cédant à la prudence, étouffant son orgueil bafoué, Toutentèque préféra écouter l'elfe et retourner dans la montagne de l'oubli. Il devait retrouver les siens et décider avec eux d'une nouvelle tactique.
Le chef Olmèque n'oubliait pas pour autant ces mystérieux agresseurs cachés derrière cette paroi. Il finirait par les avoir, il n'en doutait pas.
Sa décision prise, il s'en retourna, Svartalfar sur ses talons. Ce dernier n'avait eu aucun mal à s'emparer du cristal de la terre. La magie des Gardiens était devenue si faible... Impuissante face à ses propres maléfices. C'en était risible. Les tout-puissants Thuléens, il les avait balayés, étouffant leurs sorts protecteurs, les laissant sans merci face à ses mignons.
Ses créatures s'étaient révélées parfaites, pierre angulaire de sa puissance d'attaque. Une invocation pour les démons, une coercition pour créer les goules. Fer de lance de l'assaut contre les Gardiens, la troupe démoniaque avait amplement prouvé son potentiel de destruction. Massacre. Victoire. Les asservis avaient pratiquement mâché le travail des Olmèques et Svartalfar s'était gorgé de leur sauvagerie.
Formidable opportunité que ces Inuits capturés dans leur village. Le maléficieur avait aussitôt saisi le parti qu'il pourrait tirer des trois prisonniers et orienter ses projets en conséquence: il avait extrait l'essence vitale de cette vermine de chasseurs de baleine pour en nourrir les pouvoirs du cristal et ainsi créer son armée démoniaque. Torturer ces hommes lui avait procuré un plaisir fou. Certes, il avait pris un risque car c'était la première fois qu'il appliquait ce principe, mais la suite lui avait donné raison: aucune perte du côté Olmèque, les Gardiens décimés.
Après en avoir fini dans cette salle, Svartalfar avait décidé de laisser ses créatures démoniaques sur place. Elles feraient le ménage sur ce qui s'était passé dans le mausolée des Gardiens, effaçant toute trace du peuple précolombien. En outre, elles élimineraient ceux qui oseraient se présenter ici. Sans compter qu'il ne savait pas quoi faire de ces goules désormais.
Oui, Svartalfar se félicitait d'avoir modifié son plan d'action. Non seulement cette démonstration de pouvoir avait terrassé ces quelques Thuléens, mais elle avait en outre renforcé son emprise sur ses geôliers. Les guerriers Olmèques, qui l'avaient sous-estimé dès le départ le considéraient à présent avec un respect entremêlé de crainte. Oui, ces combattants rudes et grossiers avaient été remis à leur place. Ils le craignaient à présent. Et qui plus est, personne ne pourrait contester que la mort de ces Gardiens était son œuvre, à lui et à lui seul.
Ce n'était que justice. Il ne restait plus qu'une chose à faire: L'elfe devait localiser ses créatures démoniaques. Manifestement, elles avaient quitté le mausolée et devaient probablement errer dans les cavernes de la montagne de l'oubli. La seule chose qu'il ignorait, c'est que Mendoza les avait vaincues dans le temple aux fresques.

☼☼☼

Épisode 27. Ahkiyyini.

Quelques instants plus tard, alors que le crépuscule était tombé, les enfants se retrouvèrent au pied de la pyramide. Les pendentifs des élus étaient désormais complets.
:Tao: : Alors? Vous avez vu les lumino-projections? Qu'est-ce que les sages vous ont dit à propos de la réunification des cités?
:Zia: : Les panneaux étaient bien là, mais les hologrammes ne se sont pas manifestés, Tao.
:Tao: : Ah! Et vos disques? Quand vous les avez délogés de l'autel, est-ce qu'un dôme estampé de signes lumineux est apparu?
:Zia: : Non. Pas cette fois.
:Esteban: : Et ça n'a aucun sens.
:Tao: : Au contraire, c'est logique! Je pense qu'il nous faut trouver ce livre noir pour comprendre à quoi peut bien servir les informations engrangées par vos médaillons.
:?: : C'est exact, Tao. Écoute ton cœur...
Encore cette voix immatérielle. Le jeune métis se retourna vivement.
:Tao: : Hein?
Sage: Je ne peux te donner qu'un seul conseil. Suis le chemin tracé par la clé, c'est la seule voie...
La pression mentale qu'il avait ressenti pour le guider vers le temple souterrain recommença.
:Tao: : Mais pourquoi vous me dites ça? (Pensée).
Le sage ne savait comment lui expliquer que lui aussi était prédestiné. Il biaisa:
Sage: Parce que tu es leur guide... Leur naacal...
Tao opina sombrement pour lui-même lorsque Estéban proposa:
:Esteban: : Allons de ce côté.
:Tao: : Non... Allons plutôt par là!
:Esteban: : Pourquoi?
:Tao: : Euh... Une intuition.
L'édifice qu'ils cherchaient les attendait ailleurs, érigé de l'autre côté de la cité. Le sol granuleux changea subitement de couleur pour prendre une teinte vert olive. Le trio venait de quitter l'esplanade pour pénétrer dans un arrondissement situé en bordure de l'un des pétales.
Marchant dans les artères de la Polis en direction du nord, l'esprit de Tao commençait à s'éclaicir, ses pensées à s'ordonner. Il savait très bien qu'il n'avait pas tout dit à ses deux amis, ce qui relevait du mensonge par omission. L'étrange phénomène qu'il venait de subir ne regardait que lui et il ne tenait pas à le partager pour le moment. En tant que Morisque, il ne tenait pas particulièrement à être traité d'hérétique et finir sur le bûcher si cette histoire devait parvenir aux oreilles de quelque inquisiteur en Espagne.
Les enfants ne tardèrent pas à découvrir un édifice différent des autres. Plus trapu que la moyenne, il disposait d'une large entrée encadrée d'une arche aux linteaux particulièrement travaillés et d'un dôme en forme de champignon: le centre culturel de la ville-haute.
Tao se frotta les mains dans un geste d'impatience. Il se hâta d'y entrer et bientôt, le trio déboucha dans une salle gigantesque aux parois régulières. L'éclairage était diffusé par des cristaux de gemmelite. Le sol, enfin ce qui en faisait office, était une plate-forme centrale volante. On y accédait par une espèce de pont suspendu composé de quatre dalles bicolores brillantes, assujetties sans la moindre faille et rehaussées de dessins runiques. Le puits était si profond qu'on n'en voyait pas la fin.
:Tao: : Mais... mais...
:Zia: : Qu'est-ce qui se passe, Tao?
:Tao: : Ce lieu... On dirait... On dirait les archives de la deuxième cité.
:Esteban: : Comment ça?
:Tao: : Je vous assure que la bibliothèque de Badalom ressemblait à ça!
:Zia: : Ce sont nos ancêtres qui ont bâti ces cités. Il est normal que les édifices soient à peu près semblables.
:Tao: : Ils ne sont pas à peu près semblables. Ils sont exactement pareils!
:Esteban: : Et bien, dans ce cas, tu sais comment on fait pour descendre!
:Tao: : Oui! C'est Ambrosius qui... Enfin bref, suivez-moi!
Tao sauta sur le premier bloc flottant, puis sur le deuxième, jusqu'à atteindre le centre. Il ne tarda pas à être suivi par Zia.
:Zia: : Allez Estéban!
:Esteban: : Vous avez tendance à oublier mon vertige.
:Tao: : Allez, c'est facile! Viens!
:Pichu: : Courage, Estéban.
L'élu ne se fit pas prier davantage et rejoignit ses deux amis.
:Esteban: : Et maintenant?
:Tao: : Tu vas voir! Approche-toi d'un bord. N'importe lequel.
:Esteban: : Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!
Zia attrapa la main d'Estéban quand la nacelle se détacha. Elle commença à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, tout en descendant, avant de s'immobiliser brusquement à un palier. Les trois amis posèrent le pied dessus.

268.PNG

:Esteban: : Et maintenant? Où allons-nous?
L'intérieur était un véritable labyrinthe d'ailes et de couloirs. D'immenses arches s'ouvraient un peu partout pour les mener au cœur de la bibliothèque interdite.
Le naacal s'écria soudain:
:Tao: : J'ai compris!
:Esteban: : Quoi? Qu'est-ce qu'il y a à comprendre?
:Tao: : Si Agartha est si grande, c'est parce que nous avons réussi à unifier les sept cités d'or en un même lieu! Chaque pétale a une couleur spécifique qui correspond à l'une d'elle! C'est fan-tas-ti-que!
:Zia: : Tu veux dire que nous sommes en ce moment même à Badalom?
:Tao: : Oui!
:Esteban: : C'est bien joli tout ça! Mais pour l'instant, je te rappelle que nous devons mettre la main sur un ouvrage précis. Et il semble que tu sois le plus qualifié pour trouver ce que l'on cherche, alors, nous te suivons...

☼☼☼

Au même moment, sans le savoir, Miguel imitait Estéban et Zia. Il suivait le mouvement, avançant au milieu du groupe. Un escadron de Gardiens étaient là pour escorter Mendoza et les autres jusqu'à la cité-haute. Le cortège remonta les rues, en direction de l'ouest, jusqu'à atteindre une grande plate-forme composée d'un matériau rigide, lisse et opaque, dont le capitaine ignorait la nature mais qui semblait aussi solide que du granit et nettement plus léger.
Athanaos fit monter ses amis, congédiant au passage les Thuléens. Ensuite, il se rangea devant un trépied surmonté d'un globe de cristal d'un orange mat et posa les main dessus. Sous son contact, le globe se mit à briller et la nacelle se mit à s'élever doucement sur son axe, sans le moindre à-coup.
Le capitaine avait l'impression de flotter. Il apprécia la vue sur la ville-basse. Celle-ci était plaisante, baignée peu à peu des lumières du soir, semblables à un essaim géant de lucioles.
Le monde de la nuit s'éveillait.
La plate-forme finit par atteindre le sommet et les deux frères découvrirent un autre univers. Celui de la Polis. Ils regardèrent tout autour d'eux, aussi émerveillés que les enfants l'avaient été. Bâtiments ronds ou carrés, passages en arcades, larges et longues promenades, fontaines et statues en orichalque, la ville-haute baignait dans l'opulence, une abondance éclairée de lueurs vaporeuses, nuées voletantes d'une sorte de pollen luminescent, rose, or et argent.
:Mendoza: : L'enclave d'Agartha est vraiment une ode à la beauté. (Pensée).
Mendoza baissa la tête et en regarda une autre.
:Mendoza: : Je suis certain que tu aurais aimé voir ça, princesse. Dommage que tu doives rester dans les bras de Morphée. (Pensée).
Miguel, lui, passait et repassait sa main sur le bois poli de son arbalète, telle une caresse intime renouvelée avec une patience infinie. Athanaos les conduisit le long de l'une des allées principales, se dirigeant vers la bibliothèque interdite.

☼☼☼

À suivre...
Dernière modification par TEEGER59 le 06 juil. 2018, 05:49, modifié 1 fois.
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par Ra Mu » 05 juil. 2018, 22:32

Ahkiyyini, le squelette inuit qui danse la gigue pour faire tournoyer les marins? :x-):
C'est la gigue des marins! Wo ho ho h....
Oké je :arrow:
:condor: :condor: :condor: :condor: :condor: :condor:

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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par Xia » 06 juil. 2018, 11:36

Supers chapitres ! J'adore :-@

Agartha me fait vaguement penser à ma salle d'archives commune aux 7 cités d'or :lol:
La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre (proverbe amérindien)

Ma fanfic sur la préquelle des Mystérieuses Cités d'or, c'est par ici

MCO 1 : 20/20
MCO 2 : 14/20
MCO 3 : 15/20
MCO 4 : … /20

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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par nonoko » 09 juil. 2018, 11:29

J'ai enfin pris le temps de lire ces derniers passages, merci pour ce moment de détente.
"On savoure mieux ce qu'on a désiré plus longtemps, n'est-ce pas Mendoza?"
Unagikami mon amour
"It was a skyfall, and a rebirth, a bloody honeymoon, for both of us"
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Re: MCO saison 4 (Fanfic)

Message par zaza59 » 27 juil. 2018, 19:25

Super suite comme d habitude!!! J'aimerais bien que ma fanfic soit aussi bien réalisé que la tienne!!!!!!!
Quand est ce que tu sort la suite!!!!! :-@ :D
La vie est courte alors profites en !!!:D
:Laguerra: :Mendoza:
Suis tes rêves, ils te montrent le chemin

YouTube : Elisa cambrai59

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